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 Les rues ne sont plus si sures. [Libre]

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Harley Quinn




MessageSujet: Les rues ne sont plus si sures. [Libre]   Mar 23 Oct - 10:47

[justify]Encore une fois le soir mordant posait son blanc manteau de souvenirs sur les épaules de la frêle harley. Elle se laissait aller c'était indéniable. L'appartement lui même ressemblait aux méandres de son esprit. Un vague bazar qui ne ressemblait à rien. Et ce soir elle ne supportait pas la solitude. Elle l'avait endurée bien trop longtemps. Le temps passait et il n'était toujours pas à ses côtés. Disparu, envolé. Volatilisé. Sans un mot sur la table de chevet. Si elle le tenait, elle lui passerait le couteau en travers de la gorge. . Elle avait passé quelques heures assise devant cette photo dans la cuisine. Mais ça ne le faisait pas revenir. Et le temps passait. Pas une seule idée, riche ou pauvre. Le vide. . Parfois , un ou deux des sbires venaient prendre des nouvelles. Passé le cap des grosses colères elle était devenue plate et morne. Comme ces bouteilles d'eau pétillante qu'on laisse prendre l'air toutes seules dehors. C'est dégueulasse.

Elle avait retourné l'appartement de font en comble de désespoir, d'espoir, de colère, de dépit et par dépression. Mais rien. Rien que l'espoir et les souvenirs qui se battent en duel. Peut être qu'il n'était pas parti si longtemps que ça mais ça avait suffi à faire son malheur. Peut être même qu'elle l'avait révé. Peut être qu'elle était folle. Aussi cliché que çe soit, il était son oxygène, sa vie, son souffle. Et elle se retrouvait enfermée dans leur propre appartement, loin de lui. Si proche de leur souvenirs. Elle aurait pu se faire enfermer aussi après tout. Après un vague baiser sur la photo, elle entreprit de sortir. Disparaitre, fuir ces murs une nuit, espérant que l'air frais lui donne de nouvelles idées. Elle s'habilla sobrement, en noir et sortit. Un dernier regard sur la pièce, un soupir. Une porte qui se ferme.

La rue et l'air frais. Elle resserra le col de son manteau sur son cou blanc. Elle ne s'était pas trop maquillée, si elle avait les capacités de se défendre elle n'était peut être pas assez en forme pour le faire. D'origine elle avait toujours aimé la nuit sans jamais prendre le temps d'essayer de la dompter. Jeune psychiatre, elle était enfermée à Arkham toute la journée et rentrait terrassée. On a beau dire, travailler avec des fous ça fatigue plus qu'on ne le croit. Il faut être bien plus concentré, beaucoup plus efficace. Perdue dans ses pensées, elle se laissait guider par ces pieds qui n'avaient jamais eu le contrôle. La surprise serait totale. Elle put revenir dans le passé. Elle connaissait l'effet de la nuit sur les patients. Ils ne voyaient pas la lumière, mais sans savoir l'heure ils étaient toujours plus bavards la nuit tombée. Fait étrange, mais avéré. Elle sourit brièvement. Il avait commencé à lui parler véritablement une nuit. Souvenir cher.

« Hé poulette, t'as pas peur de te promener toute seule la nuit hein ? »

Bref regard. Elle ne prend pas la peine de répondre, ça ne sert à rien.

« Répond pas surtout hein »

Silence.

« Hé..Ho..SALOPE »

Le mot de trop. Elle prit une profonde respiration et se lança en arrière. Après deux salto plus ou moins bien effectués elle sortit le couteau de sa poche agilement et lui cranta sous la gorge.

« Tu peux répéter ? »

«Glbs..Euh..Je..Belle soirée hein ? »

Un vague sourire passe sur son visage.

« Toi t'as jamais rien perdu de précieux hein ? »

« Euh..Non ?..Je..Je ne pense pas..Euh..M'dame.. »
« Bon, et bien ça commence ce soir ! »

« Comment ça.. »

-Slatch-

En moins de temps qu'il faut pour le dire, la beauté gantée avait ôté un doigt à l'homme en question.

« AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAa »

« Ta gueule ou je t'enlève autre chose. »

Le couteau descend plus bas. Il s'arrête de crier

« J'ai été clémente. T'as pas de preuves ni rien. Alors la prochaine fois, au lieu d'embêter les dames, vas faire quelque chose d'UTILE. Compris ? »

« .Oui m'dame... »

« Bien ! »

Et voilà qu'à peine éloignée, de doux noms d'oiseau s'élèvent dans l'air. « Salope. Grande malade , Folle furieuse . » Quelques cabrioles plus tard, fondue dans l'obscurité, Harley a disparu. Cependant la police est partout, difficile de l'éviter. Et avec un doigt dans la poche, difficile de garder bonne figure en cas de fouille.

* Bon, tant pis pour le Whisky, on va rentrer...*

Abandonner ? Non, une petite épicerie était encore ouverte. Elle prit deux bouteilles d'alcools différents et prit le chemin de la maison. Ils pouvaient tous rentrer, Et puis finalement, ses pieds prirent un autre chemin . Il y aurait sûrement quelqu'un avec qui partager sa bouteille. Incognito. Peut être. Oublier.

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MessageSujet: Re: Les rues ne sont plus si sures. [Libre]   Mar 30 Oct - 8:20

La soirée s'annonçait plus qu'ennuyante pour Damian Wayne. Il avait été forcé par son père et Alfred a mettre les pieds dans cette petite fête mondaine qui avait lieu dans le penthouse de son père. Ils avaient habillé Damian en costume-cravate noir, à l'image des vêtements que portaient son père. Les gens étaient toujours étonnés de voir le fils biologique de Bruce Wayne, le playboy milliardaire célibataire. Des tas de questions revenaient sans cesse. Qui était la mère notamment. Son père lui avait formellement interdit de le dire bien évidemment, mais il ne pouvait pas non plus dire qu'il n'avait connu que son père, étant apparu à dix ans seulement dans sa vie. Il devait éluder la question. Cela faisait glousser les femmes, qui sans trop de discrétion formait des discussions pour tenter d’émettre des hypothèse. « Mais qui était avec Bruce Wayne cette année là ? », « Je suis sûre que c'est cette garce de Vale ! », « Mais non tu vois bien qu'il a un faciès plus orientale, ce doit-être l'autre actrice avec qui il s'affichait quelques temps... ».

Les femmes bien entendu tentaient de sympathisé avec Damian pour que celui-ci en fasse part à son père et qu'elles aient une chance de sortir avec. Cela ennuyait profondément Damian. Il avait même eu la visite d'une fille de son âge que sa mère avait ordonné de tenté de séduire. La haute société n'avait aucun scrupule décidément. Sa mère avait raison de détester ce genre de réunion de la haute. Elle lui avait dit qu'on rencontrait des gens très ennuyant qui ignorait tout du monde dans lequel ils vivaient. Seul exception faite de Bruce Wayne, son « Bien-aimé ». Pourtant, Talia Head, qui avait été ministre et bien d'autre chose, avait forcément dû participer à ce genre de chose, pour la même raison que son père. Il fallait se fondre dans la masse. Jouer le jeu. Pour éviter que les gens ne se posent des questions. Et bien, cela était trop pour Damian cette fois-ci. Il laissa son père draguer les plus belles femmes de la ville et lui sortit, prétextant une envie de prendre l'air. Il récupéra son chien Titus à la sortie, son manteau et demanda à Afred de le laisser se promener tranquillement en lui promettant qu'il éviterait de jouer aux héros ce soir.

Il marcha longtemps dehors. Il pensa à plusieurs choses durant cette petite ballade. A sa mère, son père... la première lui manquait et le dégouttait en même temps. Elle l'avait abandonné à son père et maintenant elle voulait le récupérer pour qu'il accomplisse son destin d'Al Ghul et pas celui de Wayne. C'était donc à lui de choisir. Quant à son père, il ne lui faisait pas confiance. Il ne gardait dans l'unique but qu'il ne devienne pas un super-criminel comme Ra's Al Ghul. Il ne voulait pas non plus qu'il devienne le nouveau Jason Todd. Il ne lui montrait pas du tout l'affection qu'un père devrait avoir pour son fils, au contraire de sa mère. Si seulement les deux pouvaient vivre ensemble sans envoyer leurs hommes respectifs se faire la guerre. Abandonner leurs croisades un instant pour former une famille. Mais c'était une utopie. Sa mère voulait à tout prix reprendre le flambeau de son père Ra's, quant à son père il était donc dans le camp opposé et se devait de l'arrêter. Et Damian était au milieu de cette guerre. Il en était même devenu l'objet. Il en avait assez de tout ça.

