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 L'heure de vérité

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Le Pingouin

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Localisation dans Gotham : Iceberg Casino

MessageSujet: L'heure de vérité   Mer 31 Oct - 22:05

Assied dans une banquette de la section VIP du casino Cobblepot sirotait un martini encercler de deux jolies femmes. Alors qu'il semblait être le paroxysme du bonheur, c'était l'angoisse qui le rongeait. Depuis le début de la journée, il n'avait presque rien mangé, il ne s'attendait pas à se ressentir autant de pression à l'annonce de cette nouvelle. Il était maintenant 17.30h et on l'avait appelé pour lui dire que les tests étaient prêts, on lui apporterait sous peu.

Ce n'était pas le fait que Wilkes ne soit pas son fils qui le faisait fumer une cigarette après l'autre. C'était le fait qu'il pouvait être son fils. Durant tout ce temps, cette éventualité l'avait à peine effleuré, mais là elle commençait soudainement à prendre forme. Dans le fond, c'est vrai que Wilkes lui ressemblait quand même beaucoup, la même carrure, le visage, même les manières des fois. Mais qu'est-ce que ça voulait dire pour Oswald? Avoir un enfant? Il avait une vie qui ne convenait pas du tout à un enfant. Pas de femme, fait carrière dans le vice et sa c'est sans parler de ses activités illégales. Un casino ce n’était pas un endroit pour élever un enfant.

Il repoussa la main d'une des femmes qui voulait lui flatter dans le dos. Oswald se dit qu'il était bien loin de la famille américaine classique. En même temps, lui sa famille était tout se qu'il y avait de classique, un père, une mère 4 enfants... et c'était tous des trous de cul (sauf sa mère évidemment). Comme quoi les clichés de "l'american way" avaient la vie dure. Et puis des modèles de mère il en aura partout... Wilkes avait aussi 16 ans? 17 ans? Il s'en rappelait plus, mais c’était presque un adulte. 4 ans à peine avant sa majorité, il était pratiquement élevé cette enfant. Élevé par une putain, mais élevé quand même.

Il vit Dereck entré dans la pièce avec une enveloppe dans les mains. Voilà, il allait savoir dans quelques minutes.

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Wilkes Welhet

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MessageSujet: Re: L'heure de vérité   Ven 2 Nov - 9:49

Ce soir non plus, je n’ai pas réussis à m’endormir, la tête remplie de doutes et de craintes, impossible pour moi de fermer les yeux de la nuit. Je passais mon temps à les rouvrir après seulement quelques secondes d’obscurité totale, inutile de chercher une position stable je finissais toujours pas me redresser en position assise en poussant de long soupir de rage. Pourtant j’étais épuisé, la journée que j’avais passé était on ne peu plus éprouvante et je pensais arriver à faire le vide dans mon esprit une fois la nuit venue, mais visiblement je me trompais. Alors j’avais vu chaque heure, chaque minute, chaque seconde défiler les unes après les autres, me demandant quand est ce que mon calvaire prendrait fin, je ne pouvais m’empêcher de me poser une foule de question, l’impatience mêlée à l’appréhension avait eu pour effet de me rendre complètement insomniaque depuis déjà deux nuits. Je m’efforçais de paraître en forme et pourtant je me sentais de plus en plus fatigué, je n’avais qu’une hâte que « demain » arrive enfin et que nous soyons enfin fixé.

Depuis que j’avais débarqué pour la première fois à l’Iceberg Casino je n’avais jamais cessé de croire ce que les services de protection de l’enfance m’avaient confirmé à savoir que Cobblepot était mon père biologique. Mais depuis peu je commençais à douter du contraire, moi qui pourtant avait une confiance absolue en ma mère je commençais à douter d’elle. Bien malgré moi d’ailleurs. Si jamais j’apprenais que ma seule bienfaitrice m’avait trompé, je n’aurais surement plus le loisir d’avoir confiance en qui que ce soit, j’avais déjà suffisamment perdu ma foi en l’humain. Je ne pouvais donc qu’espérer, espérer l’impossible car personne ne semblait y croire, pas même mon hôte d’ailleurs en y repensant, j’avais presque l’impression que même si le résultat du test ADN était positif, quelque chose clocherait. Cobblepot n’avait pas du tout l’air favorable à l’idée que je sois son fils, alors qui sait, peut être que même si la vérité lui éclatait au visage il trouverait un moyen de la contourner pour faire jouer les choses en sa faveur. En y repensant je n’avais pas une très bonne image de mon supposé géniteur pour que je pense de cette façon.

