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 La mort rencontre la peur

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Jonathan Crane/Scarecrow

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Localisation dans Gotham : Arkham Asylum

MessageSujet: La mort rencontre la peur   Ven 15 Juin - 15:52

On avait relâché cet homme pour bonne conduite, l'affublant encore du titre qu'il était sain d'esprit. Il était un génie, pas un fou. Ça faisait plusieurs fois qu'il passait devant la justice, ses crimes s'effaçant au tribunal pour maladie mentale. Seulement, il n'était pas fou. Il cherchait une sorte de vérité derrière le sentiment de la peur, peut-être le contrôle complet de celle-ci afin d'en venir à une solution complète et parfaite. Son unique but, bien avant qu'une accusation contre ses travaux ne vienne tout gâcher, était de connaître la peur et de développer une toxine, qui en plus de vous faire vivre vos cauchemars éveillé, allait avoir un contrôle sur l'anxiété qu'elle causait. Dans une société où le stress était synonyme de la vie, il allait pouvoir avoir la maîtrise de tout élément et vie. La peur, c'est le pouvoir. Mais rien n'était parfait.

Le poing de l'homme heurta la table qui se secoua sous l'impact. Les flacons de verre entonnèrent leur mélopée de cristal léger qui menaçait de se rompre à tout moment. Une feuille remplie de calculs s'éleva dans les airs et atterrit en arrière de lui. Le docteur Crane baissa le masque de juste difforme sur son visage et prit les pinces de la table. Soulevant lentement quelque chose qui était caché par son corps, il pencha le poignet pour verser une substance légèrement visqueuse. C'était cette matière qui s'était renversée et fait une réaction avant terme. Il n'avait donc pas eut le loisir de calculer le temps de réaction et nombre de variable à déterminer. Les risques d'inhaler le résultat et de produire un effet inconnu devait être éviter surtout en l'absence d'aide. Il prit une cloche de verre qui gisait sur le côté de sa main gantée et observa d'un œil le résultat.


«Que puis-je faire pour vous?»

Ce n'était pas la voix d'un homme ordinaire ou celle auquel on aurait pu s'attendre d'un professeur ou d'un docteur en psychanalyse. Le ton profond qui en sortit était celle du criminel qui répondait au nom de Scarecrow. Le demi-scientifique s'éloigna doucement du contenu de son expérience, mais faisait toujours dos à son invité. Dans la cloche, une sorte de fumée jaunâtre tirant sur le vert remplissait l'espace.

La retraite de Crane dans les abords du Parc Robinson n'était pas inconnu de tout le monde. C'était difficile de cacher en ville, outre que dans l'établissement d'une grosse industrie, un laboratoire avec un accès constant à un jardin. Les plantes n'étaient pas si rares pour le moment. Seules elle étaient inoffensives ou presque. La maison contenant qu'un rez-de-chaussée à première vue n'était pas vraiment décorer. C'était plus une cachette, une place pour des expérience à l'abris des regards qu'une véritable maison pour établir sa vie et y finir sa retraite. Ce qui lui avait permit de continuer son expérience au lieu d'y mettre le feu et fuir était qu'aucun geste emportant la mort ou soupçons dans les nouvelles qui pouvaient mettre son innocence en doute. Ainsi il n'aurait ni la visite de Batman, ni de Black Mask qui était tout aussi redoutable quand il voulait quelque chose. Il suffisait de savoir pour quel service ou menace l'inconnu s'était présenté à cette porte précisément.

À demi entre l'état de chimiste et son état de criminel de la ville de Gotham, le docteur Crane était plutôt mince malgré l'habit large. Il enleva un à un les gants orange et actionna un bouton qui aspira la fumée de couleur de l'expérience en cour. Il n'aimait pas que ses expériences soient copier, ce qui mettait un frein à son génie. Il avait vu bien de grands esprits se faire copier et enlever l'honneur de la découverte. Mais son résultat n'allait pas dans l'air, c'était une autre étape de la transformation. Il fini par se retourner et regarder la présence.


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The Reaper

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MessageSujet: Re: La mort rencontre la peur   Sam 16 Juin - 14:53

La ruelle sombre remplie de détritus entravait sa course. Essoufflé, le jeune homme reprit tant bien que mal son souffle, une main plaquée contre le dos et l'autre frottant frénétiquement son menton, agrémenté d'une barbe de trois jours. Cela n'avait pas de sens. Cette chose, ce monstre qui le poursuivait...
Il n'avait rien fait! Pourquoi lui en voulait il? Son dos fut parcourut d'un frisson d'horreur et de dégoût. L'odeur de cadavre collait encore à ses vêtements. Quelle mouche l'avait piqué de prendre ce raccourcit sombre? Et surtout, quelle destin fatal l'avait poussé à se rapprocher de ce mendiant encapuchonné prostré dans l'encadrement sombre d'une porte condamnée? L'odeur de mort lui avait sauté aux narines en même temps que l'inconnu avait bondit sur ses pieds dans un gargouillement enragé.
Le jeune malchanceux avait prit ses jambes à son coup au moment où il avait aperçu la faux que son agresseur tenait. Son visage était toujours dans l'ombre de son capuchon mais le grondement rageur qui en sortait ne laissait aucun doute sur ses intentions.
Il avait couru plusieurs minutes sans réussir à le distancer, l'ombre ne concédant que peu de terrain malgré ses sprints désespérés.
Ce n'est que lorsqu'il avait passé un rai de lumière filtrant par les toits de taule mal agencés que son poursuivant s'était évaporé, sans doute épuisé par la course.
Et il se retrouvait là, encore suant de l'effort et de peur. Dans quelle galère s'était il fourré? Gotham regorgeait de malfrats et mafieux en tout genres. On y trouvait des fous et des psychopathes en force. Mais ça... c'était différent, beaucoup plus répugnant.

Il jeta encore un regard en arrière. Nulle trace de la chose. Tant mieux, ce n'était peut être qu'un mendiant avide...
Il se retourna.
Le visage putréfié qui lui faisait face était fendu d'un rictus de colère.
Une main froide et rugueuse le saisit à la gorge et le souleva de terre, sans effort apparent.
Son cri silencieux resta dans sa gorge alors que la terreur envahissait son cerveau.

