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 Quand le lézard n'est pas là, les rats enquêtent (pv. Ravager)

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Stephanie Brown/Spoiler

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Localisation dans Gotham : Là où il y a de l'espoir

MessageSujet: Quand le lézard n'est pas là, les rats enquêtent (pv. Ravager)   Mar 23 Oct - 21:50

La valise qui se trouvait sur le bureau de Stephanie était verrouillée par son système de combinaison à cinq chiffres. Son revêtement en aluminium texturé produisant des zones de lumières assez inusitées par la réflexion du soleil sur sa surface réfléchissante. Le soleil amorçait sa descente et les tâches lumineuses sur le plafond descendaient elles aussi sur le mur de la chambre de la jeune femme en devenait plus grandes et plus flous à cause de la distance. Trônant sur le meuble de travail, la valise attendait impatiemment de révéler ses secrets.

Il y avait deux jours, la mallette se trouvait entre les mains d’un vendeur de drogue qui s’apprêtait à vendre sa marchandise. Le contenu de la valise était une quarantaine de petits sachets d’une poudre rougeâtre, chacun de même masse. C’était du rougre : Une drogue récente qui avait causé de nombreuses mortalités chez les junkies de l’East Side. Spoiler avait réussit à dérober la marchandise, après confrontation. C’était là le premier indice qu’avait remarqué Spoiler.

Les vendeurs de drogues étaient habituellement assez peureux lorsqu’il en venait aux justiciers de Gotham. Ils n’offraient que très peu de résistances, sauf s’ils étaient sous l’influence d’un de leurs précieux produits. C’était les criminels que Stephanie considérait les moins dangereux lorsqu’il en venait à la confrontation. Préférant demander pitié, jurer de ne jamais le refaire et même de donner un pot-de-vin, les vendeurs de drogues ne s’en prenaient pas aux masques. Mais ceux avec qui elle avait eu l’occasion d’échanger les coups de poings il y a deux jours étaient plutôt combatifs. L’un d’eux avait réussit à se défaire de liens pour ensuite s’en prendre à elle armé uniquement de ses poings, alors qu’il était déjà assez amoché. Celui là n’était pas un petit revendeur du quartier, il devait être beaucoup plus près de la source. Et les criminels habillés de vestons et cravates ne s’abaissaient pas à vendre de la marchandise dans les rues. Ou dans un port.

Le second indice qu’avait découvert Spoiler se trouvait dans la valise. Sous ses parois renforcées, l’intérieur était capitonné et ce matelas avait absorbé une petite quantité d’eau, réduit simplement à de l’humidité. Lorsque Stephanie avait remaqué ce détail, elle avait arraché les feuilles de mousses qui protégeait sommairement l’intérieur. Elle avait ensuite tordu le tout pour en extirper le liquide légèrement brunâtre qui s’était logé dans les bulles d’airs de la mousse. Elle remarqua ensuite que, dans les sachets, il y avait également une certaine humidité. Elle amassa quelques millilitre des deux échantillons qu’elle versa dans deux contenants en plastique. Elle les transféra lorsqu’elle s’installa dans les laboratoires de son université.

Lorsqu’elle rentra à la maison, Stephanie Brown fonça directement dans sa chambre. Elle annonça rapidement son retour d’une salutation à sa mère et escalada les escaliers vers le second étage. La valise l’attendait, prête à révéler ses secrets.

Le liquide qui était imbibé dans les rembourrures de la mallette était de l’eau. Mais pas n’importe quelle eau. L’eau de couleur peu alléchante provenait des égouts de Gotham, qu’elle avait put identifier grâce au résidus de selles et de produits chimiques lorsque l’échantillon d’eau passa sous le microscope du département des sciences de l’Université. Elle avait prit soin de se nettoyer (récurer) les mains après avoir identifié la nature du liquide qu’elle avait essoré plus tôt en cette journée.

Le second liquide qui se trouvait en fines gouttelettes dans quelques sacs de stupéfiants était encore inconnu à Steph. Il semblait être de nature organique, mais rien de révélateur n’était provenu de celui-ci. Elle avait alors laissé le liquide dans un analyseur à l’établissement scolaire, en compagnie d’une de ses amies qui se trouvait dans le même programme d’étude qu’elle. Lucy Evergreen était une collègue de travail de l’étudiante, et elle lui avait demandé de lui envoyer un message texte lorsque le résultat de l’analyse serait disponible. Sa collègue devait rester de toute manière pour terminer un laboratoire dont elle avait manqué la période officielle. Elle devait donc refaire le tout, seule. Stephanie la remercia de son service en expliquant que l’identification de liquide faisait partie de son travail de session, dont elle n’avait pas tout à fait choisit la nature. Prétextant un rendez-vous, elle s’éclipsa.

Maintenant que la détective avait assez d’éléments en main afin de continuer son enquête sur la provenance de la mystérieuse drogue rougre, elle se prévue une petite escapade nocturne. Son plan était d’investiguer dans les égouts sous le quartier d’East Side pour tenter de trouver quelque chose qui pourrait la faire progresser dans sa quête contre la drogue. L’analyse du second liquide se terminerait probablement ce soir : Elle aurait alors un indice supplémentaire pour son investigation. Tout était parfait.

Les journées du mois d’avril commençant à se rallonger, Stephanie dut attendre vers vingt heure pour enfiler son costume. Elle tourna en rond une bonne heure à attendre le moment idéal pour quitter sa chambre. Elle rumina pendant tout ce temps son plan, ainsi que l’enquête en général.

Mais qui était donc ce docteur, dont le vendeur de drogue qui l’avait attaqué avait si peur?

Profitant de la protection de la nuit, Spoiler sortit vêtue de son uniforme par la fenêtre de sa chambre. Elle ne dit pas au revoir à sa mère qui était en bas en train de préparer une soirée cinéma surprise pour elle et sa fille.

*

La dalle de métal qui protégeait l’entré des tunnels égoutiers de la ville était lourde et glissante. Il y avait eu de la pluie cette journée là et la ville ne s’était pas encore remise de celle-ci. Elle réussit néanmoins à soulever la porte de métal vers le labyrinthe de Killer Croc. Elle ne prévoyait pas tomber sur l’homme-reptile en pleine nuit, mais avait tout de même prévue le coup en remplaçant ses gadgets qu’elle avait perdu deux nuits plus tôt. Il n’y avait pas énormément de danger dans les égouts, si l’on excluait la bête reptilienne. Merci à Killer Croc.

Spoiler se glissa sous terre en se servant de l’échelle rouillée qui crissait sous son poids, en prenant soin de fermer au mieux l’entrée avec le couvercle de métal. Elle sauta les derniers barreaux et atterrit sur un trottoir longeant une autoroute de liquide et de déchets organiques. Elle crut même apercevoir un mouvement à l’intercession de ce tunnel, qu’elle mit la faute sur les rats. Le plafond était en forme d’arche fait en briques de ciment. La surface sur laquelle elle déambulait était du même matériau, et relativement plat. Elle pouvait voir au loin un pont de métal pour traverser d’un trottoir à l’autre, ainsi qu’une grille de fer bloquant l’accès à certaine section des égouts. Le détail le moins visible, mais le plus saisissant, était l’odeur. Ça donnait envi de vomir.

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Rose Wilson/Ravager

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MessageSujet: Re: Quand le lézard n'est pas là, les rats enquêtent (pv. Ravager)   Mer 24 Oct - 12:42

Rose n'avait jamais aimé l'odeur de la pluie. La pluie exhalait les odeurs, toutes les odeurs, et en laisse dans l'air une trace indélébile pendant plusieurs heures. Mais à Gotham, très peu de ces informations olfactives sont aptes à flatter la narine, la plupart sont de toute façon plus qu'exécrables et inutiles. Elles surchargent l'air, saturent les sens des vigilants et finalement, font les affaires des malfrats. Quoi de plus énervant que de respirer toutes les saveurs de déchets laissées par une goutte qui vient de réveiller la saleté de toute une gouttière, une averse qui vient de mouiller un sac entier d'aliments périmes ou d'altérer tout un quartier alors que des odeurs bien plus importantes, bien plus utiles à la société et bien plus plaisantes auraient pu être perçus. Rose n'était pas Jean Baptiste Grenouille mais elle avait un odorat très développé. L'élargissement de ses sens avait fait partie de son long entraînement de jeunesse. Formule incorrecte. Du long entraînement qu'avait été sa jeunesse. Pourtant, elle avait du mal à passer outre ces parfums humides pour se concentrer sur une épice moins commune, plus intéressante. Elle se trouvait au coeur de Diamond District, dans la partie la plus pauvre de l'arrondisemment, à quelques mètres seulement des égouts de Gotham.