Alors j’avais attendu, attendu et encore attendu que le soleil pointe enfin et que le réveil sonne. Enfin ! Mais mes angoisses n’avaient pas disparues, bien au contraire, elle c’étaient renforcé puisque maintenant il fallait encore attendre. Il était encore très top et les résultats n’arriveraient surement que plus tard. J’avais passé un long moment à me préparer, j’avais fais tout mon possible pour me vider l’esprit, même faire le tour entier de la structure profitant qu’il n’y avait encore personne dans les locaux mais il n’y avait visiblement rien à faire. Même me poser un moment devant l’enclos où se trouvaient les pingouins ne m’avait pas permis de me calmer alors que cet endroit m’aidait en général beaucoup à me changer les idées. Puisque rien n’y faisait, je m’étais décidé à retourner dans la pièce qui me servait de chambre et d’attendre. Une heure, puis deux, puis trois, ça passait beaucoup trop lentement. J’aurais pu devenir fou si je n’avais pas fini par tomber de fatigue vers midi. J’étais parti dans un sommeil maintenant profond, enfin un peu de repos. Mais alors que je pensais enfin avoir trouvé un peu de tranquillité, je me réveillais en sursaut lorsque je sentis quelqu’un m’agripper pour me réveiller. En jetant un regard réflexe au réveil je pu voir qu’il était un peu plus de cinq heure et demis du soir. Au fond de moi je savais bien pourquoi on était venu me chercher. C’était l’instant de vérité, le moment que j’attendais enfin depuis plus d’une semaine et mon cœur battait à cent à l’heure de savoir ce qu’il allait en être.
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Le Pingouin

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MessageSujet: Re: L'heure de vérité   Ven 2 Nov - 10:29

Oswald avait l'enveloppe dans les mains, mais n'arrivait pas à l'ouvrir. Les filles qui auparavant ornaient sa glorieuse personne venaient de disparaître d'un seul geste de main. Les yeux n'osaient pas se porter sur l'enveloppe jaune qu'il tenait dans ses mains. C'était plutôt vers la table de roulette qu'ils se fixaient. C'était ironique, de penser que Cobblepot qui régissait le plus grand établissement de hasard et de destin se retrouvait ainsi prisonnier de ce qu'auparavant il avait passé sa vie à contrôler. Il regardait les parieurs jouer une paye entière de salaire sur 1 seul numéro. Lui il avait parié sa vie entière sur un tas de filles, et une seul avait été "gagnante". C'était un des moments les plus intenses de sa vie.

Il finit sa cigarette et l’éteint dans le cendrier noir de la table ronde. Normalement il ne devait pas fumer à l'intérieur (dans les zones publiques) mais là c'était force majeurs. Il prit regarda une dernière fois la table de jeu. Il put voir que comme à l'habitude le casino gagnait, et que le malheureux venait de tout perdre. Il eut une petite boule dans la gorge qui lui rappelait qu'il jouait également quelque chose dans cette histoire. Il décacheta l'enveloppe tranquillement en utilisant le coupe-papier que Dereck lui avait apporté en même temps que le message des laboratoires de génétiques.

L'enveloppe était maintenant ouverte et Oswald tenait dans ses mains le papier. Il hésita à le déplier pour voir le résultat. Mais il fallait se résoudre à savoir la vérité, car de toute façon le statu quo n'était plus acceptable. Il déplia donc la lettre et la lit sans dire un mot. Il tenta de garder un visage impassible, mais ses pupilles le trahir. La nouvelle avait été assimilée par son être. Les pupilles dilatées c'était peu, mais c'était quand même un signe. Dereck qui n'avait pas bougé encore attendait une réponse qui ne vint pas.

Oswald remit la lettre dans l'enveloppe. Il se leva en s'appuyant sur la table. Il faillit perdre pied, était-ce sous le choc ou sa physionomie lui avait-elle encore faire manquer de solidité? Cobblepot se leva et marcha jusqu'à l'iceberg géant qui montait jusqu'au deuxième étage. Dans le bas l'iceberg avait des pingouins et beaucoup plus de vie. Il séparait entre autres la salle de spectacle, le restaurant et la boîte de nuit. Mais en haut il séparait surtout le bureau/entrepôt de Cobblepot et les salles réservé pour le jeu. Il s'accota sur le rempart de sécurité. Il avait toujours la lettre dans les mains.