BESOIN.... D'UN..... CHIMISTE.

La terreur paralysait le jeune homme.
Un chimiste? La prise sur sa gorge se resserrait et sa respiration se fit de plus en plus dure. Il fallait trouver quelque chose, n'importe quoi pour distraire cette chose.
Un chimiste! Les dossiers du commissariat faisait bien mention d'un chimiste en surveillance, soupçonné de mener des activités illégales. Il connaissait même l'adresse! Il se sentit coupable de condamner ainsi un pauvre homme, mais mieux valait que ce soit un inconnu que lui, si jeune.

Je...Je connais un chimiste!

La prise arrêta de se resserrer.

Il habite à quelques quartiers d'ici, dans une zone pavillonnaire! Je peux vous donner l'adresse!

En plus de la main qui l'étouffait, l'odeur de cadavre lui remplissait les narines, rendant sa respiration, déjà difficile, encore plus pénible. Il était encore choqué de la brève vision qu'il avait eu du visage de l'homme, si c'était un homme... Avait il rêvé? Il lui avait semblé voir la figure d'un mort, d'un corps en pleine décomposition. Durant plusieurs autopsies il avait vu des cadavres, certains déjà bien abîmés, mais là, ça dépassait tout ce qu'il connaissait.
Il débita tout ce qu'il savait de plus, il donna l'adresse, la direction, les soupçons qui pesaient sur l'homme.
La chose écouta sans bouger. Son bras ne frémit même pas sous le poids du jeune policier qu'il portait, lui qui était pourtant assez musclé.
Puis, une fois qu'il eut finit de parler, l'homme encapuchonné le relâcha.
Il tomba à terre sur les genoux, toussant et crachant.
La voix de son agresseur lui vrilla les oreilles.

CRAIGNEZ.... LE FAUCHEUR.

Il releva la tête. Il n'y avait plus personne devant lui.
Un bruit de métal heurtant le sol se fit entendre dans son dos. Il fit volte face mais ne vit qu'un couvercle de poubelle qui roulait sur le sol. Il était encore en vie. Il lui fallait faire un rapport sur ce qui venait de lui arriver, les marques de strangulation à son cou lui servant de preuves. Puis, en se relevant, il remarqua les morceaux qui parsemaient le sol. Que... Qu'est ce que c'était que ça?

***

Le Faucheur courait aussi vite que ses jambes pourries lui permettaient.
Le chimiste. Il fallait l'atteindre au plus vite. Il le forcerait à lui faire l'élixir de vie. Il en avait besoin. Sans lui, il se désagrégerait dans quelques jours. Il ne voulait pas disparaître, pas comme ça. Sa mission n'était pas achevée.
Il renversa des poubelles sur son passage et un chat cracha alors qu'il courrait le long de la ruelle sombre.
Plus loin, un mendiant fit un bond en arrière en le voyant arriver, semblable à la grande Faucheuse en route pour accomplir son devoir.
Le quartier résidentiel n'était pas loin.

Quelques minutes plus tard, il se tenait devant la maison qu'on lui avait indiqué. Elle semblait tout à fait commune si on la comparait à ses voisines, mais tout ces décors étaient étrangers au Reaper. Il était pressé par le temps. Il traversa le jardin, passa la porte qui n'était pas verrouillée et s'introduit dans la maison. Personne.
Un bruit de verre qui tintait attira son attention sur une cage d'escalier. Cela venait d'en bas.
Silencieusement, il descendit les marches de pierre.
Une fois en bas, il découvrit une petite salle pleine d'étagères remplies d'alambics et assez mal éclairée. Tant mieux, il n’appréciait pas la lumière du soleil, elle brûlait sa peau morte. Devant lui, il vit une homme en blouse, occupé à travailler. Seul son dos était visible. Le Faucheur fit quelques pas.

«Que puis-je faire pour vous?»

Le Reaper se figa. Il était repéré, et dans son état, il ne supporterait pas beaucoup de mouvements violents en plus. La course l'avait sérieusement épuisé. Il allait falloir convaincre cet homme, ou lui faire peur. Il n'avait pas eu de problème avec les scientifiques d'Ace Chemicals, il n'en aurait pas avec celui ci.

Il prit un air menaçant et enleva son capuchon.
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Jonathan Crane/Scarecrow

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MessageSujet: Re: La mort rencontre la peur   Lun 18 Juin - 8:27

Pendant qu'un dévoilait son visage affreux sous sa capuche, l'autre gardait le visage de l'épouvantail rabattu devant ses yeux. Les sourcils froncés, son invité ne semblait pas d'une humeur joyeuse. l'état de son corps n'était pas pour arranger quelque chose. Le docteur pouvait se féliciter d'avoir garder une partie de son costume sur la tête au risque de sentir la mort plus près qu'elle ne l'a jamais été. Ce n'était pas un homme devant lui mais un cadavre encore vivant. L'état de la chaire était dans un état de décomposition avancé. Ce devait être utile pour effrayer les gens. Au lieu de figer à sa place et tenir la table comme dernier espoir, le criminel s'avança, plus curieux et ne dégageant pas de dégoût pour le cadavre. Il faisait apparaître ce genre de vision à ses victimes et se félicitait d'avoir vu pire au niveau des criminel qui faisait face au justicier de la vile. Le visage de son collègue Double-Face pouvait à lui seul démontrer les forces d'un simple acide sur la peau. Et de ce visage, il hantait les rêves des gens de Gotham.

Aucun chapeau ou outre accessoires n'étaient sur l'ancien psychiatre. il avait simplement l'apparence de Scarecrow au visage, ce qui cachait toutes les réflexions qui auraient pu se poser sur son visage. Il ignorait si c'était la fatigue causée, mais certain signe démontrait une faiblesse extrême. L'homme fit un geste de la main pour conduire cette chose vers les caisses, seuls sièges présents dans salle. C'était la moindre des politesse et il avait envie de connaître cette histoire. Ses analyses l'aidaient à comprendre tout être et l'emmener à comprendre ce que chez un, une araignée peut causé une paralysie du corps complète et chez l'autre l'emmener à se suicider de manière incontrôlée. Seul, sa toxine agit en n'étant que stimulant, faire apparaître la pire chose faisait grimper les effets du triple sinon plus chez ses patients.