Une partie du costume traditionnel Ravager délavait son étoffe orange et argentée au contact des affres météorologiques tandis que l'autre, au sec soutenait une Rose perplexe. Elle était en effet à moitié entrée dans un immeuble et seul son bras dépassait au dehors s'accrochant à une interstice assez profonde et assez solide pour lui permettre de se projeter rapidement en cas de nécessite. La longue crinière blanche de la jeune femme n'était pas encore mouillée et restait engoncée dans son foulard-masque, aux mêmes couleurs que la tunique choisie par son paternel. D'une impulsion mentale dont elle avait désormais l'habitude, l'ex-criminelle s'obligea à ne pas penser à son père puis emmura ses basses pensées pour s'empêcher toute ire ou tout regret. Aucune émotion ne devait parasiter ses patrouilles. Surtout qu'aujourd'hui, elle avait un objectif précis. Ce n'était pas pour éviter la bruine qu'elle restait ainsi comme Anne Bonny ou Mary Read accrochée à l'un des mats de leur navire mais pour surveiller un endroit exposé où elle n'avait pu se cacher. Seule cette fenêtre lui permettait d'avoir un angle potable sur le lieu en question. Et elle pouvait s'y rendre, si elle avait assez de puissance dans les bras et en sachant que les bords glissants et trempés des toits sont bien moins fiables que les arrêtes communes, en une grosse poignée de secondes. Encore faudrait il que l’évènement tant attendu se déroule. Depuis une dizaine de minutes maintenant, au fil et à l'aiguille de ses pensées, elle s'était tricotée le costume de la discrétion mais si elle ne s'y trompait pas la silhouette qu'elle pouvait apercevoir était initiée à déceler l'indécelable.

Elle avait en effet déja aperçue une justicière sortir de cette bouche voilà une journée et, pour peu qu'il s'y passe quelque chose d'important, une autre cape pourrait se profiler dans les instants à venir, voir plusieurs en même temps. Et plus il y avait de vigilants, moins elle avait de chances de savoir ce qu'ils allaient faire dans les égoûts. Après tout, cela n'était pas censé l'intéresser. Après tout, elle était devenue leur alliée. Et certains l'avaient aidée à chasser les démons envoyés par son père. Mais le doute, plantée en elle lorsque le fin profil bleu avait émergé de nul part lors de son dernier passage, était fort, et avait pris le pas sur sa raison. Rose avait l'habitude de marcher à l'instinct, c'était même dans ses caractéristiques les plus reconnues et elle ne s'inquiétait jamais outre mesure de la folie des actes qu'elle accomplissait parfois. De toute façon, il ...

... Elle était là. La même qu'hier, dans le même costume. Encore plus connaisseuse des justiciers de Bludhaven que de Gotham, Rose ne pouvait mettre de noms dessus mais elle était largement en mesure de pouvoir affirmer qu'il ne s'agissait en aucun cas d'une amatrice. Sa démarche, la précision de ses mouvements, tout en elle clamait qu'elle possédait un peu d'expérience sous le costume. Mais comment être sûr de bien avoir affaire à une adjuvante du Chevalier Noir ? Le coté sombre et mystérieux de cet accoutrement n'aidait pas Ravager, mais un fin sourire se dessina sur les lêvres de cette dernière. Il n'y avait qu'un seul moyen de le savoir et de tirer tout cela au clair : la rejoindre dans les égouts. Dès que Spoiler eut le dos tourné, la guerrière se laissa tomber dans la rue, bondit en avant puis s'aida d'un mur pour rester dans l'ombre tandis que l'objet de son attention descendait pas à pas l'échelle rouillée des égouts de Gotham. Toujours drapée dans la meilleure discrétion qu'elle pouvait fournir, elle tira son arme et en étouffa le bruissement, puis sautilla presque jusqu'à la dalle de métal en faisant attention de ne pas peser de son ombre sur le champ de vision de Spoiler, en train de la refermer puis profita des derniers verrouillages pour glisser son shamshir sous le couvercle de métal, supposant qu'on ne voyait pas grand chose dans le passage sous-terrain.

Lorsqu'une petite minute passa, Rose retira son arme tout en ouvrant la dalle, jeta un regard à l'intérieur, puis enleva son foulard qu'elle enroula autour de sa bouche, et près de son nez, en cas de gazs. On lui avait raconté des histoires à propos du Joker et des égouts qui ne lui donnait pas envie de prendre des risques, surtout qu'elle ne savait pas du tout ce vers quoi elle se dirigeait. Ce ne fut que lorsqu'elle fut arriva en bas de l'échelle qu'elle fit sa première erreur. Son pied glissa sur le sol et la semelle trahit son mouvement avec un couinement étrange. Les sens aussitôt en alerte, Rose se prépara à toute éventualité et interrompit le geste qu'elle était en train de réaliser dans le but de ranger son shamshir mais bientôt, des pas lui apprirent que la justicière ou qui qu'elle soit s'éloignait. Elle le vérifia en sortant la tête de sa cachette, puis se mit à la suivre, le plus discrètement possible, en restant asse loin pour s'effacer à toute vision en un bond mais essayant tout de même de ne pas la perdre des yeux. Ces égouts étaient un vrai labyrinthe.

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Stephanie Brown/Spoiler

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MessageSujet: Re: Quand le lézard n'est pas là, les rats enquêtent (pv. Ravager)   Jeu 25 Oct - 21:35

Régnait dans les égouts une noirceur malsaine. Des ténèbres vierges de toute lumière du jour vous englobaient tel un voile opaque et vous faisaient paniquer. Les quelques lampes accrochées derrière les tuyaux de fer striaient les parois de pierre d’une lumière qui empêchait votre œil de s’acclimater à la pénombre. Lorsque l’on passait sous une bouche d’égout, les faisceaux de lumière vous aveuglaient et vous mouillaient de quelques gouttes de pluie qui s’étaient glissées dans les fentes de la plaque de métal. Un étrange mélange de clarté et de noirceur rendait les lieux encore plus hostiles qu’ils ne l’étaient.

Après être descendue, Spoiler avait tout d’abord sorti sa lampe de poche et l’avait actionné pour révéler le décor derrière la noirceur. Après quelques mètres pourtant à avancer à l’aide de son faisceau guide, elle l’éteignit et se laissa habiter par les ombres. Ses yeux s’acclimatèrent et elle put voir plus facilement l’ensemble des lieux, plutôt qu’on simple rayon. Elle garda tout de même la lampe torche à la main, pour faire fuir les rats de sa lumière. Les ténèbres révélaient peu à peu leurs moindres détails et la justicière put s’orienter facilement. Les lampadaires à l’extérieur et la pollution lumineuse avait fatigué ses yeux, mais elle voyait clair maintenant dans cette noirceur.

De l’autre main, elle tenait son téléphone intelligent qui ne lui servait à rien pour son utilisation principale. Mais, avant de s’être aventurée dans les canalisations de la ville, elle avait chargé un plan des souterrains de Gotham. Le plan indiquait chaque tournant, chaque intersection de ce labyrinthe. Elle ne pouvait connaître sa position d’un coup d’œil, mais elle avait mémorisé le lieu de son arrivé et retenait chacun de ses mouvements. Lorsqu’elle souhaitait passer de l’autre côté de la rivière souillée, elle utilisait son grappin et glissait son téléphone dans sa poche.

L’odeur était au départ atroce. Le mélange de souffre, de rouille, d’eau stagnante, et de tout ce que vous pouvez imaginer. Son masque filtrait très sommairement les effluves, mais finit finalement à presque oublier la puanteur. Presque.

Il y avait également le bruit. Jamais elle n’aurait cru que la chose la plus dérangeante dans les égouts de Gotham était le bruit. Il y en avait tant. Tantôt c’était le bruit de l’eau qui coule dans un milieu écho, tantôt c’était le bruit de l’eau de surface qui coulait faire augmenter la quantité d’eau des lieux. Il y avait le bruit des tuyaux au-dessus de son crâne qui produisait un son continu de métal s’entrechoquant. Les mouvements des rats qui décampaient sur le sol de ciment, avec leurs griffes qui s’agrippent aux imperfections du sol pour se propulser en dehors du champ de vision de Spoiler. La pollution sonore de la ville qui se glissait par les entrées des égouts et s’amplifiait à cause de la claustrophobie des lieux. Et il y avait le son de ses pas. L’écho de ses pas donnait l’impression qu’il y avait une foule derrière son dos qui marchait au même rythme qu’elle.

Un instant. La femme masquée arrêta le pas. Elle se tenait droite, oreilles tendues. Elle l’avait bien entendu. Le second bruit de pas, qu’elle croyait être l’écho, ne sonnait pas comme tel. Le timbre du son n’était pas tout à fait identique. Stephanie eue soudain l’impression d’être suivie. Elle se retourna pour ne voir qu’un flot d’eau se déversant dans un bassin plus bas. Aucune personne en vue. Elle était certaine qu’elle était suivie, mais il n’y avait aucun moyen de surprendre la personne qui la suivait. Maintenant qu’elle s’était immobilisée, son poursuivant savait qu’elle se doutait de quelque chose.

Elle s’adressa d’une voix forte du côté d’où elle venait. Ses dires se rebondirent en écho dans les sous-sols de la ville.

