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 Les Pleureuses (libre)

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Pierrot Lunaire

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MessageSujet: Les Pleureuses (libre)   Mer 7 Nov - 8:17

~~Distribution~~


Pierre se devait de se faire un territoire. D'être craint et respecté. Les autres grands maîtres du Cartel composé par le Gant Noir se contentaient du pouvoir invisible donné par le contrôle des finances et des structures. Pierrot ne possédait rien de tout ça. Il devait avant tout rappeler à ses pairs qu'il était un grand artiste du divertissement qui consiste à blesser les citoyens sans se faire prendre. Il avait rassemblé toute sa troupe, grâce à son nouveau lieutenant, un majordome de grande famille gothamienne, qui avait fait son beurre d'escroquer, voler et empoisonner ses maîtres au fil des récentes générations ; c'était un solide gaillard sans âge, qui portait au sein des opérations de la Comedia Dell'Morte, le sobriquet de Scapino.

Parmi ces troupes, une petite trentenaire adepte des arts martiaux chinois et ancienne étoile olympique du Cirque du Soleil, qui revêtait le doux nom de Colombina, autant pour la tenue inspirée de la comédie italienne, que pour son amour sans fin de la poudre colombienne.

Un lot de deux frères français, spécialistes du parkour, de la savate, de la gymnastique et de bo stick, étaient surnommés Guignol et Sganarelle.

Venaient compléter cette image quatre américains d'origine japonaise, Jô, Onna, Otoko et Oni, portant respectivement un masque de vieillard grimaçant, de kabuki pimpante, de guerrier vertueux au casque samouraï et de démon rouge au long nez. Leurs armes étant le bô stick, l'éventail tranchant, le sabre katana et une dague droite. Tous quatre sont roués aux arts ninja.

Notre troupe est donc composée de quatre ninja masqués en kimono dont une fille, deux yamakasi en costume bariolé et bâton, une acrobate en robe de gothic lolita, un colosse en chemise noire et loup vénitien, et notre protagoniste Pierrot, le fou lunaire dans sa tunique blanche à fraise et pompons. Ce qui nous fait neuf membres pour cette opération, et c'est bien plus qu'il n'en faut.

~~Décor et Mise en Scène~~


La piscine olympique du Knightsdome, en milieu d'après-midi. On considérera particulièrement les vestiaires des femmes, et par ailleurs le petit bassin avec la pataugeoire attenante. Le lieu est bondé, en particulier de nombreuses familles sont venues se défouler dans des loisirs aquatiques ; une partie du bassin est réservé pour l'aquagym, qui comme souvent peine à cohabiter avec le chahut des enfants autour.

La veille au soir, Scapino a pu entrer grâce à ses contacts, et a pris soin de déposer plusieurs dizaines de charges explosives selon le dessin d'un texte. Dans quelques instants, le mur carrelé bleu pâle révélera le dessin des lettres suite au choc d'une explosion. Il a également substitué au service de sécurité d'accès et caméras, sa propre personne ainsi que Guignol et Sganarelle. Ils y ont passé la nuit après avoir installé une charge nettement plus importante sur le toit, et ont neutralisé la relève au matin venu.

Jô, Otoko et Oni sont entrés par derrière grâce aux accès de Scapino et ont détruit les quelques caméras qui risqueraient tout de même d'alerter l'hôtesse d'accueil, qui avait un jeu d'écrans à sa caisse. Puis ils amenèrent d'immenses bonbonnes qu'ils rattachèrent au réseau de plomberie grâce à quelques instructions données par Scapino.

Dès l'ouverture, Onna et Colombina sont entrées dans leur tenue de scène, et malgré quelques regards moqueurs, ont pu accéder aux lieux telles des usagères ordinaires du vestiaire olympique.

Quant à Pierrot Lunaire, il se saisit d'une grue de chantier, qu'il situa adéquatement au-dessus du bassin. Arrimé précairement au crochet, un poids en béton de la taille d'un petit camion tanguait dangereusement. Tranquillement installé dans la cabine, il attendait, leviers en main, l'oreille et les yeux aux aguets. Soudain, il vit et entendit ce qu'il avait soigneusement planifié et attendu de ses hommes.