«Ce n'est pas pour simplement me montrer votre visage que vous êtes venu ici j'imagine. Malgré que c'est un cas plutôt intéressant à étudier. Comment allez-vous?»

La froideur de l'homme quant à la vue de son nouveau sujet d'étude était presque chavirant. Il voyait en ce nouveau venu une nouvelle manière d'expérimenter et connaître encore plus l'humain par expérience personnelle que de simple livre bien qu'ils vous apprennent la base et des théorie à essayer soi-même. Il commençait une entrevue dans la politesse et un calme plat, presque effrayant. La voix n'était pas pour calmer lui, au contraire. Derrière son masque, Crane semblait venir des profondeurs, mais sa politesse restait. Il prit lui-même une place parmi les boîtes, laissant le reste de son expérience en marche pour récolter le produit fini. Il regrettait de ne pas pouvoir en faire en grande quantité pour le moment pour tester de nouvelle recette sur une plus grande variété de personnes. Certaines gens prétendent être différent, mais personne ou presque ne reste stoïque devant ses propres frayeurs. Il a pu admirer de rare cas où une projection de sa toxine n'avait absolument rien produit. Cette victime précise avait seulement rit devant ses efforts, mais en vint.

Scarecrow attendait une réponse, une explication à cette venue tardive et sans autre démonstration que l'enlèvement d'un capuchon. Il aurait pu se sentir intimider, mais même Batman n'y arrivait pas. Ce n'était pas par peur qu'il fuyait à ce moment là. Le docteur ne voulait pas se retrouver une autre fois derrière les barreaux et l'empêcher d'avancer dans ses recherches. Méthode purement scientifique.


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MessageSujet: Re: La mort rencontre la peur   Ven 22 Juin - 14:16

L'homme s'était retourné et n'avait pas bronché. Enfin, d'après ce qu'on pouvait voir de lui. Il portait un masque qui n'était pas sans rappeler la figure d'un épouvantail.
Mais d'après l’absence de surprise dans le ton de sa voix, le Faucheur le connaissait bien, ce ton emplit de terreur, et l'immobilité calme qu'il affichait, le présumé chimiste ne ressentait pas le moins du monde la moindre once de peur.
Même pour le Reaper, c'était choquant, lui qui avait été fuit par tous les mortels qu'il avait croisé jusqu'ici.
Sa surprise augmenta de plusieurs crans quand l'homme lui proposa de s’asseoir et lui demanda comment il allait.

Quel genre de dérangé mental pouvait ne pas frémir devant son apparence hideuse et repoussante? Hébété, lui même incapable de se remettre de sa surprise, il se laissa guider jusqu'aux caisses et s'assit, débarrassé de son air menaçant, désormais affublé d'un visage surpris, la bouche ouverte dans une expression d'incompréhension totale.

L'homme n'avait pas cherché à fuir ni à l'agresser, il supposa donc que l'entrevue pouvait, pour la première fois de son après-existence se dérouler dans le calme. Conscient d'être au centre de l'attention de son interlocuteur, qui avait même laissé des fioles chauffer et fumer sur son établi,, il ouvrit la bouche pour parler.
Une chance que la décomposition n'ait pas encore affecté les cordes vocales.
D'une traite, en approximativement 20 minutes, il lui raconta son histoire, sa naissance dans la forêt, les villageois et le produit mystérieux qui lui redonnait force et vigueur. Il n'avait jamais parlé aussi longtemps depuis ses deux ans d'errance et en vint presque à oublier sa situation, celle d'un zombie contre-nature.
L'intérêt de l'homme épouvantail n'avait pas faiblit, si bien que le Faucheur s'enhardit à lui expliquer ce pour quoi il était venu, l'élixir de vie. De mémoire, il lui récité les ingrédients dont la liste lui avait été faite par les scientifiques.
Rien ne lui garantissait que l'inconnu n'allait pas prendre parti de la situation, mais le mort était aveuglé par la confiance qu'il plaçait dans le chimiste. Cet homme vivant l'avait écouté sans broncher.
Mais quel chimiste ne frémit pas devant les histoire de massacre et de colère incontrôlée? Un seul.

malheureusement pour lui, le Faucheur n'avait aucune idée de l'identité de la personne à qui il s'adressait. Aussi terrifiant que naïf, il dévoila son plus lourd secret à l’Épouvantail, convaincu d'obtenir son remède.

***

L'Agent Druer n'avait pas finit d'examiner les fragments de chair qui traînaient par terre que déjà, il prenait ses jambes à son coup pour rejoindre le commissariat. Son devoir en tant qu'agent des forces de police était de protéger les citoyens, même véreux ou malhonnêtes, comme ce chimiste, contre les criminels, les tueurs.
Il balaya les portes du bureau du commissaire et fit son rapport, preuves à l'appui, omettant volontairement certains détails: Décrire la figure de son agresseur n'avait pas d'importance, on ne le croirait pas. On devait empêcher cet individu de faire plus de victimes.

Le commissaire n'hésita pas soucieux de protéger les citoyens de Gotham, même suspects. Quatre voitures furent immédiatement envoyées au Robinson Park.
Il fallait coincer le tueur avant qu'il ne s'occupe du chimiste!
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Jonathan Crane/Scarecrow

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Localisation dans Gotham : Arkham Asylum

MessageSujet: Re: La mort rencontre la peur   Dim 24 Juin - 22:05

Rares étaient ceux qui reniaient ses questions. Qu'il soit le professeur ou tout simplement le criminel dont les formes incongrues effrayait sans utiliser ses gaz, il venait par obtenir les informations sur le passé du patient ou même parfois jusqu'à ses secrets les plus enfouis. Même son psychiatre à l'asile d'Arkham avait fini par en dévoiler un peu et à perdre conscience. Les entrevues avaient rapidement conclus par l'évasion de se dernier. Il était un leader, manipulateur à qui on laissait rapidement la confiance. Il s'imposait ainsi dans le monde sans oser affronter au corps-à-corps des justiciers qui veulent l'empêcher de tenter ses expérimentations. Il laissait d'autres faire les clowns pour porter l'attention ailleurs que ses tests. Au moins à ces moments, il pouvait aisément prendre le contrôle ou le faire perdre. Le docteur Jonathan Crane n'était pas un psychopathe et n'avait pas de problème aussi visible que les autres. Quand on commençait à en venir à un consensus, on se rendait compte que tout était au contraire normal.