    « Leonardo? Michelangelo? Raphael?, dit-elle. Puis, en cherchant ses mots, dit pour elle-même : Merde, comment c’est déjà le dernier? Danne… Non. Dannatello… Donnatello! Donnatello? C’est vous? »

Elle pointa sa lampe de poche devant elle, sans toutefois l’allumer. Spoiler s’avança de quelques pas en cette direction, puis le bruit d’un choc de solide la fit tourner le regard vers d’où ce qu’elle croyait être la source du bruit. Il n’y avait rien, mais le sens de l’ouïe n’était pas aussi précis lorsqu’il y avait autant d’écho dans ces égouts. Son attention se reporta sur son poursuivant imaginaire qui devait la suivre depuis un moment.

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Rose Wilson/Ravager

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MessageSujet: Re: Quand le lézard n'est pas là, les rats enquêtent (pv. Ravager)   Dim 28 Oct - 10:49

Un fin sourire se dessina sur les lèvres de la fille de Slade Wilson. D'un simple passage de ses doigts dans sa coiffure, de longs cheveux blancs vinrent colorier les lêvres ainsi étirées. Le foulard qu'elle venait de retirer fut rapidement glissé dans une poche-holster discrète du costume de la Ravager. Une fraction de seconde durant, elle hésita entre deux armes et finit par se dire que, si cette justicière aux sens aigus était en réalité animée de mauvaises intentions, ou aspirante pour de mauvais objectifs, une arme de jet serait mieux adaptée à la distance qui les séparait. Rose n'était pas une justicière de Gotham, et était largement prête à exécuter la justice sans scrupules. Mais à Bludhaven, rien n'était pareil. Pas de Damian Al'Ghul capable de donner des leçons à Rose et même d'essayer de lui donner des ordres. Pas de jeune silhouette de bleue vétûe capable de déceler la présence de Ravager sur son propre terrain. Rien de tout cela.

Mais Bludhaven était du passé. Comme Deathstroke, Blockbuster, Dick. Tout cela était du passé. Tout sauf Cassandra Cain mais c'était une autre histoire. Et puis, après plusieurs mois de patrouille dans les rues, et même quelques recherches auxilliaires, l'ancienne tueuse n'avait pas trouvé Blackbat. Et plus personne ne semblait la connaître. Pourtant, elle ne voulait toujours pas inscrire sa silhouette plus noire que noire dans ce satané passé. Cela ne saurait tarder et de toute façon, Rose avait plus important à penser. Elle tira donc deux tanto de sa ceinture et les glissa dans ses mains. Malgré leur taille, les manches des deux dagues étaient clairement visibles à qui sait où regarder et elle montrait ainsi que, dans le doute qui baignait cette rencontre, elle n'hésiterait pas à se défendre, et à attaquer. Ainsi armée, la Ravager quitta l'ombre, et s'avança considérablement sur le pavé humide et abimé, ses bottes colorés, seuls témoins de son immaturité dans la scène, s'arrêtèrent à la bordure de l'un des louches reflets verts qui peuplaient les égouts mais son sourire n'avait toujours pas quitté son visage lorsqu'elle prit à son tour la parole :

- Au moins, on ne me prend pas pour un crocodile géant assoiffé de sang. Mais je ne suis de toute façon pas sûre qu'il n'y ait que des pizzas qui soit livrée dans ces égouts.

Sans continuer sa phrase, Rose plissa les yeux, tentant de se faire comprendre et de passer outre le masque de la jeune femme, en captant sa réaction gestuelle. Il était ardu de lire des émotions dans cet accoutrement, mais Rose avait besoin de savoir qui était cette femme et ce qu'elle faisait là avant d'agir.

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MessageSujet: Re: Quand le lézard n'est pas là, les rats enquêtent (pv. Ravager)   Lun 29 Oct - 12:31

La personne qui s’avançait devant Stephanie ne ressemblait en rien à une troupe de tortues mutantes expertes en armes martiaux. La silhouette qui se détachait du sombre fond des égouts par la pureté de sa peau était bel et bien de forme humaine. Son apparence étai fine et élancé et mut par une grâce calculée. Ses cheveux d’un blanc aussi saturé que sa peau se faisait bercés par la fraîche brise fétide du couloir dans lequel les deux femmes se faisaient face. Malgré la difficulté qu’avait Spoiler de discerner les détails de celle qui venait de faire preuve de présence, les lèvres de cette dernière se distinguaient par leur vibrance d’un rouge sanguinaire. Une ombre bloquait la vue de son œil gauche, quoi que son second œil ne fût pas plus visible pour autant. Le reste des détails n’étaient que très peu clair à causé du rayon de lumière artificielle derrière lequel la jeune femme se dressait.

La justicière vêtue d’un masque se crispa légèrement lorsqu’elle put apercevoir des armes dans les mains de l’autre femme. Elle ne pouvait voir qu’il s’agissait de lames japonaises, mais se doutait bien qu’il ne s’agissait pas là de jouets en plastiques dissimulés derrière ses bras. Restant au garde à vous, Stephanie sourit tout de même sous son masque de Spoiler lorsque la femme blanche lui répondit. Elle relaxa les fibres de ses muscles.

La faible brise gagna de la force au point de plaquer sa cape contre elle en emmenant du même coup une mauvaise odeur dans ses narines. L’odeur était étouffante, mais ne persista qu’une fraction de seconde. Juste le temps de faire lever le cœur de la bonde et de créer un inconfort dans a base de sa gorge. Ses membres devinrent mous et elle fléchit un genou. Elle allait avoir de la chance si elle ne renvoyait pas son déjeuner d’ici la fin de son expédition dans les sous-sols puants de la ville. L’odeur ambiante reprit une concentration normale qui semblait sentir la rose maintenant comparé à auparavant. La seule chose qui tapait sur les nerfs de Spoiler était maintenant le bruit.

    « Je n’ai pas très faim de tout manière…, dit Stephanie surtout pour elle-même, mais qui pouvait être entendu par la combattante à cause de l’amplification du son dans ces lieux. »

Elle ne pouvait le voir, mais la jeune blonde avait baissé les yeux vers son ventre qui l’inquiétait de plus en plus. Lorsqu’elle les releva, elle analysa sa poursuivante. Celle-ci ne semblait pas être hostile envers elle malgré les armes qu’elle dissimulait dans ses mains. Elle ne connaissait pas cette femme, mais se doutait bien qu’elle n’était pas nouvelle dans le métier. Son accoutrement obscurcis par la lumière contrastante ne lui dévoilait aucun détail. Elle ne pouvait distinguer les couleurs de Deathstroke dans cette pénombre sans quoi elle aurait reconnue Ravager, sa fille, par réputation. Malgré tout, cette femme restait une inconnue pour elle.

Choisissant d’appliquer elle aussi une impression bienfaisante, elle n’avait pas glissé sa main vers sa ceinture. Au moins, cette femme avait eu l’amabilité de se montrer plutôt que le dernier soi-disant justicier qui s’était présenté à elle, lorsqu’elle avait recueillit les informations qui l’amenèrent jusqu’ici. Elle décida de la jouer franc-cœur et de se présenter.

    « Je suis Spoiler. Je ne t’avais jamais vu dans le coin.

Puis, comprenant le non-sens de sa phrase, se reprit.

    - Pas que je traine beaucoup dans le coin en fait. »

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MessageSujet: Re: Quand le lézard n'est pas là, les rats enquêtent (pv. Ravager)   Mar 30 Oct - 10:46

De face, l'accoutrement de la justicière était aussi mystérieux que lorsque Rose l'avait aperçue de l'arrière, dans un angle très peu reposant, mais elle était maintenant certaine qu'il s'agissait d'une femme. Sa première impression, due à sa façon de se mouvoir et renforcée par la nuance violette de son costume était confirmée par la voix fluette qui s'échappait du masque sombre. Bien entendu, tout cela ne pouvait être qu'une mascarade savamment orchestrée pour lui faire croire qu'elle avait affaire à une adolescente de son âge particulièrement à cheval sur la protection de son identité, mais son instinct lui soufflait qu'elle avait raison, et s'il y avait bien une personne que Rose Wilson écoutait depuis sa naissance damnée, c'était bien Rose Wilson. Incarnam. Le fait que la justicière soit une jeune femme n'expliquait en rien sa présence répétée dans les égouts de la ville, en costume, qui plus est et n'en révélait pas plus sur son orientation spirituelle ni son affiliation dans cette satanée ville

. A quelle nuance de gris appartenait elle ? Son pseudonyme de travail ne révélait pas grand chose, ironiquement vis-à-vis de son sens et cela collait parfaitement au personnage. Qui que soit la jeune femme, elle n'était pas amatrice. Elle était très intelligente et habituée à appliquer une justice nocturne, ou alors elle était très bien conseillée. Par contre, elle ne semblait pas armée, ou en tout cas, elle cachait très bien ses gadgets, au contraire de Rose, qui s'était montrée plus méfiante. Mais Rose avait vécu dans des millieux ou confiance était synonyme de naiveté, et donc méfiance mère de sûreté.