Allez chercher Wilkes.

Dereck qui l'avait suivi partit prestement. Cobblepot regardait le sommet de l'iceberg qui trônait au centre. Il entendait les pingouins dans le bas lancer leurs petits cris signe que leur repas du soir s'en venait. Il ne pouvait s’empêcher de faire l'analogie des évènements à venir pour lui. Le sommet de l'iceberg était certes défini, mais ce qui se cachait en dessous était beaucoup plus dangereux et malsain. Oswald réfléchit, s'il laissait tomber la lettre, elle allait dans l'eau et un des pingouins la dévorait probablement, ainsi il aurait le choix de ce qu'il ferait de Wilkes, sans que celui-ci lui soit imposé.

Il se donnait jusqu’à l'arrivée de Wilkes pour y penser... détruire la preuve, ou pas...

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MessageSujet: Re: L'heure de vérité   Lun 5 Nov - 16:24

Je venais expressément d’ouvrir les yeux, me crispant au contact de la main qui était venue me tirer du royaume des songes. Après un réveil plutôt brutal, je me laissais émerger quelques secondes avant de reconnaître l’homme qui nous avait accompagnés au cimetière la veille. Il avait beau simplement me fixer, je savais déjà pourquoi il était là, le second coup d’œil vers le réveil n’était finalement qu’un geste inutile pour me prouver que je n’étais pas encore entrain de rêver. Je peinais tout de même à sortir de mon état de fatigue qui ne me donnait qu’une envie, refermer les yeux pour encore quelques heures, mais l’angoisse et la curiosité m’aurais surement empêché de me rendormir, ou alors j’aurais certainement passé le reste de la soirée et de la nuit a cauchemarder sur les résultats du test ADN, car même si ça n’avait pas été précisé, c’était évident qu’il s’agissait de la raison de la venue de Dereck.

Je finis donc par me lever, une douleur atroce me tordant l’estomac. J’avais presque l’impression de me consumer de l’intérieur tant mon appréhension était grande, je m’efforçais cependant tant bien que mal à paraître naturel, dans la plus grande neutralité et pourtant le bas de mon visage crispé me trahissait. Alors que je marchais en direction de mon futur destin, je me remémorais encore les paroles de Cobblepot, du début de notre rencontre jusqu’à hier dans le Mausolée, je me souvenais mieux que n’importe qui que si les résultats n’était pas concluant j’allais au devant de gros, très gros ennuis. J’aurais voulu rester confiant, mais plus je me persuadais que mon hôte était bien mon père, plus j’avais peur, bizarrement, je ne savais pas encore quel diagnostique m’effraierais le plus, si c’était le « non » je pouvais faire mes baguage et quitter la ville voir même envisager l’exode à l’autre bout du monde et si c’était le « oui » est ce que ca changerait quoi que ce soit à ma situation actuelle et est ce que Cobblepot en tiendrait compte ou finalement ne choisirait-il pas dans tous les cas de se débarrasser de moi ?

J’avais l’impression qu’aucune situation n’allait à mon avantage… désolé maman mais j’ai bien peur que tes rêves ne s’écroulent, finalement j’aurais du t’écouter, mais il faut croire que j’ai été trop bête pour voir le traquenard arriver. J’avançais péniblement jusqu’à voir enfin apparaître la silhouette de mon hôte se tenant contre la rambarde de sécurité face à l’immense Iceberg qui descendait jusqu’au rez-de-chaussée avec à son pied le banc de pingouins, d’ordinaire l’ambiance de ce grand enclos avait pour effet de me calmer, de me changer les idées et de profiter d’un bref instant de sérénité, j’aimais beaucoup cet endroit, mais aujourd’hui me tenir au dessus des nombreux oiseaux ne me procurait absolument aucune sensation d’apaisement. Je jetais un bref regard en bas avant de rejoindre Cobblepot.