Malgré l'apparence terrible d'un cadavre en décomposition de la chose devant lui, il gardait son calme. L'odeur infecte qui devait s'en dégager ne parvenait pas à ses narines. Et comme l'habitude mentionnait une ligne de conduite, ce dernier la suivi sans que le docteur n'eut à poser de questions ni trop insister sur un point en particulier. Il avait déjà eu une aperçu de l'histoire du Joker, une version sur tant d'autre, dont le trempage dans les produits chimiques avaient causé plus qu'un dommage physique. Il fut un peu surpris de la tenue du temps qui lui avait permis de circuler sur la terre. Ce genre de corps devait être facilement apercevable sauf si sa liste était réaliser.

L'expérience, bien que ce n'était pas tout à fait porter sur la peur, attisait sa curiosité. Si cet homme pouvait retrouver une apparence presque normale, il pouvait retourner à l'état de cadavre. à ce moment, il se demandait si la réaction d'une personne sous l'effet d'un attiseur de l'anxiété allait être d'une forte portée. De toute évidence, il utilisait son apparence cadavérique pour intimider. Personne ne pouvait agir ainsi sauf peut-être le Batman. Mais dès que ce dernier avait des doutes sur son implication il s'arrangeait pour ne pas inhaler. Il travaillait présentement sur une forme peut-être liquide de son composer et transpercer à l'aide d'une aiguille et transmettre sa toxine ainsi. Tout était encore en plan et ce n'était pas dans ce taudis qu'il allait pouvoir réaliser son projet.

La proposition était intéressante, mais rien ne coûtait rien et il allait surement se servir de cet homme pour quelque chose dans l'avenir. Ce qu'il demandait n'était pas très compliqué mais demandait beaucoup plus que son simple laboratoire. Il allait devoir changer d'endroit.


«Avez-vous été suivi? Je ne compte pas me faire coincer dans mon propre établissement. Pas pour le moment mais ce prochain viendra bientôt. À Gotham, quand on se fait prendre une première fois, ils ont tendance à exagérer les méthodes pour vous arrêter. Après la police, c'est les justiciers qui s'en mêlent. Ils sont en haut des toits et épient vos mouvements la nuit jusqu'à ce que vous commettiez une simple petite erreur et on vous retourne à l'intérieur des murs d'Arkham. Dans votre état je vous déconseille cet endroit et je parle pour la survie. Cependant, je peux faire ce que vous demandez. Il faudra peut-être tenir une journée ou deux tout au plus le temps de rassembler le matériel et en créer la mixture.»

Le docteur retira son sarrau mais gardait toujours son masque difforme au visage. Au travers des vêtements, on voyait très bien le corps grand et mince de cet homme. L'apparence fut de courte durée car il continua de revêtir ce qu'on aurait pu appeler un costume. Au début, ce qui paraissait être un tat de sac de jute avec des cordes se révéla être l'habit de l'épouvantail. Il fini par réajuster le nœud du pendu à son cou.

«Je n'exige rien pour le moment sauf votre parole. Je n'aime pas que les soupçons soit directement liés à mes travaux. Je ne suis le genre d'homme à offrir gratuitement sans que ça ne m'apporte quelque chose en retour vous comprenez? Je garde un professionnalisme même si c'est par Scarecrow que la ville tremble. Je ne suis pas un vulgaire criminel, mais un recherchiste. La peur est à moi. La peur, c'est le pouvoir.»

À peine il avait continué ses paroles et que les lumières connues des phares des voitures de patrouille policière filtraient dans les vitres. Il couru pour fermer tout le courant et en même temps faire disparaître ses travaux en cours. Ce genre de situation sur le coup était déjà arriver. Il allait simplement refaire la recette une autre fois sans que les analystes policières ne reconnaissent sa signature. Il était libre par bonne conduite, pas par fuite cette fois et comptait garder sa liberté encore un petit moment. Il prit un pied de biche dans ses mains et cassa le couvercle des caisses où il était assis. Des explosifs s'y cachait. On était jamais trop prudent afin de tout faire disparaître. La charge était assez grande pour cassé la majorité de ce qui était ici sans détruire les bâtiments autour. Il pesa sur le compte à rebours après avoir ajuster 5 minutes. Son but n'était pas de tuer les policiers et des fois ils étaient incroyablement long à arriver jusqu'au lieu et découvrir la bombe.

«C'est le temps de quitter les lieux. Suivez-moi.»

Il ouvrit une porte et s'y glissa. Officiellement, ça ne conduirait pas vers la sortie où les lumières s'affichaient. Il tomba dans une ruelle en arrière et parcouru la nuit de son ombre. Le docteur espérait que le cadavre puisse le suivre jusqu'à la prochaine destination. Ensuite, il allait devoir rassembler tout ce qui importait et commencer un nouveau projet.

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MessageSujet: Re: La mort rencontre la peur   Lun 20 Aoû - 15:22

Frida poussa la porte métallique du dortoir qui s'ouvrit vers le ciel étoilé dans un grincement sinistre. A l'intérieur, Billy gémit, il devait mourir de faim. La jeune fille savait que s'il elle ne trouvait pas vite de la nourriture pour son frère, il ne passerait pas la semaine. Se glissant d'ombres en ombres, elle évita les patrouilles de gardes et se dirigea vers la réserve de provisions, une tente du camps où étaient entreposées toutes les conserves. Non loin, la muraille du camps voilait légèrement la lune, qui venait tout juste de dépasser l'horizon.
Frida marqua une pause puis reprit sa marche discrète vers la tente de stockage.
Elle y était presque quand une voix retentit.
"Hey toi! Pas un geste!!"
L'officier lui attrapa le bras et la jeta contre le mur froid et couvert d'eau de pluie. La jeune femme s'y cogna violemment et s'affaissa à terre, impuissante. L'homme, grand et costaud, arborait maintenant un rictus tordu, surmonté d'un regard pervers et malsain.
"Alors ma jolie, tu veux plus de provisions pour tes enfants? Ou ton petit frère? C'est mal d'être gourmande... Mais comme j'aime les filles gourmandes, je veux bien passer l'éponge et même te donner ce que tu veux.... si tu fais quelque chose pour moi."
Elle leva les yeux vers lui, les joues ruisselantes de larmes. Frida gémit:
"Je vous en supplie, pas ça, tout mais pas ça..."
L'officier éclata de rire, tendit la main droite pour la saisir par les cheveux.
De l'autre, il ouvrit sa ceinture de cuir noir et baissa son pantalon militaire. Avant que Frida ait le temps de hurler, il l'attira vers lui.