Silencieuse un instant, la fille de Deathstroke rechercha dans son bagage mnémonique la moindre allusion à une certain ou un certain Spoiler mais se heurta à la diversité des utilisations du mot et au nombre de justiciers qu'elle avait, en trois ans, pu faire parler à propos des vigilants de Gotham. Il lui sembla rapidement convenu que Spoiler était une nouvelle dans le métier ou bien, elle n'était pas assez connue - ou trop discrète ? - pour être dans le paysage culturel d'une "immigrée" de Bludhaven. Rose soupira intérieurement, puis véritablement, mais referma rapidement ses lèvres, se rendant compte de l'atmosphère poisseuse des égouts, de l'écho provoqué par sa manifestation et des odeurs aigres qui tournaient autour d'elles. Les reflets verdâtres au sol lui semblèrent soudain beaucoup moins esthétiques, et l'incommodante ambiance referma ses bras pourris sur son costume trop fin.

Une main devant la bouche, Rose inspira puis oublia totalement cet environnement néfaste, qu'elle avait dèja affronté à de multiples reprises, puis se concentra à nouveau sur sa rencontre. Elle n'avait pas totalement le choix. Pour comprendre ce que "Spoiler" faisait là, et qui elle était, pour en somme remplir l'objectif de sa patrouille, Rose allait devoir exhumer sa confiance, torturée, molestée et tuée par Deathstroke voilà des années.

- Je suis Ravager, cinquième du nom hélas. C'est normal que tu ne me connaisse pas, je ne suis à Gotham que depuis quelque mois. Mais j'ai eu le temps de constater qu'il y a du travail. Beaucoup de travail. Tu n'étais donc pas venu chercher des tortues amatrices de pizza ?

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MessageSujet: Re: Quand le lézard n'est pas là, les rats enquêtent (pv. Ravager)   Mer 31 Oct - 13:14

Spoiler sourit sous son masque après que cette certaine Ravager se fut présentée. Leurs petites allusions aux Tortues Ninjas ne semblaient pas être le genre de discussion qu’on aurait avec une justicière de Gotham. En plus, qui donc aurait envi de commander une pizza dans les lieux les plus puants de la ville. Il était de plus peu probablement que les pizzerias du coin livrent jusqu’ici, surtout qu’il s’agit du territoire de Killer Croc. Habituellement, à cette heure, la bête devrait se trouver à l’extérieur de son nid, sur les ports de Gotham à la recherche de quelque chose à se mettre sous la dent. À moins que ce ne soit quelqu’un.

Son sourire caché apparaissait également comme un sourire exaspéré. Sourire d’une évidence déconcertante. Il était vrai que la ville offrait du travail aux justiciers. Elle ne pouvait dénombrer ces justiciers, combien il y en avait eu depuis qu’elle avait commencé à porter ce masque. Depuis le temps qu’elle courait après son père, elle avait vu des vigils naitre, et d’autres mourir. Et il avait encore plus de criminels que de héros pour les arrêter. Il y avait les plus mineurs, les petits voleurs et les revendeurs de drogues, mais il y avait également les sombres fous tels le Joker ou bien Black Mask.

Le nom de Ravager ne sonna aucune clochette dans l’esprit de Stephanie. Le nom ne lui disait rien aux premiers abords. Si elle faisait face au cinquième du nom, elle se sentait bien ignorante des justiciers du monde. Elle avait pourtant voyagé et rencontrer des ces héros sur le plan international. Les membres du Batman Incorporated également. Elle se creusait la mémoire pour tenter de mettre une réputation sur ce nom et ce visage partiellement éclairé. La jeune femme eu soudain une pensée pour Tim Drake. N’avait-il pas déjà glissé ce nom dans une conversation il y a longtemps? Ravager. Ce nom fit émerger un autre mot de sa mémoire, tel un aimant faisant émerger une pièce de métal du sable. Teen Titants.

    « Ravager… Des Teen Titants? »

La justicière avait dit cela par hasard. C’était tout ce qui lui venait à l’esprit, et il lui semblait maintenant que c’était si évident. Ravager des Teen Titants. Elle n’avait pas la moindre idée si cette hypothèse était vraie, mais elle lui semblait apparaître comme une évidence. Le genre d’évidence qui vous fait sentir bête, car vous n’y avez pas pensé dès le premier instant.

    « Non, pas de pizzas dans le coin. Je suis une piste pour trouver la source d’une drogue de la rue qui a fait beaucoup de morts. Tu as entendu parlé du rougre depuis que tu es en ville? »

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MessageSujet: Re: Quand le lézard n'est pas là, les rats enquêtent (pv. Ravager)   Sam 3 Nov - 17:22

Une drogue. C'était donc des substances illicites addictives que "Spoiler" cherchait dans les égouts depuis au moins la journée d'hier. Rien à voir en effet avec les pizzas, en général en tout cas, car il ne semblait pas si singulier de penser qu'un pizzaiolo professionnel ait un jour ajouté quelque chose dans son oeuvre, histoire de fidéliser son client, ou de le tuer. Ou encore de le faire voyager, loin, très loin. Une drogue. Voilà donc l'affaire que le mystérieux nez dissimulé dissimulé derrière le masque de la jeune justicière avait flairée, seule. Décidément, le trafic de drogue avait une place certaine dans l'activité criminelle de Gotham. En février dèja, quelques mois plus tôt, lors de sa première patrouille à Gotham, Rose avait aidé à démanteler un important et tout aussi mortel réseau de drogue dirigé par le peu avenant Narcosis, en compagnie et sous la direction du nouveau Robin - décidément elle avait toujours du mal à digérer le départ de Dick - Damian Al'Ghul, Catgirl et le mystérieux judéojusticier Tatters. Les plans du sinistre revendeur allaient corrompre le cycle de l'eau à Gotham mais apparemment il était loin de monopoliser le marché. Quelle ampleur le trafic soulevé par la vigilante de violet vêtue avait il ?

Les mafrats qui le composaient ne devaient pas avoir froid aux yeux pour s'établir dans les égoûts de Gotham, connus et réputés des criminels les plus avertis pour être le repaire de Waylon Jones - prononcer le nom d'un monstre lui semblait une manière peu ou prou détournée de lui rendre le peu d'humanité qu'il lui restait - et donc une sorte d'antichambre, un SAS avant de prendre un aller simple vers l'Enfer, territoire de Lethé. Rose repoussa une mèche rebelle, souffla discrètement pour repousser l'odeur, tic ridicule Lmais compulsif et rangea ses armes. Décidément, elle n'avait aucun mauvais feeling envers cette femme, et ses raisons de se balader dans les égouts en combinaison souple et costume semblaient légitimes, au vu de tout le chancre que Rose avait dèja pu exhumer dans cette sacrée ville. A côté du terrain de chasse de Batman, Blûdhaven était une ville calme et vertueuse, pas plus dérangée que le plus perdu village des Causses.

La décontraction de la plus immature des justicières prit son apogée lorsque Spoiler évoqua, sans la moindre crainte ni l'habituel respect troublé dans sa voix, la présence dèsormais passée de Rose dans les Ravagers. Ainsi, elle ne connaissait la fille de Deathstroke que comme un nom, inclus dans le nom d'un groupe beaucoup plus connu à Gotham, et dans lequel elle avait sûrement des relations. Qui n'a pas une relation avec un ami qui connaît un ami qui a une relation avec un membre des Teen Titans, parmi les justiciers ? Ils avaient été tellement nombreux. Plus elle y repensait, plus l'ancienne tueuse se sentait satisfaite d'avoir quitté le groupe des Minijusticiers. Son indépendance lui était bien plus chère que des frasques sans importances avec Superboy ou sa recherche éperdue de l'amitié, presque conclue grâce à Kid Devil. Tout cela appartennait désormais à son passé et elle n'appartenait plus à aucun groupe, organisation alliance, fan-club, groupuscule, task force, ou que savait elle encore. Elle pouvait suivre des inconnues dans les égouts pour étancher sa curiosité et sa volonté d'aider sans être appelée à l'autre bout de la ville pour empêcher un vilain d'embarquer toutes les porcelaines de "Chez Smithy".

Quelque chose pourtant la troublait. Spoiler la connaissait, sans la craindre, donc elle ne la connaissait que de très loin, sûrement de façon inconsciente. Mais Rose n'avait aucune idée de la réputation, du gimmick ou des compétences de la femme avec qui elle allait peut être travaillait et cela, justement, la travaillait de l'intérieur. Il faut dire qu'elle connaissait peu de monde à Gotham, mais elle connaissait très bien quelqu'un qu'un jour, tous les gothamiens avaient connus et qui, au vu de certaines de ses facettes, avait du rester dans la mémoire de beaucoup. C'est après une longue inspiration que Rose se lança finalement, jetant le nom à la fois maudit et admiré comme un hamecon, ou une bouée de sauvetage. Au choix.

- Je ne vous connais pas. Je ne te connais pas. Est-ce que le nom de Cassandra Cain te dit quelque chose ?

Avant d'entendre la réponse, en prévision d'un non étonné, elle continua la discussion majeure de la rencontre, le pourquoi du comment de leur présence dans cet endroit infâme.

- Pas encore entendu parler du Rougre. C'est une grosse affaire ?