*****
Acte I


Beware la llorona

Le nuage de poussière s'était envolé, l'explosion avait fait son effet et assourdi. Les lettres se dévoilaient, et tout le monde pouvait lire l'avertissement. Les gothamiens d'origine hispanique, notamment les employés d'entretien, furent pris d'une frayeur plus saisissante encore que la surprise qu'ils venaient de ressentir. Quelques citoyens connaisseurs des mythes et légendes ressentirent eux aussi un frisson. Les autres se contentaient de paniquer.

Quelques instants plus tôt, s'était activé l'agent lacrymogène dans les douches féminines, et mères, épouses et jeunes sportives inexplicablement en pleurs commençaient à se déverser sur le carrelage de la piscine. Les baigneurs commençaient à quitter les bassins en masse, quand la charge du toit se mit à exploser, laissant de nombreux et immenses gravats tomber dans les masses d'eau, blessant et noyant les pauvres baigneurs qui avaient eu le malheur d'être encore dedans. D'immenses néons, des horloges et chronomètres gigantesques menaçaient de tomber des murs ébranlés au quatre coins de la halle aquatique.

Désormais, les hispanophones baragouinaient en hurlant des ordres impérieux en forme de prophéties. C'était la pagaille, mais les civils essayaient de s'en sortir. Quant à Pierrot, il assistait à tout cela sur sa tablette tactile, où il recevait en wi-fi les images de toutes les caméras de la structure aquatique.
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Talia Al'Ghul

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Localisation dans Gotham : Wonder City

MessageSujet: Re: Les Pleureuses (libre)   Mer 7 Nov - 9:57

Il ne fallait pas qu'un justicier s'en mêle. En aucun cas. Les ordres de la fille du Démon étaient claires. Si un quelconque capé se mettait entre la maîtresse et les assassins de son amant, l'ire du Démon ferait trembler la Ligue pendant un certain temps, et dans la bouche d'une immortelle, cela voulait dire très longtemps. Quant à l'intrus envoyé par Thémis, Talia comptait bien briser ses espoirs et le laisser au pied de la voie de la Vengeance qui la mènerait jusqu'à la mystérieuse organisation formée le Docteur Hurt. C'est pourquoi l'Hérétique n'avait aucune envie de commettre une erreur et redoublait de concentration tandis qu'il observait l'attaque du Knightdome Sport Complexe, fierté de Gotham. Impassible, en armes et costumé de son fidèle bat-costume de fortune, il attendait patiemment que la mère de Damian Al'Ghul arrive, prêt à la protéger en toutes circonstances. De là où il était, c'est à dire dans un couloir attenant aux halles principaux, percé de baies vitrées qui permettaient en temps normal d'observer les baigneurs et les places libres, il avait une vue d'ensemble sur les dégâts provoqués par le gant noir. Sa tenue sombre tranchait avec la pâleur des murs mais pour l'instant, personne n'était venu le déloger de son observatoire, sûrement trop gênés par la panique générale pour remarquer qu'il y avait dans la salle un costumé en trop.

La raison de sa présence n'était toutefois pas de servir de décor dans une catastrophe qui ne manquerait pas d'alerter tout Gotham, non, il était là pour comprendre, analyser et aider à anticiper. Il était les yeux de Talia avant qu'elle n'arrive, et son premier bras sur le terrain si quelqu'un s'en prenait à lui. Bien entendu, il ne s'était pas retrouvé dans cette piscine par hasard, juste avant qu'on ne l'attaque. Il sortait en effet rarement des quartiers généraux de la Ligue ou du Léviathan, et seulement pour des missions qui consistait à assurer la sécurité de la fille du Démon, dont il avait peu à peu acquis la confiance. S'il était là, c'était grâce à Onna, la jeune femme à l'éventail tranchant. Agile de ses mains et agile de son esprit, elle avait su jouer de l'éventail sans éventer certains secrets et ainsi travailler pour Pierrot Lunaire sans faire savoir que la Ligue la tenait. En un mot, c'était une traîtresse au service de Talia. Elle s'était donc rendue utile lorsque le français avait commencé à mettre en place son plan à l'encontre du complexe sportif, et par là du peuple de Gotham.

