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 Douce mélopée du corbeau

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Jonathan Crane/Scarecrow

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Localisation dans Gotham : Arkham Asylum

MessageSujet: Douce mélopée du corbeau   Ven 19 Oct - 13:45

Sujet précédent : Travail de recherche

Que de misère de prouver qu'il était ignorant de la visite de Nigma dans les murs. Dure réalité quand on vous croit fou et que tous vos propos sont transformés pour vous inculper. Il avait cependant des arguments convaincants à utiliser pour lui permettre sa libération, même si cette démarche prit deux longues semaines. La liberté! Il était dur d'accéder à ce genre de permission quand certains ne vivaient que pour vous remettre en prison. Il n'y avait pas que cela. D'autres voulaient étudier ce cerveau de génie qui se concentrait dans la peur des autres. Plus ils essayaient, plus rapidement ils s retrouvaient en vacances forcées sans pouvoir se débarrasser des phrases de l'épouvantail. Un costume fort fantastique, délabré et qui se transformait en habit orange des cellules d'Arkham. On pouvait lui coller l'image de l'épouvantail sans cervelle du magicien d'Oz, si lui-même n'utilisait pas cette image pour vous faire douter.

Le docteur Jonathan Crane était donc sorti pour bonne conduite, mais avec une tâche à son dossier à cause de ce fou d'Homme-mystère. Il lui avait laissé un cadeau précieux dans sa cellule, sans parler des échecs qui avaient occupé ses longues journées pendant que les fonctionnaires, les avocats et le jury décidaient de lui donner ou non ce qu'il désirait. Les plans de l'asile, voilà ce que lui avait légué Nigma avant de partir. À cause des trop nombreuses fuites, les plans de plusieurs bâtiments avaient été redessinés, les cellules améliorées et les systèmes de sécurité avaient aussi été modifiés. Il était plus difficile de sortir d'ici, même si certains avaient encore un précieux plaisir de s'y essayer. Crane les regardait échouer en continuant ses manigances silencieuses.

Il était sorti avec ce fameux plan et s'était dépêché à le cacher. Il serait utile, mais bien plus tard, oui bien plus tard. Ce ne fut pas long avant que Batman ne revienne le chercher suite à un petit accident. Volontaire ou non, il avait été traîné de force jusqu'aux grilles de l'île. Ses pieds traînant sur le sol, le criminel tentait tant bien que mal de se sortir de cette impasse. Il n'avait pas fini ce qu'il avait commencé. Ce qui était dommage, c'est qu'à chaque expédition entre les murs d'Arkham lui prédisait une destruction de ses ateliers et de ses notes pour ne laisser aucune trace. Il se jurait que la prochaine fois, il ne recommencerait pas du début et sortirait riche, avec des moyens que même le grand justicier n'aurait pas prévu. Il était bon détective, peut-être trop pour Scarecrow. Mais un génie en attirait un autre d'un autre genre et il prenait un vilain plaisir à chercher des méthodes pour le contrecarrer. C’était une sorte de jeu auquel les deux voulaient la mort, mais respectait les étiques de la chasse. Plusieurs s’y donnaient à coeur joie. Pour le médecin de la peur, Batman était surtout un obstacle à son avancement, celle de la science sur le cerveau humain.

Il fut donc inutile de crier toute la haine qu'il avait au moment de se faire traîner sur les dalles froides du chemin de l'île. Il fut pris en charge, on lui dicta d'enlever son habit pour remettre le costume orange qui portait son nom. Ils étaient plusieurs à avoir ce privilège d'être marqué par un nom et non que des numéros. Crane, il était écrit Crane. Simple, mais au moins personne n'osait l'approcher. Même si son apparence était chétive, petite et disgracieuse, il était quand même quelqu'un de craint pour son intelligence et ses plans qui pouvait causer votre mort, sans qu'il en ait aucun remord. Il agissait poliment, pour avoir la même chose en retour. Il adorait le respect et laissait les autres provoquer des émeutes en sortant de la salle et se couchant sur le sol. L'innocence était plus facile à jouer que de provoquer une bataille. La logique du survivant. Son âge ne lui permettait plus de faire des folies non plus. Il avait encouragé longtemps les actions des autres en y ajoutant sa touche personnelle, mais maintenant, il regardait la nouvelle génération créer ses erreurs.