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MessageSujet: Re: Quand le lézard n'est pas là, les rats enquêtent (pv. Ravager)   Lun 5 Nov - 21:15

Lorsque Spoiler évoqua le nom des Teen Titans, elle eut tout de suite la réponse à laquelle elle s’attendait. Il n’y eut besoin d’aucun échange de mot pour que les deux femmes se comprennent : Le voile de nostalgie qui passe devant son visage en dit long. Malgré les ombres qui masquaient son visage, elle pouvait décrypter le regard de Ravager se perdre dans les vapes de souvenirs déchus. La jeune blonde avait vu juste, deviné juste, mais ne pouvait en savoir plus. Ce qu’elle avait vécue dans les troupes de ce groupe de mini justiciers semblait être lointain, mais tout aussi frais dans sa mémoire. C’était quelque chose de très mystérieux pour elle, mais elle ne pourrait en savoir plus pour l’instant. Cette jeune femme avait rangé ses armes, et elle la considérait maintenant comme une alliée. Elle n’avait pas le droit de faire revenir ces souvenirs en surface. Elle allait les laisser dans l’eau trouble où ils reposaient, et d’où elle ne pouvait voir que de sombres ombres.

Les tâches sombres dessinées sur le corps de Ravager cachaient son physique, mais elles semblaient également cacher son esprit. Stephanie ne connaissait pas la femme, mais il y avait quelque chose entre eux deux. C’est comme si elles étaient unis par le mystère. Chacune voulait percer les secrets de l’autre. Quel était leur histoire? Quel était leur réelle raison de traîner dans ces tunnels humides? Ils n’y avaient que ces faibles lumières aux teintes verdâtres pour les révéler.

Le silence qui planait entre les deux femmes, aussi fragile soit-il, se dissipa lorsque la femme aux cheveux blancs fit une grande expiration. Le genre d’expiration qui ne vient jamais seule. Spoiler resta silencieuse, et écouta ce que Ravager allait lui dire. Elle n’aurait jamais pu s’attendre à cette question. Lorsque le nom de Cassandra Cain fut lancé, la jeune femme ne put cacher le choc qui affaiblie ses membres.

Il y avait bien longtemps qu’elle n’avait pas entendu ce nom. Elle l’avait bien écouté en écho lorsqu’il résonnait dans son esprit, mais l’entendre d’une autre voix que la sienne rendait soudainement les souvenirs plus réels. Plus douloureux. La douleur d’une nostalgie, d’une absence. Cassandra et elle furent de très bonnes amies. Probablement la seule véritable amie qu’elle n’ait jamais eue. Quelqu’un avec qui parler, quelqu’un à qui se confier. Stephanie devait ce qu’elle était aujourd’hui à la seconde Batgirl. Mais elle était tellement lointaine maintenant. Aussi bien géographiquement, que dans sa mémoire.

Spoiler n’entendit même pas la seconde question de Ravager. Les échos du nom de son amie l’avaient assourdie. Elle dut attendre quelques secondes avant de pouvoir entendre de nouveaux les bruits cacophoniques des lieux. Elle fixa la femme devant elle d’un regard absent, malgré que celle-ci ne puisse le voir.

    « Tu connaissais Cassandra Cain? »

Elle dit cela d’une voix qu’elle tenta de ne pas faire trembler. Elle réussit relativement bien. C’était étrange de se trouver face à une inconnue dont elle ne connaissait même pas le nom ou le visage, et d’un seul mot, faire naître des souvenirs qui étaient enfuis depuis bien longtemps.

Elle supposa qu’elle ressentait la même chose.

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MessageSujet: Re: Quand le lézard n'est pas là, les rats enquêtent (pv. Ravager)   Jeu 8 Nov - 10:45

Malgré la réputation qui suivait la "One who is all", malgré son don de précognition, malgré tout ce qu'elle même pensait de l'actuelle Blackbat, Rose ne s'était pas attendue à une telle réaction chez Spoiler. Même en l'absence de visage à analyser, la fille de Deathstroke pouvait sentir l'expression d'une grande surprise et surtout d'un trouble certes indéfini mais visiblement puissant. Prise pour une fois par la surprise, Rose sentit la vibration provoquée par la grosse corde qu'elle venait de toucher et se mordit la lêvre inférieure. Il semblait bien qu'elle venait de faire émerger des souvenirs qui n'auraient peut être pas du revoir le jour. Il se pouvait aussi qu'elle ait déniché une compagne assermentée de la fille de David Cain, peut être même une amie prête à la défendre. La prudence s'imposait désormais. Cela dit, son test avait marché. Si elle réagissait ainsi à l'identité peu secrète de Blackbat, c'est que Spoiler était une justicière, et pas une néophyte. Soudainement, Rose vit la mystérieuse jeune femme sous un nouvel angle. Elle devait être là depuis un bout de temps malgré son jeune âge - Rose connaissait un rayon sur l'inexistence du rapport talent-âge - et avait peut être traversé plus d'épreuves que l'avait d'abord pensé la fille de Deathstroke, ce qui expliquait son sombre costume fermé et son action indépendante dans les égoûts. Si elle avait cotoyé Cassandra Cain avant son départ, elle en avait sûrement vu de toutes les couleurs, surtout les plus exotiques.

Car justement, Cassandra lui en avait fait voir des couleurs. Dès que la question de la justicière se fit un chemin dans son esprit, une foule de souvenirs propres ressurgirent aussitôt. Usés des dizaines, des centaines de fois grâce à la disponibilité d'une mémoire quasi-eidétique. Des souvenirs violents, douloureux, mais puissants. Epicés mais inoubliables. Epicés donc inoubliables. Parfois, lorsqu'elle avait le temps, ou lorsqu'après un fade combat, elle regrettait son adversaire insaisissable, elle s'asseyait quelque part et se demandait si ce fameux moment dans la grotte était le pire ou le meilleur souvenir de sa vie. Elle profitait alors de ses capacités génétiques pour revivre chaque passe d'arme, chaque estoc, toutes les sensations qu'elle avait senti durant l'affrontement et qu'aucun adversaire n'était arrivé à réinvestir depuis. Jamais elle n'avait mené un aussi long, aussi torride combat, contre une adversaire aussi entraînée. Et surtout, surtout, jamais elle n'avait perdu aucun combat, sauf celui-ci. Si elle s'était jurée de retrouver Cain et de se prouver qu'elle était redevenue imbattable, la douleur de la défaite, le goût, unique pour elle, de l'inferiorité, la puissance de mains pourtant légéres comme des rêves brisant son corps jusque là immaculé, tout ses sentiments jamais enfouis dominaient chacune de ses réflexions à propos de la jeune femme.


Maintenant qu'elles étaient du même côté, leur combat n'aurait pas le même accent s'il avait un jour lieu, mais si Rose s'entraînait chaque jour, même si elle avait du mal à se l'avouer, c'était surtout en prévision de ce moment. Physiquement impassible, la fille du Terminator mit fin à son introspection et répondit à la question sans trop se dévoiler, prudente.

- Et comment que je la connais.. C'est la seule personne à m'avoir jamais battue..

Voilà qui laissait supposer beaucoup de choses sans en préciser beaucoup. Rose enchaîna aussitôt, sans reprendre sa respiration, ce qui n'aurait pas manqué de trahir son sentiment.

- Ma patrouille est terminée, et j'ai bien envie d'un peu d'action. Un cartel de drogue doit être bien organisé. Vous avez besoin d'un coup de main ?

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MessageSujet: Re: Quand le lézard n'est pas là, les rats enquêtent (pv. Ravager)   Jeu 8 Nov - 21:54

Il y avait une douleur dans les genoux de Spoiler. C’était comme s’il n’y avait plus aucune force dans ses jambes. Ses genoux voulaient fléchir, s’abattre sur le sol. Ils ne voulaient plus supporter le poids de Stephanie. Le poids de cette absence.

La nostalgie.

L’étudiante se souvint d’un livre qu’elle dut lire au lycée qui traitait de la nostalgie. L’ignorance, de Kundera, si sa mémoire était bonne. Le roman parlait surtout de la nostalgie au sens du mal du pays, mais il y avait un chapitre qui parlait de l’étymologie du mot nostalgie. Elle se souvenait d’un passage de ce chapitre qui traitait de la langue française, et de la faiblesse de ses termes lorsqu’il s’agissait de nostalgie. On ne pouvait parler de nostalgie lorsqu’il s’agissait d’une personne. On ne pouvait que s’ennuyer de quelqu’un. Je m’ennuie de toi. Mais le mot ennuyer est faible. L’auteur parlait d’un terme trop faible, froid et trop léger pour un sentiment si grave. S’ennuyer de quelqu’un utilisait la même profondeur de terme que d’être ennuyer. Ou bien ennuyant. Les Tchèques avaient une phrase bien plus lourde de sens, beaucoup plus près du sentiment de nostalgie. Traduit, ça donnait : J’ai la nostalgie de toi.

Car c’était bien ce que ressentait Stephanie. Elle avait la nostalgie de sa meilleure amie. Du temps où elles parcouraient les toits de la ville en jouant à chat. Du temps ensemble.