Bien évidemment, Talia n'avait pas grand chose à faire des gothamites, elle le considérait comme un chancre occupé à pourrir l'écorce terrestre, tout comme le reste de l'humanité. Apporter le chaos au sein de ses derniers pour rendre la Purge possible était la seule tâche qu'elle s'était donnée durant sa très très longue vie, à part protéger son fils. Mais le Gant Noir était devenu l'un des plus mortel rival de sa Ligue lorsque Hurt avait failli tuer le Batman quelques années plus tôt. C'était aussi un concurrent direct du Léviathan sur la scène internationale, et donc une cible prioritaire. Par conséquent, la fille du Démon avait prévu de se déplacer en personne pour remonter l'attaque du complexe dès qu'elle aurait lieu - sans la prévenir, elle n'était pas une justicière - et punir son instigateur, non pas pour abîmer Gotham mais pour se venger.

Pour ne pas mettre à mal la couverture de Talia Head trop rapidement, elle s'était affublée de la tunique noire si commune des assassins, arrêtée au cou, et ne laissait visible de son arment que deux cimeterres croisés dans son dos et une dague à sa ceinture. A ses côtés, Merlyn vêtu de son costume très steampunk et équipé de son fidèle arc donnait des ordres rageurs aux assassins dépéchés sur les lieux, et agenouillés en seiza à l'arrière du fourgon qui les transportaient tous, conduit par Eejil, dont la vieillesse tranchait tellement avec la banale modernité de ce qu'elle faisait qu'on aurait dit qu'elle venait d'une autre dimension. Ils arrivèrent cela dit avec toute police et ne virent aucune cape indésirable s'attaquer à leur cible, tranquillement occupée à rentabiliser l'assurance que la mairie avait déposée sur le bâtiment sportif.

C'était une véritable attaque, très bien organisée, menée d'une main de maître. Si comme l'avait révélé Onna, cet assaut portait la griffe de Pierrot Lunaire, le clown avait des réserves impressionnantes et cachait très bien son jeu. Quoi qu'il arrive, s'il sortait vivant des griffes de la Ligue, même s'il perdait tout ses hommes ou autres catastrophes, sa côte dans la pègre gothamite allait grimper sensiblement à la suite de cette journée. Le fourgon s'arrêta finalement à quelques mètres de.. ce qu'il restait du rendez vous préféré des bobos adeptes de musculation et de baignades. Comme un seul homme, les assassins quittèrent la voiture et dès qu'ils touchèrent le sol, devinrent ombres. Des tueurs habillés en noirs sur fond clair et surarmés attirent facilement le regard. Pas des ombres. Et pour se changer ainsi, il avait fallu toute une vie d'entraînement. Talia, elle, resta Talia Al'Ghul et considéra ses hommes disparaître entre les portes, les fenêtres, les couloirs à la recherche des hommes de Lunaire et d'informations complémentaires. Elle était prête, Merlyn aussi. Plus que prêt d'ailleurs, il s'impatientait avant l'inévitable combat, les machoires inconsciemment scelées alors qu'un grognement de mauvaise augure venait agacer les tympans de la fille du Démon. Il se mit à bander et détendre son arc sans raison et avança un mêtre devant Talia lorsque cette dernière se décida à monter les marches qui menaient aux ruines. Lorsqu'elle passa sous la porte défoncée par la grue, l'inscription gravée, dans l'imaginaire de Dante Alighieri, sur la porte de l'Enfer lui revint en mémoire.

Par moi l'on va dans la cité dolente
Par moi l'on va dans l'éternelle douleur
Par moi l'on va chez les âmes perdues
Avant moi rien ne fut crée
Sinon d'éternel et moi je dure éternellement
Vous qui entrez laissez toute espérance


Le Gant Noir se mettait à la divine comédie. Du coin de l'oeil, elle aperçut Heretic qui se battait avec les frères français mais n'aperçut pas Oona, sûrement occupée dans les vestiaires. Merlyn resta près d'elle et encocha une flêche, les yeux plissés pour discerner la mise en scène sous la panique, et, à partir des fils des pantins, remonter jusqu'à leur créateur. Ou pouvait bien se trouver Pierrot Lunaire ?