Son chien Titus s'arrêta soudainement. Il tendit les oreilles, renifla un instant et se mit à s'agiter. Damian s'agenouilla prêt de lui et tenta de le calmer avec des caresses. Mais Damian se mit à son tour à entendre des cris qui venaient vers lui. Il mit sa capuche dans le but de cacher son visage. L'homme qui venait vers lui tenait sa main dans son autre main. Ça pissait littéralement le sang, il lui manquait apparemment un doigt. Il criait des injures envers une femme. Damian le stoppa net dans sa course en lui faisant un croche-pied. Le blessé se ramassa face contre terre. Il se retourna pour voir qui lui avait fait ça, mais à la vue du gros chien grognant il ne dit rien. Damian l'attrappa par la gorge.

« Qui t'as fait ça ? Demanda Damian en plissant les yeux d'un air meurtrier.

« J'sais pas ! Une grosse salope de blonde ! Elle m'a agressé avec un couteau, avec une dégaine de gymnaste j'sais pas quoi ! J'jure que j'ai rien fait.

« Tu pues l'alcool à plein nez étranger. Retourne chez toi. Aujourd'hui, une femme et un gosse aura réussi à te maîtrisé. Tu ne vaux rien.

Damian le lâcha et se dirigea dans la direction dont l'homme venait. Une femme gymnaste qui utilisait des couteaux, cela pouvait être n'importe qui, comme un femme ninja. Elle était cependant blonde, ce qui était plutôt rare chez les orientaux. Le jeune apprentis de Batman pensa donc directement à la blonde criminelle la plus tristement célèbre de la ville, Harley Quinn. Si le Joker avait disparu de la circulation depuis une étrange affaire que son père avait été mêlé, sa jeune acolyte était elle encore présente. Elle ne faisait pas beaucoup de bruit, mais apparemment elle s'amusait encore a terrorisé les gens. Même si c'était étonnant qu'elle s'en soit pris à ce vaurien. C'était certainement ce gros nul, avec trop d'alcool dans le sang, qui avait eu la bêtise de s'en prendre à une des femmes les plus dangereuse de la ville. Damian n'avait jamais encore rencontré Harley Quinn, il n'avait qu'une connaissance des dossiers de cette dernière, et des paroles de Dick et son père. Damian se demandait comment elle se trouvait depuis le départ du Joker.

Il n'allait pas tarder à le savoir. Il aperçut bientôt la silhouette d'une femme, qu'il su a sa démarche qu'elle était douée d'une certaine souplesse voir même un peu folle. On apprenait beaucoup le « body language » chez les assassins de la Ligue. Même si l'experte dans la Batfamily restait bien entendu Cassandra Cain. L'habituel Robin regarda la passante criminelle avec un air méfiant, mais celle-ci ne semblait pas agressive, ce serait même plutôt l'inverse. Habituellement niaise et joyeuse d'après ce qu'il avait compris d'elle, elle avait plutôt l'air morne et limite dépressive. La disparition de son unique centre d'intérêt en était sans doute pour quelque chose. Une chance pour Damian de tenter de lui parler ? Surtout qu'il n'avait pas le costume de Robin ce soir, il ne pouvait pas faire grand chose.

« Traverser les rues de Gotham en plein milieu de la nuit avec deux bouteilles d'alcool dans les mains n'est pas commun pour un jeune femme telle que vous. Je peux vous aider madame ?

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Harley Quinn




MessageSujet: Re: Les rues ne sont plus si sures. [Libre]   Mar 30 Oct - 12:57

Le cliquetis des bouteilles. Un petit bruit légèrement métallique dont la fréquence régulière aurait pu tout autant la calmer que porter sur ses nerfs ne se lassait pas de chanter. Cling cling cling. Au moins c'était rassurant, tant que leur rythme ne changeait pas, c'est que tout allait bien. Un vague sourire passa sur son visage, brièvement. Si brièvement. La pensée seule que les berceuses pour enfants étaient bien aisément remplacées par ce genre de petits bruits tout aussi doux. Oui, ses études lui avaient servies à quelque chose. Parfois elles égayaient sa vie l'espace de quelques secondes. Mais ça ne durait jamais. La lucidité dans la folie, voilà a quoi elle s'était elle même condamnée. Et tout ça de par sa faute !
Une des poubelles en fit les frais. Envoyée sans égards avec une force impressionnante contre un des murs non loin de là.