***

Le Faucheur gémit de douleur et se cogna à un coin de bâtiment.
Sous le poids de ses souvenirs, il tituba en perdant un ongle.

"UUUUUNGH"

Devant lui, l'homme épouvantail sautillait tout en dardant vers lui des regards inquiets.
Le Faucheur le suivait comme il pouvait, mais sa dégénérescence physique, ajoutée à sa soudaine crise d'identité l'empêchait de progresser normalement.
L'officier poussa un grognement satisfait.
Le Faucheur frappa le mur de rage mais fit de son mieux pour ne pas hurler de colère.
Se contrôler, il fallait se contrôler. Cet homme avait la clef de sa résurrection.
Il prit un instant pour reprendre son souffle. Devant lui, l'étrange docteur le pressait en murmurant.
Le Faucheur fit un effort dont il ne se pensait pas capable et se tint sur ses deux jambes.
Il faisait vraiment pitié à voir. Sa chair, désormais grise et usée, semblait flotter sur ses os. Sa silhouette, normalement massive, était toute décharnée et svelte. Même sa longue cape ne suffisait plus à le rendre imposant. Il leva les yeux vers son sauveur et gargouilla:

"Je.... suis. Allons y...."


Alors qu'ils s'enfonçaient dans la nuit, vers un destination connue de l'épouvantail seul, Le Faucheur ressentit une profonde tristesse.
Il murmura:

"Grechä...."


Dernière édition par The Reaper le Mer 22 Aoû - 17:45, édité 1 fois
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Jonathan Crane/Scarecrow

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MessageSujet: Re: La mort rencontre la peur   Mer 22 Aoû - 10:33

Crane se demandait encore comment cet officier de la guerre avait pu se rendre jusqu'à lui. Même aller quêter des informations aurait pu être pénible dût à la décomposition marquante de son corps. La police qui arrivait en plus. Il ne fallait pas trainer en arrière et avancer plus vite. L'épouvantail cherchait quelque chose qui pourrait les aider sans dévoiler tout son secours pour rien. Dès que les polices arrivaient, les justiciers arrivaient pour faire les héros et aider la force de l'ordre à agir, sinon pour les humilier. Ils n'étaient pas les seuls à écouter les ondes. Les criminels faisaient pareil et parfois, les cellulaires en dévoilait plus sur les intentions. La prochaine fois qu'ils voulaient créer un rassemblement afin de dévoiler l'identité de Batman, le livrer à la police pourrait être aussi amusant et avoir plus d'impact sur la population. Certains ne seraient pas de son avis, mais glisserait la proposition quand même.

Il poussa un peu sa course, regrettant de ne pas avoir la forme physique de certaines personnes. Il courait plus vite que ça quand il savait que Batman se trouvait près. Il n'aimait pas particulièrement l'asile et ses murs lisses et le justicier avait des tendances violentes. La seule menace était un inconnu qui réclamait, ou menaçait, son aide afin de lui sauver la vie. Comment une existence pouvait compter sur la curiosité d'un autre homme! Malgré la conviction qui semblait dégager Scarecrow, il pensait plus à sa propre survie pour le moment que celle de son nouveau patient dont les expériences allaient être fortes et intéressantes. En cas de problème il pouvait toujours fuir et le laisser derrière sans remord. Le docteur n'avait jamais eut de remord sur ses propres gestes, s'amusant de ses preuves et ses tests contre la volonté du monde. Il voyait encore le visage des élèves ébahit qui avait cru mourir ce jour là. Crane avait eu son point pour la démonstration, mais avait payé d'une suspensions qui avait retarder son entrée en tant que spécialiste.

Il ouvrit la portière d'un voiture garé en rang avec les autres, mais dont le propriétaire avait oublié de verrouiller la porte. Les gens était parfois si distrait, c'était trop facile d'en abuser à son propre compte. Ne restait plus qu'à trouver le double des clés qui devait se trouver quelque part dans la voiture. Ni sous le banc, ni dans un des petits tiroirs. Il passa à la suivante jusqu'à avoir la clé en main pour démarrer la voiture. Reaper le suivait tant bien que mal. Il lui indiqua d'entrer dans la voiture, la promenade se promettait plaisante. Le docteur gardait le masque sur ses yeux pour ne pas respirer la décomposition. Il avait une vue particulièrement brimée. Ce n'empêchait pas le criminel de conduire jusqu'à une demeure secondaire.

Il ouvrit la porte de derrière et espéra que tout le monde dormait encore à cette heure. Dans ce quartier, on entendait plus le cri des sirènes. il s'en félicitait. Une seule cachette n'était pas suffisante. En plus de garantir une demeure toujours constante, ces dernières cachait des preuves que la police pourrait saisir dans une prochaine descente.

Poussant cet énergumène vers la porte, il lui chuchota de se rendre au troisième étage le plus silencieusement possible en lui mettant les clés dans la main. Il repartit pour éloigner la voiture des parages et revenir dans les ombres des bâtiments. Si un justicier était présent, il était encore plus silencieux que normal. Il regarda malgré lui dans les airs sans arrêter de courir. Il arriva enfin à l'appartement. Il s'installa dans un fauteuil le temps de reprendre son souffle.


«On commence demain soir au plus tard. J'irai chercher ce qu'il faut. Je veux une liste précise de ce que contient le sérum.»