« Je suis là……… » Murmurais-je doucement

Intimidé et éviscéré par l’angoisse, je serrais d’une main la rambarde pour me donner une posture plus droite, à première vu on aurait pu croire que je n’étais pas si nerveux que ça, presque détendu, la respiration lente et contrôlé, ma voix ne tremblait pas non plus, tout pour faire penser que je maîtrisais parfaitement la situation alors qu’intérieurement c’était le désordre complet, l’anarchie la plus totale et l’angoisse m’assénait une douleur chronique impossible a faire disparaître tandis que mon cœur s’accélérait. Qu’on me dise enfin ! Que j’apprenne si mes peurs sont fondées ou ridicule, que je connaisse enfin la vérité… que je sache si tu m’as trompé… maman.
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Le Pingouin

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MessageSujet: Re: L'heure de vérité   Lun 5 Nov - 17:35

Cobblepot tenait toujours l'enveloppe dans ses mains quand Wilkes arriva. Il regarda une dernière fois dans le vide en tenant l'enveloppe jaune de ses mains. Wilkes était à côté de lui. Il se dit qu'au final probablement que le fait de ne pas avoir jeté l'enveloppe encore était la décision qu'il avait pris. Il se retourna et s'accota le dos sur la rambarde. Il soupira. Puis regarda Wilkes. Il fallait l'avouer maintenant qu'il arrêtait de se voiler la face. Wilkes ressemblait énormément à Oswald. La corpulence, le nez, les yeux, la taille tout était la génétique d'Oswald. Il retenait de sa mère aussi, mais ses traits ne venaient que confirmer le résultat.

Il tendit l'enveloppe à Wilkes.

Tien, tu va devoir faire changer ton nom.

L'enveloppe avait quitté ses mains. Il ne savait pas trop comment réagir. C'était plutôt un malaise qui s’était installé. Au fond de lui, il devait l'avouer il était content. C'était comme défier la mort. Il se prolongeait dans l'histoire et le temps, par une progéniture. En plus, c'était une bonne façon de rendre hommage à sa mère en lui permettant de vivre encore une génération. De plus ça le rassurait, lui qui c'était toujours cru incapable de procréer et qui se sentait un peu moins "hommes", pour cette raison. Mais maintenant c'était chose du passé, ainsi que sa peur de disparaître. Il ne restait plus maintenant que de faire sa place dans le monde.

alors.. Euh... t'en dis quoi? Tu ... t'attends à quoi de moi maintenant qu'on est sait?

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MessageSujet: Re: L'heure de vérité   Jeu 8 Nov - 16:59

Nos regards c’étaient croisés. Un temps. Un long temps. Peut être pas si long mais c’est l’impression que j’avais ressentis, l’impression d’être observer, détaillé, mais je ne dis rien, me contentant de conserver un regard encore vide mais remplis d’interrogation. Finalement, l’enveloppe quitta les mains de mon hôte pour se retrouver dans les miennes, je ne réagis pas tout de suite à sa première remarque, disons que j’étais bien trop concentré sur le papier pour y faire vraiment attention… pour l’instant, en fait j’avais entendu, mais c’est peut être que mon cerveau n’avait pas pu analyser la phrase correctement tant elle semblait impossible.

Intérieurement je ne pouvais pas m’empêcher de me dire que j’avais rêvé, c’était peut être trop beau pour être vrai. Mais lorsque je sortis la lettre de l’enveloppe et que la vérité se présenta à moi comme le saint Grâle, j’écarquillais les yeux de surprise, mes doutes se dissipèrent enfin, tout comme mes peurs insatiables, elles disparurent, au fur et a mesure que mes prunelles se posaient sur la feuille de papier pour relire encore et encore la même chose, la relire pour être sur que je ne comprenais pas de travers, la même chose pour me dire que ce n’était pas une simple illusion. Je reste muet un instant, à présent je comprends. Changer de nom, pour prendre celui de mon père, s’il y a bien une chose à laquelle je ne me serais jamais attendus c’est celle là. Est-ce que ce n’est pas un peu… précipité ? D’un autre côté j’ai plus l’impression qu’il s’agit d’une affirmation que d’une question et je préfère encore faire profil bas pour le moment, alors je me contente de garder le silence en hochant de la tête, mon regard toujours rivé sur les résultats du test ADN.