« CONNARD, T'as RUINE MA VIE »

Un sdf en releva la tête d'étonnement. Il ne put étouffer un petit cri de stupeur, le regard qu'elle lui lança en tournant la tête vers lui lui glaça le sang.

« Ca te pose un problème à toi ? »

Ses yeux s'écarquillèrent. Il commença presque à regretter d'avoir choisi ce coin il y a des années par peur de devoir se battre pour trouver un meilleur emplacement sans risquer d'ennuis. Il déglutit péniblement. Elle ne le quitta pas des yeux. Elle s'approcha malgré tout du mur et se saisit d'un bout de bouteille. Puis elle se redressa lentement et s'approcha de lui. Pas à pas. Lentement. Presque sensuellement. Elle n'était plus qu'à quelques mètres, le pauvre tremblait de tous ses membres.

« Tu sais ce que ça fait de tout perdre dans la vie ? »

Interloqué, au vu de sa situation bien insalubre, il lui lança un regard plein d'appréhension. Une main se posa au niveau de son cou.

« JE T'AI POSE UNE QUESTION »

« O..oui madame..enfin..je crois... »

Et le regard qu'il lui lança à cet instant lui coupa toute envie. Sauf celle de pleurer. Chose étrange d'ailleurs. Elle ferma les yeux un instant. Le soupir qui s'échappa à cet instant venait de si profond qu'il en aurait fait mal au cœur.

« Laisse tomber...Tu ne pourras jamais comprendre. »

Elle desséra son étreinte lentement. Et soupira de nouveau.

« Tâche seulement de ne pas perdre ce qu'il te reste . »

Sans un dernier regard elle reprit sa route. La soirée serait longue. L'émotion l'avait rattrapée. Et elle n'avait encore une fois pas pu aller jusqu'au bout. Et à cet instant même, dans cette rue presque déserte, elle ressemblait à toutes ces femmes délaissées. Frêle, fragile, et alcoolisée. Ce soir elle était vulnérable. Elle laissa donc tomber le tesson de bouteille et ramena un peu plus le col de son manteau contre son cou. C'était à ce moment là que le destin avait fait en sorte que Damian puisse la retrouver.

Elle aurait pu lutter s'il en avait été le besoin. Mais elle n'en avait ni la force ni l'envie. S'il avait voulu l'arrêter, il aurait pu. A quoi bon se battre lorsque l'espoir s'est fait la malle sans prévenir ? A rien. A quoi servait sa vie si elle ne s'écoulait pas à côté de l'homme aux cheveux verts. A rien non plus. Ou était le plaisir de tuer ou de torturer si l'on avait personne à qui le raconter le soir ? A rien, encore et toujours a rien.
Le silence, la solitude. Et finalement une voix. Elle arrêta de marcher. C'était moins agressif que l'autre de tout à l'heure. Ou simplement avait elle perdu la volonté de se défendre cette fois çi ? Peu importait au fond. Ce n'est que le final qui compte. Les moyens ne sont que des étapes. Il lui proposait de l'aide. Si elle avait été un peu plus en forme, elle en aurait ri. Elle haussa simplement les épaules, vaguement.

« Je pense que Dieu lui même ne pourrait pas m'aider. »

Et finalement, après un vague soupir et une prise d'air assez importante, elle se retourna vers lui. Il était si jeune. Elle tenta alors de redorer son blason. Sauts d'humeur imprévisibles. Elle posa une main sur sa hanche , s'arqua très légèrement et lança avec un air presque enjoué tout en avançant les bouteilles vers lui en tendant le bras.

« Par contre, toi tu pourrais m'aider à entamer la première. Tu dois bien avoir un truc a fêter  a ton âge ! Une p'tite amie par exemple ! »




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MessageSujet: Re: Les rues ne sont plus si sures. [Libre]   Mer 31 Oct - 7:56

Harley Quinn. Après tout ce qu'on avait raconté à Damian sur elle, il était étonné que ce soit bien elle qui lui fasse face ce soir. A quoi ressemblait un criminel fou dépressif ? Il l'ignorait totalement. Mais une chose était sûre, c'est qu'il était en présence d'une criminelle folle dépressive. Chagrin d'amour ? A cause de la disparition du Joker ? D'après les dossiers, son amour pour le Joker était sa pathologie principale. Un syndrome. Elle avait réussi l'exploit en tant que psychiatre de se faire manipuler par son patient le plus dangereux. En tant que Robin, il avait déjà rencontré le Joker une fois. Il ne souhaitait pas renouveler l'expérience plus que de raison. De toute façon, il était persuader que le prince Clown du Crime était mort raide. A force de faire péter les plombs à tout le monde, un mec comme le Pingouin ou Black Mask avait fait mettre fin a ses jours. Et ils n'avaient a priori pas penser à la jeune Harley. Damian ne savait pas s'il devait la combattre et la faire s'enfermer. C'était déjà dangereux pour son identité secrète, et il n'avait pas envie de combattre une femme totalement amorphe.