Le décor des égouts sembla revenir d’un coup autour d’elle. Il lui semblait que les murs venaient soudainement d’apparaître et qu’ils se resserraient comme un étau sur son esprit. Elle dut se réhabituer à la luminosité ambiante qui s’était assombri, lui semblait-il. Les sons des sous-terrains restaient cependant bien lointain à ses oreilles. Spoiler entendit par contre parfaitement la réponse de Ravager.

    « - Et comment que je la connais. C'est la seule personne à m'avoir jamais battue.. »

Elles parlaient bien de la même Cassandra. La seconde Batgirl était une combattante née, et jamais personne ne pouvait lui arriver à la cheville. Stephanie elle-même n’avait aucune chance contre elle. Elle était bien contente d’être du côté des gentils. Se retrouver face à Black Bat, même si ce n’est que pour un entraînement en échange de leçon de lecture, il était effrayant de voir que chacun des mouvements que vous tentiez d’effectuer se reflétait une seconde avant l’avoir fait dans les yeux émeraude de la femme.

Stephanie était bien trop plongée dans ses pensées pour analyser la phrase de la femme dans l’ombre. Elle ne comprendra que plus tard que ces dires signifiaient que Ravager n’avait qu’une seule défaite à son actif. Et quand votre seule défaite est contre Cassandra Cain, autant dire que vous n’avez aucune défaite.

La justicière aux cheveux blancs enchaîna aussitôt :

    « - Ma patrouille est terminée, et j'ai bien envie d'un peu d'action. Un cartel de drogue doit être bien organisé. Vous avez besoin d'un coup de main ?

    - Tu peux me tutoyer. Il n’y a aucune raison que l’on ne s’adresse pas à moi comme une égale si l’on souhaite faire tomber un réseau de drogue qui- »

La sonnerie de son téléphone résonna contre les parois des égouts. L’écho déforma tellement le son de la sonnerie qu’elle ne reconnut pas son propre appareil sonner. Elle glissa sa main à sa ceinture et en sortit son téléphone et le nom de Lucy Evergreen apparut à l’écran. Stephanie ne comprit pas immédiatement la raison de cet appel, et se souvint qu’elle avait laissé Lucy s’occuper de l’échantillon qu’elle avait recueillit dans les sachets de drogues L’analyse était probablement terminée, et sa collègue l’appelait de l’université pour lui énoncer les résultats.

    « - Pardon, je dois le prendre, dit-elle à Ravager avec une expression de sincère excuse sur son visage dissimulé. Oui, allô? Lucy? »

Elle n’eut que de la friture comme réponse. Elle éloigna l’appareil de son oreille et constata qu’il n’y avait pas vraiment d’ondes qui pouvait se rendre dans les égouts. Ses barres de réseau n’étaient même pas à la première coche. Elle tenta de bouger le téléphone de gauche à droite, tentant de capter un meilleur signal. La tentative fut inutile et l’appel prit fin du côté de Lucy. Stephanie se sentit soudain stupide d’avoir demandé qu’on l’appel alors qu’elle prévoyait se promener dans les souterrains de la ville. Elle garda le téléphone en main et s’adressa à Ravager :

    « - Tu veux bien qu’on se promène un peu? Le signal sera probablement meilleur si l’on se tenait sous d’une bouche d’égout. C’est un appel important, directement en lien avec le démantèlement d’un réseau de drogue. »

De sa main libre, Spoiler indiqua du pouce une lumière plus loin qui provenait du haut du couloir. Il n’y avait que quelques mètres entre elles et la bouche d’égout d’où émanait le lumière.

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MessageSujet: Re: Quand le lézard n'est pas là, les rats enquêtent (pv. Ravager)   Mer 14 Nov - 13:44

Ce n'était pas si dangereux. A vrai dire, l'immobilité commençait à peser sur la fille de Slade Wilson, un peu de mouvement ne lui ferait pas de mal. Tout comme son paternel, Rose n'avait jamais été du genre à s'asseoir quelque part ou s'adosser à un mur et mener ses combats à l'aide de longues piques verbales et autres shurikens lexicaux. D'autres s'en chargeaient dèja très bien, et elle était persuadée qu'il ne s'agissait pas là du rôle des vigilants. Et surtout pas du rôle d'un Ravager. Par conséquent, sans avoir la bougeote, elle était souvent en voyage et rarement inerte. L'évidence selon laquelle une cible en mouvement était plus difficile à atteindre qu'une cible immobile avait été l'une de ses toutes premières leçons et elle préférait toutes les tortures à l'idée de l'oublier. Pour un assassin comme pour un vigilant, ce concept est plus qu'un conseil, c'est un pacte vital fait avec la prudence la plus simple. Elle accepta donc bien entendu la proposition de Spoiler et par conséquent, la suivit dans les obscures catacombes de Gotham, à la recherche d'un point lumineux proche, plus ouvert à la surface et donc aux ondes permettant de se joindre par cellulaires.

- Promenons nous dans les bois pendant que le croco n'est pas là

Ses armes en grande partie rangées, Rose accepta de suivre Spoiler sans faire de commentaires, l'oreille tendue. Cette histoire de cartel de drogue lui était encore très floue, l'ampleur du Rougre lui semblait encore à définir, et elle avait du mal à retenir sa curiosité dévorante.

[ HRPG : Sans commentaires.. Desolée ]

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MessageSujet: Re: Quand le lézard n'est pas là, les rats enquêtent (pv. Ravager)   Mar 20 Nov - 22:14

Les deux femmes s’avancèrent dans le labyrinthe de canalisation des eaux pour attendre le puits de lumière qui semblait être formé par les fentes dans le métal d’une bouche d’égouts. Cellulaire à la main, tel un gadget pouvant repérer la présence d’ennemis, Spoiler regardait l’écran lumineux afin d’observer les fluctuations d’ondes captées par son appareil. L’état semblait s’améliorer, signe qu’elles s’avançaient bel et bien vers une bouche ouverte sur le monde extérieur. Ici-bas, elle entendait sa nouvelle alliée chantonner un air enfantin.

Avant de s’avoir retournée, elle avait put voir le visage de Ravager sortir des ténèbres et être illuminé par les néons des lieux. Ce qu’elle croyait être une ombre plus opaque sur son visage, lui cachant de sa vue son œil gauche, était en fait un bandeau cache-œil, comme ceux portés par les pirates de la Renaissance. Elle ne voulut pas fixer trop longuement le visage borgne de la femme pour ne pas la mettre mal à l’aise, mais ce détail avait piqué sa curiosité : Avait-elle seulement qu’un œil? Comment l’avait-elle perdu, si c’était le cas? Elle pensa aux paroles qu’elle avait prononcé plus tôt : Cassandra Cain était la seule personne à l’avoir jamais vaincu. Étai-ce son ancienne amie qui lui avait infligé une telle blessure, ce qui avait mené à sa victoire? Cass était une combattante experte, mais irait-elle jusqu’à crever l’œil d’une adversaire? L’esprit de Stephanie était tourmenté par une image de la jeune femme dans son habit de Batgirl, avec dans la main un œil humain, accompagné de quelques longs cheveux blancs, laissant tomber sur le sol ce butin arraché et l’écrasant de son pied nu…

Une seconde sonnerie se fit entendre dans les couloirs circulaires souterrains. Ce son extirpa la justicière de ses pensées morbides et fut presque surprise de voir son cellulaire qui se tenait dans ses mains, plutôt qu’on objet beaucoup plus circulaire et organique. Elle s’arrêta et prit un certain temps pour décrocher. Le graphique informatif de l’état du réseau était presque à son apogée. Portant le téléphone à son oreille, et annonça sa présence :

    « Oui, allô?

    - Stephanie? Tu m’entends?

    - Oui, c’est bon, Lucy. Tu as eu les résultats de l’analyse?

    - Comme promis! Je ne sais pas, j’ai appelé un peu plus tôt, mais je n’ai eu que du bruit comme réponse, je me suis demandé si- C’est quoi ce bruit?

    Stephanie déglutit.

    - Quel bruit?

    - Je sais pas, on dirait de l’eau.

    - Euhm… Je… fais couler un bain, mentit-elle.

    - Pardon. Alors, je d’après les analyses, tes rats sont malades, je crois. C’est bien du lait maternel que tu as analysé? »

Elle prit un instant pour assimiler l’information. Ce qu’elle avait comme échantillon était du lait de rat maternel? Elle fut bien contente de s’avoir lavé les mains après avoir fouillé dans la valise…

    « Oui, oui! Et qu’est-ce qu’ils ont mes rats?

    - D’après la machine et mes interprétations, c’est une bactérie qui infecte ton lait de rate. Ça ressemble presque à du yaourt. Et le gaz produit a commencé à se cristalliser, et forme des dépôts dans le contenant. Pour le faire analyser, va falloir que tu-

    - Non, c'est parfait. Merci, Lucy. Je passerais chercher tout ça demain.

    - Pas de problème. Dit moi, où est-ce que tu as- »

Elle mit fin à la conversation d’un contact avec son doigt. Tout ça n’avait aucun sens avec un trafic de drogue. Au moins, ça confirmait la piste des égouts, mais qu’est-ce que des rats ont à faire à toute cette affaire?