Il mit sa main au cœur. Il ne s'apprêtait pas à aire un serment, mais bien calmer son cœur qui battait comme si c'était son dernier moment de la vie. C'était souffrant, surtout à son âge de voler la nuit par ses sentiers secrets. Il ouvrait et fermait la bouche sous son masque. L'état de l'autre homme ne semblait pas vraiment mieux. Il jeta son chapeau difforme à ses côté et laissa glisser le masque vers ses genoux. Son visage à découvert, le docteur semblait moins imposant. Les cheveux roux en bataille, plaqué à moitié sur sa tête à cause de la sueur. Sa peau était perlé des gouttes qui lui glissait dessus. Il jeta sur le sol les clés qu'il avait récupéré de la voiture. Au moins, si il en avait encore besoin d'ici quelque jours et que la police ne trouvait pas le précieux véhicule volé, il pourrait la réutiliser.

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MessageSujet: Re: La mort rencontre la peur   Jeu 13 Sep - 19:42

Il faisait noir. C'était sûrement la remarque la plus pertinente qu'on pouvait faire sur la petite salle qui servait de repaire au Faucheur... ou à ce qu'il en restait.
Dans un coin, la pénombre dissimulant les affres de la dégradation avancée, le cadavre remuait faiblement, agité par les spasmes involontaires que ses nerfs provoquaient, au seuil de la mort. Si l'absence de lumière cachait son apparence, l'odeur âcre et répugnante qui emplissait le cagibi en aurait fait vomir plus d'un. Le Faucheur était surpris. Le Docteur n'avait pas retroussé les narines, même quand il avait retiré sa cape, révélant la chaire pourrie qui tombait de son torse.
Bien sur, le Faucheur n'était pas lui-même dérangé par l'odeur, ses facultés olfactives étant faibles, même au sommet de sa forme.
Son hôte avait été clair, il ne devait pas bouger de là, de peur de faire du bruit, de se blesser ou même de répandre une odeur dérangeante, que ce soit pour les voisins, lui même ou pour un visiteur opportun: A cet instant, il avait murmuré un nom, "Batman" mais le Faucheur n'avait aucune idée de qui il parlait.

De toutes façon, cela l'arrangeait. Bouger risquait d'accélérer la dégradation, ou pire, de lui faire perdre un membre. Il fallait préserver la structure de son corps, de façon à ce que la régénération soit plus rapide.

Cela faisait des heures maintenant que le docteur était parti, et le jour touchait à sa fin. Il espéra que rien n'allait arriver et que, il fut submergé d'angoisse à cette pensée, rien n'était arrivé à son sauveur. Il n'avait pas envie de retourner au néant.
Mais que faire ensuite? Cet homme avait parlé de dette et de reconnaissance, nul doute qu'il allait lui demander un service une fois qu'il serait sauvé.

Que faire? Trahir sa parole? Non, il ne voulait pas ressembler à ses anciens tortionnaires, en utilisant fourberie et trahison. Il était le Reaper! Rien ne pourrait être au dessus de ses forces un fois soigné!
Plongé dans ses pensées, il sentit remonter les souvenirs, toujours plus forts, toujours plus violents. Il les refoula avec difficulté sentant sa volonté s'étioler, au même titre que son corps.
Il savait que si ses souvenirs prenaient le pas, il serait fichu. Ses émotions le pousseraient à bouger, à devenir violent, triste ou même suicidaire. Et à ce moment là, ce serait la fin, ses membres tomberaient sous la force de ses coups, son esprit s'évanouirait définitivement, masqué par un dernier soubresaut de sa psyché.

Le silence se fit plus épais. L'ombre pesa un peu plus sur le cadavre presque mort. Au travers des rideaux qui couvraient la fenêtre, une faible lueur, peut être celle de la lune, filtrait, n'apportant ni chaleur ni réconfort.
Que faisait le docteur??

Les souvenirs revinrent, plus fort. Le Reaper gémit. Ne.. pas ... céder.
Jalil lui tendit la main.

***

Jalil attrapa son bras et le tira sur la première branche.

Mais qu'est ce que tu fais? Papa nous a dit de ne pas descendre!

Retirant brusquement la main de la poigne de son grand frère, Gilles gémit .

J'ai très envie de faire pipi, je reviens dès que j'ai fini! S'il te plait....

Jalil fit la moue mais répondit d'un ton compatissant, il aimait beaucoup son petit frère.

D'accord, vas y, mais ne t'éloigne pas trop... et ne fais pas de bruit!!

Gilles lui lança un sourire un peu crispé et s'éclipsa en trottinant, les cuisses un peu serrés. Quelques dizaines de mètres plus loin, il trouva un buisson suffisamment grand et s'y cacha. En se soulageant, il leva les yeux vers les branches de l'arbre qui surplombait sa cachette. On y voyait un petit oiseau, qui chantait doucement, un peu endormi.
Le soleil venait tout juste de se lever, et l'aube projetait sur les feuilles une lueur orangé.
Gilles remonta son pantalon. Au moment de sortir du buisson, l'oiseau s'envola. Troublé par des coups de feu.
Le petit garçon releva la tête, inquiet. Il ne fallait pas faire de bruit, courir jusqu'à son frère aurait été stupide.

Il resta donc là, recroquevillé pendant 20 bonnes minutes.
Après ce laps de temps, il sortit la tête de son abri. Puis, constatant que tout était calme, il partit au pas de course vers l'arbre de son frère. Qu'était il arrivé? De son arbre, il avait dut tout voir. Était ce les rebelles? Peut son père était il enfin revenu, tirant en l'air en signe de ralliement!
Il aperçu l'arbre de Jilal.

Jilal, qu'est ce qui c'est....

Un bras pendait d'une des branches supérieures.

Jil.....