J’avais presque l’impression d’être revenu au point de départ, je me sentais à nouveau terriblement gêné, une sensation de malaise assez désagréable mais pourtant, je sentais plus qu’au fond, la joie primait sur toutes mes autres émotions du moment, il y en avait tant qui se bousculaient en ce moment pour se faire une place, et pourtant, c’était un soulagement immense que je ressentais, la satisfaction de me dire que ma mère ne m’avais pas mentis et qu’elle n’aurait jamais cherché à profiter de qui que ce soit, la satisfaction de savoir, même si c’était encore trop récent pour le laisser montrer, que je n’étais plus seul. Toute ces fois où j’avais envié des gens qui ne le méritaient même pas tout simplement parce qu’ils avaient une figure paternelle près d’eux, à présent je n’avais plus aucune raison de les envier, je pouvais simplement les traiter comme ce qu’ils étaient finalement… des moins que rien ! En fait au bout du compte, j’étais content de pouvoir affirmer que ma mère avait tord, même si ca ne semblait pas facile pour lui, mon père avait décidé de m’assumer.

Il y eu un bref instant ou la gêne générale dominait l’ambiance, mais finalement Cobblepot repris la parole, à sa question mon regard se posa sur lui, incrédule. Qu’est ce que j’attendais de lui ? Bonne question, à vrai dire je n’attendais rien, mes hypothèses ne s’étaient jamais portées aussi loin, en arrivant pour la première fois à l’Iceberg Casino je ne pensais même pas franchir la porte d’entrée, alors me demander ce que j’attendais de mon nouveau parent c’était beaucoup trop. Même sans réfléchir rien ne vint, je ne pouvais pas lui demander de rattraper ces 17 dernières années de toute façon c’était bien trop tard maintenant alors je me contentais de répondre…

« Oh, je… rien… vous avez déjà fais tellement pour moi, je voudrais pouvoir vous rendre la pareille… faire… faire quelque chose pour vous… être utile !»

Si je ne me contrôlais pas aussi bien j’aurais certainement fini par rougir tant j’étais gêné j’avais un mal fou à faire en sorte de ne pas bégayer. Ma voix gardait un ton neutre et calme, si jamais je me précipitais dans mes mots, je m’embrouillerais surement dans ce que je voulais dire, mes idées étaient déjà suffisamment flou comme ça ! Mais qu’est ce que j’aurais pu faire pour lui, en dehors de mes petites activités secrètes que j’avais du mettre de côté le temps de retrouver mon géniteur, je ne savais pas grand-chose, je me sentais bien démunis, mais ma motivation c’était tout d’un coup retrouvée à son apogée, maintenant que je savais je ne pouvais plus me permettre de rester passif, je voulais gagner le respect de mon hôte et prouver ma valeur afin qu’il ne regrette pas son choix.
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MessageSujet: Re: L'heure de vérité   Jeu 8 Nov - 17:55

Oswald regarda Wilkes avec une nouvelle tendresse, mais aussi un regard de père sévère. Il n'avait rien demandé se qui était une bonne chose. Il avait offert ses services démontrant ainsi son désir de payer sa dette. Parce que oui Cobblepot considérait que Wilkes avait une dette envers lui pour deux raisons, la première tous les préparatifs funéraires et deuxièmement, parce que Oswald, lui avait donner la vie. Il aurait pu contrebalancer la dette en se disant qu'il avait été absent 17 ans de sa vie, mais il se plaidait l'ignorance à lui même. Si sa mère l'avait informé, il aurait fait quelque chose, mais comme il ne le savait pas, ce ne pouvait pas être sa faute. Oswald retrouvait son aplomb. Après tout, il était un leader naturel, il était à la tête de l'organisation la plus puissante de Gotham (exception faite de la ligue, mais ils avait des centenaires d'avance sur lui) et il la menait d'une main de fer. Il pourrait mener un adolescent.

Okay, Wilkes. On va prendre les choses en mains.

Cobblepot se mit à marcher faisant signe à Wilkes de le suivre. Il marchait doucement en allant vers son bureau. Il se mit a donner des marches à suivre à Wilkes sur, ce que ça signifiait d'être un Cobblepot. Car ce n’était pas un nom qu'il venait de gagner, c'était une histoire riche et pleine de prestige.