Spoiler se retourna pour faire face à Ravager. Le bandeau sur son œil ne traversa même pas son esprit comment celui-ci avait d’autres chats à fouetter. Elle ne pensait qu’au rougre et aux rats. Qu’est-ce qui unissait les deux? L’étudiante rangea son cellulaire dans sa ceinture d’un geste habitué et s’adressa à son alliée.

    « Tu voulais savoir c’est quoi le rougre? C’est une drogue qui circule près des ports et qui créer une profonde dépendance. Si on en prend une certaine quantité, ça commence à vous tuer presque instantanément. Et là, je viens d’apprendre que ça aurait un lien avec du lait maternel de rats. »

Lorsqu’elle acheva de parler et que l’écho de sa voix cessa de se répercuté contre les parois humides qui les entouraient, Spoiler perçu un son. C’était tout d’abord éloigné, mais à cause des répercutions des ondes sonores, elle pouvait l’entendre malgré tout. Comme un torrent d’eau qui se rapprochait vers elles. Cela semblait normal lorsque l’on se trouve à deux pas d’une rivière de déchets, mais c’est lorsque l’image se joignit au son qu’elle devint blanche sous son masque noir.

À plusieurs mètres devant elle, dos à Ravager, venait de tourner une masse sombre d’un embranchement plus loin. On aurait dit une forme humaine, beaucoup plus imposante, qui nageait dans le courant pestilent d’eau souillée, à la manière d’un alligator. On ne pouvait voir l’être en détail, mais l’on pouvait voir ses yeux jaunâtres percer les ténèbres.

    « - Croc! Court! »

Elle saisit la main de l’autre femme pour l’attirer dans la direction opposée. Il fallait fuir.

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Killer Croc



Identité

Nom & Prénom : Waylon Jones
Sexe : Masculin
Groupe : Criminel
Alias : Killer Croc

Caractéristiques
Armement: Super-force, super-vitesse, super-agilité, super-réflexe, super-endurance, expert en nage, peau en écaille, dents et griffes aiguisées comme des rasoirs, facteur de régénération, ... Bref, une machine à tuer.
Caractère: Répondant à un instinct animal, il chasse pour se nourrir et défend son territoire, qui se trouve être les égouts. Il n'a pas peur de se battre, et utilise des techniques assez lâche comme dévorer les bras ou les jambes de ses adversaires.

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MessageSujet: Re: Quand le lézard n'est pas là, les rats enquêtent (pv. Ravager)   Sam 24 Nov - 12:04

Les gants de Spoiler étaient encore secs. Un exploit dans ces conditions d'humidité et de saleté, visqueuse, liquide, omniprésente. Une simple pression de la jeune femme de violet vêtue suffisait pour emmener Rose dans son giron, c'est à dire droit devant vers la sortie, la lumière, en tout cas le plus loin possible ds grognements du monstre verdâtre qui s'approchait de ses deux proies, en apparence frêle et affublées de couleurs criardes et voyantes. Tellement jeunes, tellement petites, tellement faibles. Tellement odorantes. Et après tout, il avait tellement faim. Les repas sommaires d'Elisabeth Arkham ne lui manquaient jamais, tant ils étaient trop traîtés et synthétiques pour son palais d’anthropophage assermenté, pas assez saignant pour son esprit mutilé d'humain dément et de crocodile orphelin.Mais il devait parfois avouer que la faim le tenaillait et que les cadavres jetés parfois par le Pingouin et d'autres gangs qui l'utilisait comme fosse et les rats - ou autres bestioles dont il devait être le seul à connaitre l'existence sinon Gotham serait dépeuplé - qu'il trouvait parfois ne suffisaient que rarement à contenter son estomac. Mais même une armée de gnous obéses n'aurait suffi à le satisfaire, il savait très bien ce qu'il voulait, ce qu'il avait toujours voulu et ce pour quoi il se battrait jusqu'à la fin de sa vie. De la chair humaine. Humanum carnem.

Aujourd'hui, pour la première fois depuis la dernière excursion malheureuse d'enfants curieux, il avait de quoi se mettre sous la dent. D'après les messagers qui lui chuchotait à l'oreille dans son monde olfactif, ses proies étaient féminines : de la chair tendre, en théorie. En théorie seulement. D'après sa vision, les proies devaient mesurer un dixième de Suzie Sue, sa quantité de mesure officielle depuis qu'il avait croisé la dame en question dans l'asile. D'après sa vision donc, les proies étaient peu fournies, quelle idée avait donc la société humaine de ne jamais engraisser ses petites ? Comment allaient ils faire lorsqu'ils auraient faim et que plus assez d'animal ne courrait devant leurs fusils dans l'espoir de finir en lamelles sous cellophanes et de perdre tout son gout au profit de la salmonelle et autres champignons éternels. Dans ses souvenirs, il se souvenait que ses ex-compagnons n'aimaient pas la nourriture périmée, et avaient pour passion de la jeter en pinçant le nez. Tôt ou tard, ils feraient face à une avarie mondiale et lui, Killer Croc, la bête de cirque, le reclus des égouts, n'aurait plus qu'à les ramasser. Mais avant ça, ils essaieraient de manger quelque chose et se rendraient compte que toutes les filles comme Stephanie Brown et Rose Wilson étaient trop frugales pour survivre. Mais pour l'instant, le chef cuisiner aux écailles vertes allait devoir s'en contenter.

Fait heureux, l'une des deux-moiselles s'étaient arrêtée, après avoir lâché la main de l'autre pour courir plus vite. Il n'entendit pas le mot qu'elle cria à sa partenaire mais...

...

- COURS !

Ne connaissant pas les capacités martiales de sa compagne de patrouille, Rose ne pouvait se résoudre à la mettre en danger devant un tel monstre. Sans doute avait elle beaucoup plus de connaissances qu'elle sur le titan sanguinolent, mais dans le doute, et dans la peur de perdre une vie par sa faute, Rose, connaissant ses propres capacités, dominée par son esprit indépendant et son instinct combattif, préférait lui demander cette faveur. Mais si la jeune femme restait tout de même pour se battre, son intelligence mécanique qu'elle ne connaissait pas encore et ses gadgets inventifs ne pourrait qu'être très adjuvant. Pour l'instant Rose croyait se battre seul, et n'eut pas besoin d'un pokédex pour savoir où frapper son adversaire. Avec les teen titans comme dans les rues de Bludhaven elle avait dèjâ eu affaire à des tonnes de métahumain et d'expériences scientifiques monstrueuses, mais c'était bien une humaine qui lui avait infligée sa seule défaite. Pour ainsi dire, elle n'avait aucunement peur.

Lorsque Croc passa près d'elle, elle le laissa frapper. Un coup puissant, lourd, peut être mortel. Un coup dans le vide. Elle s'était glissé sur le côté, très simplement et, s'aidant du bras offert de son adversaire pour bondir vers son visage, elle le frappa d'un premier coup de pied rageur, doublé d'une gifle tranchante de sa première shamshir, précipitamment dégainée. Lorsqu'elle redescendit, une fois son bandeau du borgne réajuste sur le globe oculaire, elle évita un nouveau coup, examina la blessure qu'elle venait de provoquer mais fut frappée une seconde fois, avec une ampleur mieux calculée.Cette fois, le coup lui coupa momentanément le souffle, et elle dut reculer de plusieurs mètres, avant de rouler au sol pour éviter d'être écrasée contre un mur. Elle se battait dans le terrain de l'ennemi, à elle de s'en approprier les spécificités.

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MessageSujet: Re: Quand le lézard n'est pas là, les rats enquêtent (pv. Ravager)   Mer 28 Nov - 13:40

La main de Rose glissa de la sienne lorsqu’elle tenta de l’amenée dans sa fuite. Elles auraient probablement réussies à se rendre à la bouche d’égout qui se trouvait à à peine deux mètres, à monter les quelques barreaux de métal pour ensuite soulever la lourde plaque qui leur permettrait de sortir à l’extérieur de ces souterrains. Même si Croc avait voulu, il n’aurait pas réussi à passer dans l’ouverture à cause de sa taille et les deux femmes auraient été saines et sauves. Mais voilà que Ravager avait décidé autrement. Spoiler avait toutefois commencé à escalader quelques barreaux lorsqu’elle réalisa qu’on n’avait pas lâché sa main pour mieux courir. La femme aux chevaux blancs commença les hostilités en assenant le premier coup à la bête. De sa lame, la plaie creusée perçait à peine les écailles, n’entaillant qu’en partie la chair sous celles-ci. La blessure aura amplement le temps de cicatriser avant même la fin de la bataille.

Le crocodile envoya valser Ravager d’un énorme coup de bras qui la renvoya plusieurs mètres en arrière : Elle s’éloignait donc Stephanie qui pendait encore aux barreaux de l’escalier. Killer Croc lui faisait dos, étant concentré sur la combattante. La justicière n’allait pas laisser sa nouvelle coéquipière seule devant cette bête. Même si elle ne doutait pas de ses capacités de combattante, le crocodile était extrêmement dangereux. Il ne répondait à aucune éthique du combattant, n’hésitant pas à vous dévorer avant la fin de la bataille. Il ne faisait que chasser une proie.