Elle répondit à sa remarque. Dieu ne pourrait pas l'aider. C'était peut-être certain. Même si Damian avait vu des personnes changer du tout au tout, la maladie de Harley était-elle réversible ? Passer d'un état sain a complètement maboul, la marche arrière n'était pas évidente. Bien entendu, il faudrait qu'elle aille voir un psy, pas parce qu'on la forcerait mais parce qu'elle en aurait l'envie. Mais ce n'était pas dans son caractère manifestement. Elle préférait se lancer dans une spirale destructive comme actuellement. L'alcool dans les mains et la mine déconfite la trahissait. Peut-être avait même-t-elle penser a mettre fin à ses jours ? Son obsession, bien plus que son amour, c'était le Joker. Lui disparu, elle n'avait plus de raison de vivre. A part continuer son œuvre, fort heureusement elle n'avait pas encore vue cette option. Damian ne savait pas trop quoi penser. Il calma on chien Titus qui remuait un peu à la présence de la dangereuse criminelle.

« Je ne sais pas pour Dieu, père m'a toujours dit de me méfier des croyants, pendant que ma mère m'a toujours demandé de devenir une sorte de dieu vivant. Pour ma part, je ne sais pas si Dieu peut vous aider. J'espère juste que vous n'aurez pas besoin de lui pour aller mieux.

Et il espérait surtout que le Joker ne réapparaisse pas, car c'était l'une des seules choses qui pouvaient faire aller mieux la jeune Harley Quinn. Du point de vue de Damian, elle n'avait pas l'air si dangereuse, du moins ce soir. Il ne devait pas oublier cependant qu'elle avait tout de même couper le doigt d'un de ses agresseurs. Il fallait toujours se méfier du chat qui dort. De là à comparer Harley avec une chatte, il n'en était pas là. Mais au moins avec une folle dangereuse capable du pire comme du meilleurs en l'espace de quelques secondes. Mais il était prêt à tout, et Titus le protégeait bien. Il n'avait pas trop de risque a avoir. Peut-être que son père ne le retrouve en train de parler avec l'une des criminelle les plus dangereuse de la ville. Il pourrait cependant toujours feinté de ne pas avoir su de qui il s'agissait.

Elle lui tendit une bouteille d'alcool. Damian se demanda si elle allait vraiment bien dans sa tête. Enfin, ce n'était pas une surprise, mais proposé à un gosse comme lui de boire de l'alcool en sa compagnie, c'était vraiment de la pure folie. Ne voulant cependant pas la contrarier, Damian prit la bouteille. Évidemment, vue son jeune âge, ni sa mère, ni son père et encore moins son majordome ne lui avait laissé boire de l'alcool, surtout si fort. Mais il devait au moins faire l'illusion.

« Je n'ai pas de petite-amie. J'ai beau être jeune, ma vie est déjà assez compliqué comme ça. Et puis les filles, c'est surtout le truc de mon père. Quant à vous madame, vous êtes censée fêter quoi ?

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MessageSujet: Re: Les rues ne sont plus si sures. [Libre]   Sam 10 Nov - 23:01

Donner une bonne image, redorer son blason. Se battre, encore et toujours, comme s'il avait toujours existé sans faillir. Au fond c'était facile. Ou du moins ce n'était pas si difficile qu'on voulait bien le faire croire. Un sourire se feint si bien, si facilement. Sans engagement, sans rien. Mais a quoi bon après tout. Sa réputation n'était plus à faire, et on la savait humaine la dessous. L'arlequine était toujours mam'zelle Quinn sous son costume chamarré. Elle avait encore les connaissances sous l'obsession. Si elle avait bien voulu ouvrir les yeux sur sa condition, elle aurait réalisé à quel point tout ceci était insensé, et elle aurait changé de cap sans se poser de question. Mais qui trouve encore la force de nos jours de déchirer ce petit voile qui nous plait tant. Comme refuser de porter ses lunettes au fond. On sait qu'on ne verra pas la réalité des choses, mais ce flou permet tant de rêveries. Alors on oublie les doubles foyers sur la table de chevet.