Première des choses, ton habillement. Un Cobblepot doit toujours être habiller chic, jamais de linge de rue. On ne suit pas la mode, on porte un nom et on doit afficher le prestige. Je mettrai un chauffeur à ta disposition demain tu iras te choisir des vêtements.
Deuxièmement, tu réponds avec plus d'aplomb à partir de maintenant. Je ne veux plus de bégaiement ou d'hésitation, tu es un Cobblepot tu te comportes comme tel, ne montre plus de signes de faiblesse, jamais. Dans la vie, les gens de juges sur le paraître, sur tes actions, sur que se que tu à l'air de refléter, maintenant tu représentes ma maison, l'iceberg Casino.
Troisièment, on va te trouver un emploi ici. Tu ne peux pas servir au bar t'es trop jeune, sinon il y a peut-être le restaurant... en tout cas qu'elle sont tes talents? Il y a quelque chose que tu sais bien faire?


En passant la porte de son bureau, il alla s'asseoir derrière.

On va devoir aussi changer ton nom de famille, ce n'est pas une question d'envie, c'est surtout pour éloigner les services d'enfances, et surtout pour que je puisse faire l'ouverture d'un compte de dépense pour toi. On peut le faire avec ton nom actuel, mais ça sera plus compliqué et surtout plus long, et on ne va pas te laisser sans argent.

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MessageSujet: Re: L'heure de vérité   Mar 13 Nov - 17:09

Je n’avais rien pu demander, de toute façon je n’avais rien à demander et même si ça avait été le cas, je me serais bien gardé d’en parler. A partir de maintenant tout allait être différent, c’est comme si j’avais la chance de pouvoir démarrer une nouvelle vie, une vie loin de celle que j’avais vécu par le passé. Peut être plus dure, peut être plus active, maintenant je ne pourrais pas me contenter de rester là et de regarder le temps passer comme j’avais le loisir de faire avant, désormais mon mode de vie prenait une nouvelle tournure. Dans le fond, c’était peut être ce a quoi je m’attendais, après avoir passé quelque jours aux côté de Cobblepot je me disais bien qu’une fois que les choses serait mises au clair, je n’allais pas continuer à faire comme si de rien était, il fallait que les choses évoluent, il fallait que je gagne ma place, une sorte de défis personnel que je m’imposais afin d’admettre ma nouvelle situation. Même si je voulais démontrer toute la motivation dont j’étais capable, je ne me sentais pas encore vraiment membre de cette famille. Je rencontrais mon père après 17 ans d’absence, et il était l’opposé parfais de ma mère qui à toujours vécu pour me protéger, m’aimer et faire en sorte que ma vie soit la plus douce possible. Aujourd’hui tout était différent et je devais faire face à une nouvelle figure parentale. Passer d’un extrême, à un autre.

Faire profil bas, c’était encore ce que j’avais de mieux à faire, garder ce masque qui dissimule chacune de mes émotion afin de demeurer effacé et indéchiffrable aux yeux de n’importe qui. Lorsque mon hôte m’indiqua de le suivre, j’acquiesçais sans rien dire ce qu’il avait à dire était surement important et je l’écoutais avec toute l’attention dont j’étais capable. Mes yeux rivés droit sur mon nouveau père, j’assimilais toutes ses paroles avec une certaine appréhension, c’est comme si en l’espace d’une seconde toute mon innocence s’écroulait dans une montagne de gravas. Plus fier, plus grand, je devais voir toujours plus, et pourtant, je redoutais. Je redoutais d’être en dessous de tout ça, jamais je n’avais eu la chance de faire mes preuves par le passé, a qui aurais-je pu prouver quoi que ce soit, ma mère n’avait jamais douté de moi, les autres… ils n’étaient qu’un ramassis d’imbécile à qui je n’avais strictement rien à prouver, je me fichais pas mal de ce qu’ils pouvaient penser à mon égard. De temps en temps, j’hochais la tête pour montrer que j’écoutais et comprenais ce qui m’était dit.

Est-ce qu’il y a des choses que je sais faire en particulier ? La question était plutôt embarrassante en y repensant, je ne possédais aucune compétence particulière pour me mettre en valeur. J’ai toujours pensé que j’étais doué pour manipuler les mots et maîtriser les informations qui m’entouraient, c’était d’ailleurs grâce à ça que j’avais pu mettre au point mon petit trafic d’influence alors que je me servais des clients de ma mère pour mes propres affaires… mais il était strictement hors de question que je parle de ça à Cobblepot, ça n’avait rien de très légal qu’est ce qu’il penserait de moi ? Alors au lieu de perdre mon temps à réfléchir je répondis simplement avec assurance.