La femme en mauve sauta sur le sol humide et détacha son grappin de sa ceinture. D’une pression de bouton, la corde se projeta pour venir s’accrocher aux nombreux tuyaux qui longeaient le la partie la plus haute de ce couloir en demi-cercle. Le métal du grappin entrechoqua celui des canalisations avant de bien s’accrocher parmi elles. Spoiler avança de quelques pas pour prendre son élan et se poussa contre les parois des égouts pour ensuite se balancer en une courbe au-dessus des eaux souillés. Les pieds devant, pour accentuer son aérodynamisme, mais surtout pour asséner un grand coup contre le crâne de la bête écaillée. Killer Croc avait toutefois entendu la tentative de Spoiler, et put mieux prendre le choc en se préparant à recevoir celui-ci.

    « - Tu ne crois pas que tu devrais perdre un peu de poids?, dit-elle lorsque ses talons heurtèrent les écailles du monstre. »

La tête de Croc bougea à peine en prenant le choc, mais il sembla tout de même légèrement sonné. La fin du balancement de Stephanie l’emmena tout près de Ravager. Elle proposa sa main à cette dernière pour l’aider à se relever, avant que l’alligator ne reprenne ses esprits. C’est-à-dire au moment où il leva le bras pour arracher l’ancre qui s’était logé dans l’emmêlement de tuyaux, ce qui fit céder un des cylindres de métal. Le bout de métal sombra dans les eaux usés de la ville. Avec la corde dans son immense main, il tira pour arracher maintenant l’autre extrémité. L’appareil dans la main de Spoiler l’emmena vers la bête. Le choc lui tira l’épaule et lui causa une terrible douleur dans l’articulation. Sa main lâcha prise et elle dut dire au revoir à son grappin. Elle recula de quelques pas, et perdit presque pied sur le rebord du trottoir. Si elle avait perdu l’équilibre et tombé dans l’eau, elle n’aurait eu aucune chance de sortir vivante des égouts.

Elle saisit son épaule douloureuse de son autre main. Elle ne semblait pas être disloquée, mais cela avait probablement été proche de se faire. Dire que c’était sa meilleure épaule : La droite. La jeune blonde commença à courir pour éviter une prochaine attaque de Killer Croc. En passant près de Ravager, elle dit :

    « - Et maintenant, on peut courir? »

Stephanie tourna sur la gauche dans un tunnel qu’elle avait déjà traversé plus tôt.

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Rose Wilson/Ravager

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MessageSujet: Re: Quand le lézard n'est pas là, les rats enquêtent (pv. Ravager)   Dim 2 Déc - 13:25

Inutile d'essayer de transpercer le barrage corporel de Killer Croc. La bête était beaucoup trop rapide et beaucoup trop massive pour se faire contourner si facilement, surtout dans un biome aussi resserré. Il y était peut être enfermé mais le terrain des égouts lui convenait à merveille et posait un réel défi aux jeunes femmes. Puisque le contourner, l'oublier et négocier semblait impossible, Rose avait testé la résistance du géant mais s'était une nouvelle fois rendue compte trop tard qu'il s'agissait d'un mur et qu'elle y chargeait avec trop de célérité. Toujours trop d'immaturité pour entraver ses talents. Rose se mordit la lêvre, alors que l'odeur du sang et de la défaite commençait à irriter sérieusement ses narines. Le shamshir gênant dans sa main gauche, légérement tordu par la violence du choc avec la peau écailleuse du vilain, vint rejoindre le fourreau de son père, battant son dos. Cette bête était bien un hybride mi-humain, mi-animal, et non un géant un peu costaud qui aurait encore plus mal réagi que les autres à la désomorphine, cette drogue de très très mauvaise fréquentation venue de Russie. Si Rose n'avait pas vu des abominations encore plus incroyables au sein et au contact des Teen Titans et autres Youth Justice, elle en aurait volontiers eu quelques frissons. Mais aucune des deux combattantes n'avait le temps d'avoir peur et il semblait que sa propre vie reposait dans les mains de la borgne. Devant la volonté, bien marquée, de sa camarade à prendre la fuite, elle essaya de trouver une situation alternative qui aurait sauvegardé sa fierté très familliale, Ravager dut éviter un nouvel assaut du monstre pour pouvoir continuer sa réflexion.

Le terrain, la fureur de l'affamée, l'antivelleité de Spoiler, tout était régulé pour donner les pires conditions possibles à un combat acharné et une victoire face à ce méta-humain que même Batman craignait. Si elle avait techniquement été designée comme plus capable que Batman, elle était tout de même loin d'être infaillible. C'est le souvenir de la pression de Cassandra Cain sur son coup qui invoqua à nouveau en elle l'idée de la défaite, surtout lorsqu'elle imagina les mains légères et froids de Blackbat remplacée par les pattes cailleuses et puissantes du monstre. Des mains faites pour déchiqueter. Rose se retourna sans demander son reste et courut en compagnie de Spoiler vers la lumière. Lorsqu'en quelques bonds, elles furent ressorties des égoûts, elle referma l'entrée du canniveau sans trembler et se tourna vers la justicière de violet vêtue, après avoir remodelé son débit respiratoire pour se reconnecter sur Vie FM, la fréquence parfaite.

- Et maintenant, on reviendra chercher les dealers ?

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A force d'être seule, on finit libre. Désespérément libre.
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Stephanie Brown/Spoiler

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Localisation dans Gotham : Là où il y a de l'espoir

MessageSujet: Re: Quand le lézard n'est pas là, les rats enquêtent (pv. Ravager)   Mer 5 Déc - 12:03

La fuite dans les égouts fut de courte durée. Elles n’eurent besoin que de faire quelques mètres pour atteindre la sortie la plus près. Le cœur de Spoiler s’emballait dans sa poitrine et résonnait à tout rompre dans ses oreilles, couvrant le son du crocodile qui plongeait sous les eaux souillés des égouts. Elle ne pouvait dire s’il fonçait vers elles, ou s’il avait décidé de laisser tomber l’idée de se nourrir avec des proies si résistantes. Elle ne le saurait probablement jamais, et n’avait aucunement envi de se retourner pour voir laquelle de ces deux options traversait l’esprit de Killer Croc.

Lorsque la grille de métal fut posée sur son socle, leur assurant ainsi la sécurité de leur vie, Stephanie tomba sur le dos d’un soupir profond. Les bras étendus en forme de croix, sa cape commençait à s’imbiber de l’humidité de la ruelle en cette soirée pluvieuse. L’eau ne l’importait peu, car l’humidité des égouts semblait avoir imbibé son corps comme aucun liquide n’aurait pu. Elle commençait à avoir froid, et s’attendait à tout moment de voir secouer son corps de grelotement, mais elle n’en avait rien à faire. Cette rencontre avec Killer Croc allait lui laisser des frissons dans le dos pendant encore longtemps. Le visage inhumain de la bête allait hanter ses cauchemars et troubler ses courtes phases de sommeil toute sa vie, lui semblait-elle. La justicière profitait de chaque bouffée d’air frais qui gonflait sa poitrine. Ses respirations furent d’abord courtes et rapides, mais l’odeur de l’air semblait si pure qu’elle emplissait son corps de ces effluves comme l’on respire à même un bouquet de fleur.

Stephanie fut tiré de ses pensées par la question de Ravager. Sa coéquipière semblait si calme devant ce qu’il venait de leur arriver. N’avait-elle pas eu l’impression de passer à deux doigts de la mort? Savait-elle ce qu’était la mort? Le désir de vouloir mourir, que la seule solution possible réside dans la fin de nos jours? Lorsque la douleur est si grande, si insoutenable, que vous souhaitez la mort? Lorsque ces notre désir le plus grand, mais que la mort ne vient jamais? Ces questions tourmentaient son esprit, et lui fit revivre des souvenirs si sombre de sa vie que le visage écaillé de Killer Croc et la réalité actuelle lui semblait être un conte de fée.

    « On peut se dire que les dealers ne sont pas dans ce coin, en tout cas. Il va falloir trouver un autre secteur où fouiller…»

La jeune femme parlait, semblait-il, au ciel. La tête contre le sol, elle regardait là-haut l’absence d’étoile. Elle réfléchissait à ce que lui avait dit son amie au téléphone : La clé du mystère résidait dans les rats. Il fallait trouver quel était le lien avec les rats dans toute cette histoire pour pouvoir continuer son enquête. Le nœud dans ses cheveux commençait à exercer une pression inconfortable à l’arrière de son crâne et elle pencha la tête sur le côté pour stopper la douleur. Le léger mal de tête qui naissait à l’arrière de son organe cérébral disparut aussitôt. L’humidité passait à travers sa capuche et commençait à imprégner son masque. Sa joue devenait moite, et décida finalement de se relever. Elle se dressa face à Ravager et tenta de chasser l’eau sur son costume avec ses mains.

    « Tu ne connaîtrais pas où l’on peut trouver des rats dans les égouts?, demande Stephanie à la combattante. Parce que je ne crois pas qu’aucun rat n’ait envie de terminer entre les crocs de Croc. »

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Quand le lézard n'est pas là, les rats enquêtent (pv. Ravager)
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