***

Dans l'appartement du Docteur Crane, un gémissement étouffé sembla signaler la présence d'un animal blessé.
Il n'en était rien, c'était un animal agonisant.
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MessageSujet: Re: La mort rencontre la peur   Sam 15 Sep - 13:20

Épuisé, blessé mais encore debout, le docteur Crane traversa la porte de son appartement. Il avait quitté la mort pour rejoindre la nuit. Et elle était passé près de le tuer. Le Docteur avait dut aller chercher loin de son repaire les ingrédients spéciaux pour créer le mélange et redonner de la vie à cet étrange personnage qui était venu le déranger dans sa quiétude. La première partie de la chasse avait bien été, la deuxième fut ponctué de questions et de tour dans les airs. Son coeur s'était débattu dans sa poitrine. Il n'avait pas rit comme le Joker aurait pu le faire non, il avait fermé les yeux le temps que l'horreur s'arrête. Il se remercia d'avoir jeté ce qui lui restait de poudre au visage du justicier qui avait encore oublié de se couvrir le visage. L'exposition l'avait rendu dans une telle rage que Crane n'avait pu fuir le secteur avant de se retrouvé dans les airs à se faire frapper. Il y avait eu quelque chose qui s'était déclenché dans la tête d'un de ses principaux sujets d'expérimentation préféré. Il allait devoir essayer quelque chose pour confirmer sa théorie. à petite dose surement mais une présence presque continuelle. Avec une exposition continuelle, les sujets allaient peut-être développer des symptômes dont il ignorait la provenance.

Il jeta tout ses bagages sur la table à l'entré et s'approcha de son nouveau patient. L'état était de pis en pis. La seule chose qu'il pouvait offrir, était un test chimique dont il allait mélanger ses propres connaissances dans un liquide qui allait redonner la vie à un cadavre dont la peau se détachait sur les muscles presque inexistant. L'odeur n'était pas que dans l'appartement, il l'avait ressentit bien avant d'y mettre les pieds. L'odeur cadavérique était l'une des pires au monde. C'était ainsi qu'il s'était retrouvé avec son masque au visage malgré le sang qui lui coulait du nez depuis sa confrontation avec le Batman. Il maudissait le justicier. Il était libre après tout. Pourquoi ne pouvait-il pas se balader comme une autre personne dans cette foutue ville? Il y avait pire que quelque mort pour faire avancer la science et la découverte psychologique.

Il avait dans son sac tout ce qu'il fallait pour compléter la recette donnée sous un presque dernier soupire. Au moins, le nouvel homme respirait encore. Il gémissait, surement des souvenirs d'une époque lointaine comme il lui avait dit avant de le menacer. Le Docteur retourna à la grande table en appuyant ses deux bras contre la surface. Il balaya d'un grand geste tout ce qui s'y trouvait pour installer son matériel et commencer le mélange. Il n'était pas là pour rassurer le mort, seulement le sauver pour le moment et s'arranger pour en faire un suivant. Il aurait besoin d'aide dans le futur, surtout si il vérifiait les effets de son ancienne toxine, mais en prise continu pendant des heures. Une dose suffisait à vous plonger dans de fortes hallucinations qui sortaient des pires cauchemars. Cette fois, c'était autre chose qu'il avait vu et voulait découvrir quoi.

Ça lui prit des heures, les minutes s'écoulaient lentement alors qu'il suivait les dosage d'un produit qui était maintenant interdit sous peine capital. Les gaz de cette âge était passionnant mais leur effets trop rapides et trop dommageant. Il comptait sur cette nouvelle connaissance pour redonner un souffle à son règne de terreur en commençant par plusieurs cobayes. Il chercherait un vieil endroit désaffecté sous les mêmes proportions que l'asile. Il voulait quelque chose constitué de plusieurs cellules séparées et vitrées pour observer les différents sujets. Constituer même une équipe de spécialiste un peu innocent pour leur faire voir l'intérêt des travaux effectués.

Il fini par créer une potion en grande quantité qui avait une autre sorte d'odeur nauséabonde. Le produit avait l'air assez chimique et pas dans ses cordes pour tenter sur le cadavre avant qu'il ne rende son dernier souffle. Le Docteur arracha son masque après avoir prit un grand respire et essuya le sang qui avec séché sous son nez. Il n'avait pas belle figure en ce moment et n'avait pas eu le temps de fermer l'oeil encore.


«Boire ou étendre je ne le sais pas. Mais c'est prêt si vous voulez toujours essayer. Je ne peux pas faire plus pour le moment.»

Il ne voulait pas en dire plus non plus afin d'éviter de prendre un respire trop vite. Il étouffait à passer trop de temps avec son masque. De plus, il voulait voir les effets de son dure labeur se produire de ses propres yeux. Des larmes commençaient à s'étendre lui embrouillant légèrement la vue. Ce n'était pas de la tristesse et encore moins de la joie. C'était la présence des particules dans l'airs qui irritaient ses yeux, un peu comme les oignons qu'on coupe trop proche de nous. Il ignorait comment l'homme allait appliquer le produit, mais la curiosité le poussait à regarder même si le résultat n'allait pas être de toute beauté. Il était le maître de la peur après tout.

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MessageSujet: Re: La mort rencontre la peur   Ven 21 Sep - 7:47

L'agonie. Décrire l'état du Faucheur à ce moment précis n'aurait pas demandé d'autres termes.
En fait, il ressentait ce qu'il n'avait jamais eu l'occasion de ressentir jusqu'ici: une mort lente et douloureuse.
Dans ses souvenirs, seuls les morts violentes le torturaient, si bien qu'il n'avait aucune idée de ce que pouvait traverser un home lorsqu'il mourrait de faim ou de soif.
C'est à ce moment précis qu'il en faisait l'expérience. Le désespoir l'envahissait, couplé avec la souffrance que lui infligeaient ses membres décomposés.
Il ne ressentait plus rien de son environnement, impossible de dire où il était, ce qu'il faisait, ni même si le docteur était rentré, devant lui, le suppliant de boire la mixture toute préparée.
Cela ressemblait bien à la fin, en effet.

C'est alors qu'il y eu un contact froid dans sa main, plus froid que la mort qu'il l’étreignait. Le contact du verre glacé.
Une fiole, le docteur avait fait son office. S'il ne s'était pas trompé, elle contenait son salut, sa salvation. Mais impossible de lever le bras, ses muscles étant désormais inexistants. Et pourtant il le fallait.

Le Faucheur hurla de rage intérieurement: Comment pouvait il échouer si près du but? La vie était là, entre ses doigts squelettiques, prête à s'échapper mais il ne DEVAIT PAS la laisser glisser et tomber au sol!
La rage lui donna la force qui lui manquait quelques instants auparavant et son corps tout entier s'agita d'un soubresaut. Ce spasme, assez violent projeta la fiole en l'air. Après un vol plané assez court, elle vint se ficher sur le dessus du crâne du cadavre, dans un morceau de cher presque détaché du reste.
Le liquide, désormais libre de s'écouler, se déversa du goulot du petit récipient de verre sur le crane puis le corps du mourant.