« Tout, je peux tout faire ! »

Je suis toujours parti du principe que rien est impossible à apprendre, j’avais certaines capacités pour mémoriser, retenir, je ne mettais jamais bien longtemps à apprendre étant donné ma motivation à me développer. Je voulais simplement devenir quelqu’un et montrer à tous ceux qui m’avais jadis méprisé qu’avec de la volonté on peu toujours parvenir à ses fins.

La conversation ou plutôt les explications se poursuivirent, c’est bien ce que j’avais cru entendre tout à l’heure, j’allais devoir changer de nom de famille, c’était peut être la partie que j’appréciais le moins pour le moment. Déjà que je ne tenais pas grand-chose de ma mère, si en plus de ça on m’enlever son nom alors qu’est ce qu’il me resterait d’elle ? Mais visiblement le choix était déjà tout désigné, et je n’avais pas mon mot à dire. Mon regard se perdit un temps dans le vide, je devais me faire à cette idée, même si je m’en serais volontiers passé. Je n’avais pas vraiment écouté les raisons qui devaient me pousser à changer de nom, j’essayais simplement de me convaincre que c’était encore la meilleure chose à faire, c’est surement ce qu’elle aurait voulu pour moi, mais ce n’était pas vraiment mon cas.

« Oui d’accord… »

Puisqu’il allait en être ainsi, autant que je m’y face tout de suite, je finirais bien par m’y habituer.
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Le Pingouin

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MessageSujet: Re: L'heure de vérité   Mar 13 Nov - 18:22

Le petit avait tout acquiescé sans discuter. C'était à la fois rassurant et inquiétant. Rassurant, car il n'avait vraiment pas envie de se faire tenir tête par un adolescent. Il ne le supportait pas d'un adulte qui était techniquement en position d'autorité, il ne l'accepterait certainement pas de la part de quelqu'un qui le considérait comme un subalterne. C'était inquiétait, parce qu'il n'avait vraiment pas envie d'un fils qui soit une pâte molle et flasque. Si Wilkes était quelqu'un sur qui on pouvait piler sans que celui-ci se révolte ou fasse valoir son point, on allait avoir un problème. Cobblepot l'avait accepté comme fils, il devait s'en montrer digne, si Wilkes paraissait faible, Oswald le paraîtrait aussi .

Parfait, je ferai préparé les papiers tu les auras demain, tu n'auras qu'a signé et ton changement de nom sera actif dans moins de 3 jours. J'ai des amis dans le domaine judiciaire et dans la fonction publique ton dossier sera traité en priorité. À partir de maintenant, tu n'as plus à t'inquiété des services de protections de l'enfance. Nous allons également te renvoyer à l'école, sous ton nouveau nom. L'éducation c'est importable, je te conseille la fiscalité et la comptabilité, c'est là qu'on fait le vrai argent. Mais tu es encore jeune on verra plus tard. Ne t'inquiète pas tout sera payer rubis sur l'ongle.

Il écrivit ses pensées afin de ne pas les oublier. Il avait sorti un crayon qui parcourait le papier aussi vite que Oswald parlait. Tout devait être entré dans un nouveau registre qui serait au nom de Wilkes. Ça permettait au Pingouin de garder une trace de ses conversations. Ça n'avait rien d'illégal, mais le registre serait également rangé dans le coffre auto-destructible qu'il cachait dans son entrepôt.

Pour le boulot, en attendant tes 21 ans, on va te mettre aux cuisines. C'est les femmes qui servent aux tables, pas les hommes. Tu seras donc à la vaisselle pour l'instant, mais je demanderai a chef qu'il te montre quelques petits trucs, si tu pouvais aider au petit déjeuner ça serait déjà sa de prit. Je gère, un restaurant 5 étoiles, donc même si tu trouves l'emploi chiant je m'en fiche, il doit être bien fait. Une assiette sale n'est pas tolérable. Pour ta chambre tu pourras garder celle au sous-sol.

Oswald ouvrit un tiroir et en sortit une carte blanche. Il y avait des mots écrits dessus qui n'avaient visiblement aucun sens.

Tien, avec ça tu pourras décoré comme tu veux. En attendant, que ta situation soit régularisée et qu'on t'ouvre un compte de dépense, utilise cette carte. Tu ne devrais pas manquer d'argent. Donc voilà. Si tu a des choses à dire, je t'écoute. Sinon pour moi l'entretien en clôt pour l'instant.