_________________
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Abby Myers/Foreign

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Localisation dans Gotham : Dans le noir

MessageSujet: Re: Les Pleureuses (libre)   Mer 14 Nov - 10:50

La journée avait été incroyablement longue. Un couloir blanc dévasté par les cris de personnes agonisantes. Il y avait eu un accident de la route qui avait mené à la mort une mère de famille et deux enfants. Certaines infirmières de son département n'avaient pu venir à l'aide sous le choc. Le corps des enfants meurtri n'était pas un spectacle apprécié. C'est à ce moment-là qu'on voyait que la vie pouvait nous échapper à tout moment, peu importe l'âge qu'on a. L'infirmière avait pesé à répétition sur les cages thoraciques, prenant le relais des ambulanciers qui étaient déjà exténués par leur effort. Les siens furent vains aussi. Toute la famille se perdit dans le silence. Abby glissa un drap immaculé sur chacun des petits anges en leur souhaitant bon voyage dans le futur incertain. Elle dût calmer les autres et annoncer la nouvelle déchirante au père de famille qui avait quitté le travail pour se rendre à l'hôpital. Il était maintenant sans famille. Elle le soutenu de son mieux même si il s'accrochait de toutes ses forces à son uniforme. On finit par l'emporter dans une salle d'isolement, car il devenait de plus en plus violent.

Toute cette effervescence avait fini par la rendre inapte à s'occuper des autres patients de son étage. L'évènement imprévu avait été compris par son chef de département et lui avait donné congé, s'assurant que la prochaine allait continuer la ronde auprès de la clientèle habituelle et les rendez-vous fixés. Abby défit le chignon qui retenait ses cheveux, de toute façon, les mèches fuyaient de partout, la moitié collée à son front. Elle prit assises dans sa voiture en essayant d'oublier certaines images. Il était plus facile de ne pas voir la mort en face que de la côtoyer. La clé démarra le moteur. La routine allait vite reprendre sa place et les visages d'anges allaient s'effacer avec le reste. Pour ne pas s'enfermer dans la solitude et se morfondre devant la catastrophe qui s'était déroulée plutôt, elle prit son sac de sport dans le coffre de sa voiture et s'arrêta devant le centre sportif. Un saut dans la piscine allait être plus que bénéfique pour éliminer toutes les mauvaises pensées et relaxer son corps pour maintenir un parfait équilibre de vie.

Elle glissa sa carte membre dans lecteur et tourna directement vers les vestiaires. La préparation fut rapide comme à son habitude. Elle referma son casier en le sécurisant d'un cadenas emprunté au centre et ouvrit la porte de la piscine. L'odeur du chlore, si irritante pour des gens, la faisait sourire. Une rangée était encore libre pour ses longueurs. Un ou deux étirements pour s'immerger complètement. Pas de temps à perdre, ses pieds se posèrent sur la bordure et elle commença ses longueurs. La place se remplit d'enfants peu à peu. Ce n'était pas sa période favorite, car le courant sous l'eau devenait trouble. Ses muscles travaillent d'autant plus. Sa concentration s'accrut en même temps, lui faisant oublier tout ce qui s'était passé la matinée même. Encore deux ou trois longueurs et ce serait le temps d'aller se faire à manger. Elle aimait la liberté dont elle jouissait, sans homme qui lui demanderait le souper, où elle était cette après-midi et tout ce genre de chose futile dont elle ne voulait pas connaître. Son bras allait plonger de nouveau quand une vague étrange troubla davantage son mouvement. Elle arrêta sa nage et regarda autour. Les gens étaient pris de panique aveugle et sortaient de tous les sens. En apercevant les trous dans le mur et la jeune fille à côté, elle entraîna cette dernière vers les plongeoirs, loin de l'eau et surtout du trou. Abby la plaqua contre les marches et lui signala de se taire. Ce n'était pas normal.

La jeune fille qu'elle avait traînée de force pour se protéger pleurait doucement, mais avait arrêté de murmurer sa peur. La surprise n'était pas finie, le toit s'effondra sur la surface, entraînant dans l'eau ceux qui étaient restés dans la piscine. Sous la solide structure de béton, l'infirmière avait évité tous les fléaux qui continuaient de pleuvoir sur la place. Dans les trous de l'escalier, elle pouvait apercevoir le chaos se réaliser encore, la grande horloge balancer dangereusement et le ciel qui se dévoilait. Il était certain qu'il y avait quelque chose qui avait été pensé. Elle protégeait encore la petite fille aux blonds cheveux sous son corps, lui transmettant sa confiance et son calme. Elle aurait aimé intervenir, tout du moins, sauver les gens dans l'eau pour le moment et leur aider à survivre. La volonté de la personne qui avait fait ça était mauvaise.