L'effet fut aussi fulgurant que répugnant. Sous les yeux ébahis du docteur Crane, le liquide pénétra le corps comme un acide, dans un sifflement sourd. Presque immédiatement, la chair se résorba et les muscles repoussèrent sous ses yeux. Le cadavre gémit, plus fort qu'auparavant, signe que la vie le tirait vers le haut. Une fois les muscles repoussés, veines, tendons et autres organes firent de même, suivis de la peau qui finit par tout recouvrir. Devant lui, nu, dans une mare de morceau humaine n plaine décomposition, se tenait un homme grand, chauve et blanc comme un albinos. Sa stature était impressionnante et son apparence rappelait celle du monstre de Frankenstein. Mais le plus saisissant était son regard. Il n'était plus perdu, égaré, torturé par des souvenirs ou des pensées obscures. Non, il était froid, perçant, plein d'une rage contenue.

Devant le docteur, surpris, se dressa le Faucheur, ressuscité.
Ce dernier, contempla son corps et se releva. Il lança un regard moins froid que de coutume au docteur et dit:

" Merci."

Sa voix était grave et gutturale, mais pas hostile.
Il se saisit de sa longue cape et la mis sur ses épaules, s'enveloppant de noirceur.

" Je vous ai promis un service."

Bougeant sa masse pour la première fois depuis deux jours, il s'agenouilla devant Crane.

"Je suis à vos ordres."

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Jonathan Crane/Scarecrow

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MessageSujet: Re: La mort rencontre la peur   Mer 26 Sep - 12:47

Il aurait procédé de manière plus douce, plus appliqué tel un scientifique devant son travail. Voici une première fiole de gaspillée au profit d'un inconnu a qui il allait confier un autre projet d'un autre ordre. Il était le maître de la peur et allait diriger la ville vers cet effet. Il n'avait pas osé tester le produit dit final sur lui ou un animal. Il voulait le voir de ses propres yeux sur le cadavre qui en avait fait sa drogue ou plus encore, sa survie initiale. Il n'avait surement plus peur de la mort pour l'avoir frôlée aussi souvent, ce qui était intéressant car la bonne majorité de cette ville craignait cela encore plus que n'importe quoi.

Il aurait aimé filmer la transformation. Sans caméra, il se contenta donc de ses yeux pour analyser ce qui se passait. Ce n'était pas qu'une simple régénération mais tout le corps de chair morte semblait prendre vie. C'était la résurrection d'un corps dont l'esprit quittait elle aussi l'enveloppe charnelle. Être plus croyant, il aurait plié genoux et penché la tête comme si le Christ lui-même était là. Mais avec plus de retenu, il garda en respect ce phénomène étrange de l'immortalité supposée. Il pouvait voir tous les membres bougés, les morceaux de chaires tomber pour laisse rune autre repousser. Il n'aurait jamais cru voir l'apparence réel de ce cadavre qui était rentré chez lui en le menaçant le jour d'avant. Il était plus grand et plus fort qu'il ne l'avait supposé au départ. Une arme vivante et surtout dont la mort n'osait pas s'emparer. La science était un bonheur à allouer aux plus grands d'entre eux. Il garderait précieusement le procédé en sa possession.

L'homme devant lui, au cheveux tout aussi blanc que son visage, semblait réellement perdu. Le profil psychologique chronique du soldat qui a trop vu d'horreur et qui revivait tout ce que la vie avait pu lui réserver jusqu'à ce jour. La rage semblait agir comme une lance dans ce regard. Le professeur se remercia d'avoir eut le réflexe de reculer au bon moment. Cette rage était pire que celle que vivait le Batman. L'homme était nu, mais ça ne semblait pas répudier le docteur à ce point. Il avait vu toute sorte de corps, autant vivant que mort pour ne point juger sur la nudité même si il cachait le plus possible le peu de muscle qu'il avait sous des habits amples et un masque déformé.

Il se serait attendu à un coup, une autre menace mais tout ce qui est très loin du merci grave qu'il venait d'entendre. Ce fut ce seul mot qui déstabilisa Scarecrow. On ne le remerciait jamais pour ses expériences, pour ses efforts et ses démonstrations. Il n'était qu'un fou de plus à l'Asile d'Arkham qui sortait pour bonne conduite et qui recommençait ses plans machiavéliques sous l'emprise d'une folie de la peur. Il était craint mais jamais remercié. Ce coup le surpris davantage que tout.

Il semblait théâtral dans tout ce qu'il entreprenait. Il aurait fait un bon acteur si l'art de la guerre ne l'aurait pas autant détruit. La cape de nouveau sur ses épaules, même si celle-ci transpirait encore la mort et la chair putréfiée, il s'agenouilla devant le maître de la peur, prêt à lui rendre tous les services qu'il aurait eu dans la tête. Il jubilait devant cet homme qu'il venait de sauver car il pouvait effectivement lui demander ce qu'il voulait. Il repensait à toutes les contusions qui s'était dessinées sur son corps. Il aurait pu envoyer sa rage contre le Batman qui était sans doute encore dans son lit à vouloir tout détruire. Une nouvelle expérience allait commencer, ce n'était pas immédiatement qu'il avait besoin de services et de donner un ordre. Il avait besoin de réfléchir, ce qu'il n'avait pas fait depuis des jours afin de rassembler tous les objets nécessaire pour cette vision unique du corps. Les bleus en valaient la peine et la douleur.


«Tu devras attendre ma demande car pour le moment, rien n'est encore certain. Réserve tes forces pour le jour où je te demanderai un service, peut importe les alliés ou les ennemis que tu te ferras.»

Il recula de la position du reaper, prêt à entamer une nouvelle procédure afin d'installer un vent de panique et tester ses croyances sur les effets qu'avait ressenti Batman. Il allait avoir besoin d'un fond, de l'argent et une bâtisse fermée sans que son nom n'apparaissent. Un homme qui avait de l'argent et qui n'était pas encore associé à la mafia. Le plan se mettait tranquillement en schéma. Scarecrow allait revivre comme la mort venait de renaître sous son toit.

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