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MessageSujet: Re: L'heure de vérité   Dim 18 Nov - 18:38

Tout se mettait lentement en place, et plus le temps passait plus je sentais mon passer se retirer loin de moi, à la fois satisfait, à la fois inquiet, a partir de maintenant j’étais incapable de dire de quoi l’avenir serait fait, mais une chose était sure, je ferai tout pour qu’il soit bien mieux que celui que je m’étais apprêté à vivre. Retourner à l’école… ça non plus ce n’était pas une idée qui m’enchantée vraiment, mes derniers souvenir de la scolarisation c’était des années de souffrances et de solitude, n’importe qui dans mon cas aurait fini par abandonner ses études pour se morfondre et passer a autre chose. Moi-même combien de fois aurais-je souhaité qu’un cataclysme éclate un jour m’empêchant de rejoindre ce lieu de torture physiologique, et pourtant je n’ai jamais manqué à mes engagement parce que ma mère travaillait dure pour payer mes études, parce que malgré tout j’aimais apprendre. Ca commençait à faire un petit moment que je n’avais pas remis les pieds en cours, mais l’école avait surement due être prévenue et quand je retournerai là bas se sera surement encore pire qu’avant. Malgré mes appréhensions je me surprenais à pensait que peut être… juste peut être… les choses changeraient.

La conversation se poursuivait, dans un sens plutôt unique, étant donné que je n’étais pas du genre à parler pour ne rien dire, je préférais encore écouter les paroles de mon père plutôt que de passer mon temps a répéter « oui » ou « d’accord » c’était agaçant à la longue et ça ne servait au final pas à grand-chose, comme on dit, le silence est souvent la meilleure des réponse en cas d’approbation. Pour le moment aucune question ne me venait à l’esprit, on aurait presque dit que le discourt était calculé de façon à ce qu’aucun sujet ne soit écarté et au final les informations me parvenait avant même que je n’ai l’occasion de demander quelque chose. Je le voyais consigner ses paroles par écrit sans vraiment me demander ce qu’il allait faire de ça, de temps en temps mon regard se posait sur la feuille griffonnée par curiosité de voir ce qu’il y marquait mais concrètement je devais avouer que je ne comprenais pas grand-chose à l’écriture.

La suite de l’entretiens commençais sérieusement à me faire douter du pourquoi j’étais là, je venais de retrouver un père et j’avais l’impression de me retrouver à un entretiens d’embauche pour un emploie saisonnier, est ce que je n’étais en fin de compte que de la main d’œuvre à ses yeux ? D’un autre côté c’est moi qui avait demandé à pouvoir faire quelque chose pour le remercier pour tout ce qu’il avait fait pour ma mère et pour moi, mais là… Sur ce point je n’avais peut être pas vraiment à m’inquiéter, même un abrutit fini peut faire la vaisselle, et dans mon cas, je connaissais aussi quelques choses en cuisine, pas de raison de stresser pour çà. Ce qui me gênait le plus c’était encore ca façon de me parler… glaciale… je ne m’attendais pas à un quelconque élan d’affection non ! Mais la encore c’était loin de ce à quoi je m’attendais venant d’un père. Il me faudrait certainement un bon moment pour me faire à la situation. Là encore j’acquiesçais en silence.

Je m’avançais pour me saisir la carte que me tendais Cobblepot, toute blanche, c’était la première fois que je possédais une telle chose, mon regard rivé sur le petit objet, je la retournais dans un sens puis dans l’autre, j’étais loin d’être quelqu’un de dépensier mais j’appréciais tout de même le geste. La conversation pris finalement fin, et encore une fois, aucune interrogation ne me venait à l’esprit.

« Je n’ai rien à ajouter…… merci encore… »

Mon regard se portait droit sur mon interlocuteur, montrant l’étendue d’une motivation nouvelle, mais aussi une certaine distance, considérer officiellement cet homme mon géniteur était encore dur, ajouter à cela mon manque cruel d’extériorisation, j’avais longtemps été renfermé sur moi-même ne m’ouvrant qu’à ma mère et personne d’autre, introduire un «inconnu » dans cet ouverture était encore impossible, cette conversation en été l’exemple flagrant. Je quittais alors la pièce avec une certaine amertume et pourtant c’était un nouveau départ et partir du plus bas permet de ce dire que la situation ne peut qu’aller en s’améliorant.

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