Elle-même avait tué des gens dans les derniers mois, mais jamais des femmes, encore moins des enfants. Elle avait même épargné la vue à ces derniers en leur insinuant une peur pour leur éviter pire. C'était une attaque terroriste pure et simple. Il n'y avait rien de changé pourtant quelque minute avant. Elle resta tapie dans son coin le temps d'en savoir plus. Au moins, ici, elles étaient en sûreté pour un moment et évitaient la tombée des débris qui tenait encore précaire en haut.
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Pierrot Lunaire

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MessageSujet: Re: Les Pleureuses (libre)   Mer 14 Nov - 14:52

*****
Acte II


l'entrée des artistes

Guignol et Sganarelle, les deux acrobates français équipés de bô stick, deux grands échalas de leur état, revêtus de larges vêtements de toile de toutes les couleurs et de pantalons de jogging noirs, sortirent du poste de contrôle, laissant seul le gaillard d'un certain âge, Scapino, face aux caméras, et seul maître des alarmes, qu'il maintint débranchées pour retarder l'arrivée des secours et augmenter l'impression oppressante de l'attentat.

Les deux frères donc, se dirigèrent vers le hall d'entrée où ils n'eurent pas l'oeil assez vif pour remarquer les ombres qui se faufilèrent vers l'intérieur. Cependant, et bien qu'ils ne fassent pas le poids, ils préparèrent leur art du parkour afin de retourner les talents de Talia et Merlyn contre les opposants eux-mêmes. Rapides, dynamiques, insaisissables, ils rebondissaient comme de beaux diables contre les murs branlants de la salle d'entrée. Une série de glissades leur permit de tenter des coups de bâtons sur la nuque de leurs adversaires. Guignol, qui portait une natte noire distinctive, frappa Talia. Son cadet, Sganarelle, porteur d'une barbichette brune, tapa quant à lui Merlyn derrière la tête. Puis ils tâchèrent chacun de prendre leur élan vers les tourniquets d'entrée pour un repli suivi d'une seconde série de frappes à venir.

Otoko le breteur samouraï et Oni le démon poignardeur laissèrent à Onna le soin de s'occuper du curieux spectateur qu'était l'Hérétique. Ils avaient remarqué sa présence qui n'augurait rien de bon. D'ailleurs, Scapino lui-même avait immédiatement skypé Pierrot, qui lui confirma que c'était mauvais signe. Néanmoins le majordome à la ville ne perdit pas son sang-froid. Il envoya cependant en soutien Jô, le troisième porteur de bâton bô, et quatrième parmi les japonais masqués, celui qui incarnait un vieil homme. Celui-ci suivit Onna et, alors qu'elle s'apporchait du colosse en vêtements râpeux, il contourna celle-ci et s'appuya sur son bâton pour frapper avec ses deux pieds dans le plexus solaire du géant.

Pierrot s'inquiétait de cette silhouette implacable, mais au fond, personne n'est indispensable. Si certains de ses hommes devaient périr dans l'attentat, il ne s'en souciait guère. L'opération ne pouvait être un échec. Il était déjà assuré de faire les unes. Rien d'aussi énorme, même dans une ville comme Gotham, ne pouvait éclipser son acte de destruction aveugle.

Il put observer comment Colombina, la femme de petite taille vêtue en soubrette sombre, utilisait les sols glissants, dès sa sortie des douches, pour surfer entre les familles et séparer les mères et leurs petits simplement en tirant les gosses par leur slip de bain.

Otoko et Oni se contentaient, avec vigueur, d'enfoncer leurs lames dans tout ce qui dépassait. Ils avaient l'air de féroces pirates modernes, la lame entre les dents, marchant avec calme et élégance ; ils dévisageaient la foule tétanisée, et tranchaient dans les membres de ceux dont la tête ne leur revenait pas. Derrière les masques rouges et noirs qu'ils arboraient, impossible de voir si cela leur faisait quelque chose, peine ou sadisme, rien ne transparaissait.

Lorsque Colombina s'approcha, d'une glissade, d'Abby, et saisit de son étreinte le maillot de l'enfant pour l'éloigner et la faire tomber, elle rencontra une certaine résistance, et poussa un cri aigu. Les deux hommes masqués cessèrent un instant de taillader et se retournèrent pour assister à la lutte des deux femmes, pour voir leur collègue humilier la jeune femme. Soudain, un jeune garçon bougea à côté d'eux pour s'enfuir, et Otoko déploya son sabre sans même le regarder, lui tranchant la cheville net, en guise d'avertissement aux autres.
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