Pas de costume et des idées noires. Il n'y avait rien d'Harley dans le spectacle qu'elle offrait ce soir. Il n'y avait que la douleur d'une femme seule et désemparée. En un peu plus belle et un peu plus timbrée. Un cri du cœur en silence. Enfin. De toute façon, elle pouvait noyer un peu tout ça et entendait bien le faire. Elle était équipée dans ce combat contre elle même. Des explosifs, et de l'alcool. Il manquait deux trois cotillons et allons y, feu d'artifice ! Il y avait même le premier invité, alors pourquoi donc se priver ! Fioup ! On met un sourire de parade sur ce visage -sans rasoir- et on fait la fête jusqu'au bout de la nuit.


Quel âge avait il celui la ? Si elle était plutôt bonne en pathologies diverses, elle l'était beaucoup moins pour ce qui était des âges. Y a des chiffres qui passent, et d'autres non. On ne choisit pas plus qu'on peut se refaire une fois qu'on a passé des années a se construire. Elle était foutue. Et de toute façon, c'était fait. Les dés étaient jetés, les cartes posées sur la table. C'était terminé. Plus de bluff, les jokers avaient été enlevés du jeu. Elle en aurait presque souri. Mais non. Et puis, ce chien la rendait un peu nerveuse. Elle aimait bien les animaux, mais s'il était agressif, elle serait obligée de lui foutre un coup qui pourrait s'avérer fatal. Ce serait regrettable.

« Et on t'a jamais mis en garde contre l'avis de tes parents ? Et puis le besoin c'est relatif. Platon disait qu'au fond, les seuls vrais besoins c'est manger, respirer et réfléchir. Tout le reste, c'est..C'est...on s'en fout. »

Il parlait bien ce gamin. C'était agréable de parler avec des gens un peu sensés. Parce que la plèbe criminelle dans le coin, elle n'avait pas la lumière à tous les étages. Et sans méchanceté aucune. C'était un fait. Le temps passé à piller on ne le passe pas à étudier. C'est mathématique, un peu trop pragmatique même. Enfin. De toute façon elle avait choisi son camp. Si elle avait voulu des amis intelligents, elle serait restée dans son corps de métier. Et puis, elle apprenait cette forme non théorique de savoir, cette forme humaine et intuitive de génie. Un mal pour un bien ? Un mal pour un mal ? Peu importait.

La bouteille était tendue dans sa direction. On pouvait très facilement prendre ça pour une tentative de contact, et c'en était certainement une. On tend un objet comme on aurait offert un sacrifice a une divinité. Qu'on y croie ou non. Ca ne peut pas faire de mal de s'en mettre une dans la poche. Surtout avec toutes ces chauves souris qui courent. Et puis, sous tout ça, il devait bien y avoir l'instinct maternel qui frappait à la porte. Et celui la, il lui causerait bien des soucis c'était couru d'avance. Et ce fichu chien...

Il avait pris la bouteille. Socialement, ils étaient plus ou moins égaux. Sourire au vent, la main n'avait pas quitté sa hanche. Et l'autre avait pris place sur la seconde. Voilà. Il n'avait pas bu encore. Il gagnait du temps, certainement. Parler, toujours parler. Un peu d'action, bordel ! Ca en manquait cruellement. Des bâtiments qui sautent, des gens qui crient.

« Compliquée ? A ton âge ? T'as pas vraiment l'air d'avoir connu la rue pourtant. Ni d'être malade..Ni même de n'avoir jamais connu l'affection de ceux que tu aimes et estimes. »

Même a moitié, entre deux paires de claques. On réalise

« Ah, il court les filles ton père ? J'espère qu'il n'est pas marié.  Pour elle...Ca serait tellement...»

Elle se perdit un instant dans ses pensées. Les mains quittèrent ses hanches et ses bras pendirent le long de son corps. Quelques instants son regard se figea dans le vague. Souvenirs. Craintes. Et elle reprit vie.

« C'est vrai ça, qu'est ce que j'ai a fêter... »

Elle fit la moue quelques instants.

« Fêtons la liberté ! Ouais, c'est ça ! La liberté !  Ca me paraît pas mal..Non ?»

Mauvais signe, elle cherchait une approbation.



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