Cette journée-là, il était dans sa cellule en laissant le temps passer. Assis sur sa couche, il avait une vue sur la cellule de Poison Ivy maintenant vide, celle d'Harvey Dent et plus loin, il savait qu'elle était à un autre détenu qui avait l'honneur d'être près des plus grands criminels de la ville. Haute sécurité et toute la technologie possible, la vitre était incassable. Il avait vu Killer Croc essayer de défoncer une des planches transparentes. Aucune marque ne témoignait de cette attaque qui avait quand même fait vibrer les murs. On était loin du jour où cette chère Harleen Quinzel avait revêtu son costume la première fois, dépassant ainsi la mince limite entre la folie et le bon sens. Leur histoire avait été particulière.

Il se sentait particulièrement seul en cette journée d'hiver. Il prenait quand même toutes les dispositions pour être sage et ne pas causer d'émoi, sauf à quelque nouveau stagiaire en psychologie ou psychiatrie. Il ne comptait plus le nombre qui avait arrêté leur étude suite à une rencontre avec lui. Ils perdaient toute notion de confiance, car il perdait facilement le contrôle devant cet ancien diplômé. En les côtoyant, il apprenait les nouvelles méthodes enseignées et pouvait ainsi rester à jour, tout en y incluant ses propres conclusions qui malheureusement ne seront jamais écrites. Il attendait le repas du midi, tout simplement. L'heure allait bientôt arriver pour manger. La découverte du menu était presque la seule activité intéressante à deviner.

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Moses Fischer/Tatters

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MessageSujet: Re: Douce mélopée du corbeau   Ven 19 Oct - 17:49

Tatters était au pied de l'asile. La glace précaire lui avait permis de se glisser jusqu'aux abords de l'île d'Arkham. Jamais la glace mince n'aurait pu laisser passer un homme de corpulence normal, mais un adolescent gymnaste qui avait appris à bien répartir son poids n'avait eu aucun mal. Ça faisait plusieurs semaines qu'il peaufinait son plan pour aller voir l'épouvantail et il était enfin prêt.

En fait il aurait pu venir plutôt, mais il n'arrivait pas à imaginer un moyen de se rendre à l'île sans risquer de se faire voir. La nouvelle gelée lui offrait une chance de mettre son plan à exécution. Il avait bien préparé son coup cette fois. Il avait un masque à gaz du surplus de l'armée dans sa besace. C'était certes peu probable que Crane est accès à du matériel pour faire des gaz terrifiant ici, mais mieux valait être prudent. Il avait également amené d'autres trucs qui pourraient lui être utiles. Il avait également amené des retranscriptions de la formule Narcosis et des évaluations de Stéphanie sur le sujet. Il était de plus en plus sûr que le puzzle se compléterait avec l'interrogatoire de Scarecrow.

Un problème venait par contre poser problème. Il devait y avoir une sortie d'égout ou il se trouvait normalement. Mais il n'y en avait aucune. Il regardait le plan et selon toute vraisemblance l'entrée n'existait plus. Il maudissait un peu les archives non tenues à jour qu'était le fouillis de papier rassembler sur Arkham Island. Son plan était sûrement trop vieux et avec toutes les évasions qu'était cette passoire d'asile des modifications avait de l’être faite. Il s'en voulait énormément. Il avait pris le temps de vérifier plein de points, par exemple, les rondes des gardes, les nouveaux employés engagés à Arkham ou encore le réseau électrique, réseau d'égout, de ventilation. Il avait même réussi à mettre la main sur l'aile dans lequel Jonathan Crane logeait. Mais il avait oublié de vérifier si des changements avaient été faits au plan des archives depuis la dernière "sortie". Il maudissait ce détail.

Il n'avait plus que deux alternatifs, retarder encore son plan afin de mettre à jour ses informations ou alors il "improvisait". Il n'aimait pas trop, mais la deuxième situation lui semblait la plus probable. Il ne savait pas combien Narcosis avait distribué de cette drogue dans la nature et voulait savoir si le type qui subventionnait Narcosis avait l'intention de recommencer. Bref, qui avait acheté et modifié la formule de Jonathan... qui pouvait la connaître dans ce détail aussi précis. Même les archives de Gotham et de l'université ne dévoilaient pas tout et de toute évidence cette formule avait été améliorée... Quel affront pour Scarecrow.

Il resta donc là à zyeuter son plan, il devait trouver un nouveau moyen d'entrer peut-être qu'un autre point d'entré, indiquer sur ce papier, existait encore.

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Beryl Hutchinson/Squire

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MessageSujet: Re: Douce mélopée du corbeau   Lun 22 Oct - 18:51

Batman tenait régulièrement à jour un rapport des failles d'Arkham, plus encore que celles de la sécurité de n'importe quel bâtiment ou institution à Gotham ou ailleurs. Il en transmettait tout aussi régulièrement un compte-rendu à qui de droit. Du moins, c'est ce qu'Alfred lui avait dit. Lorsqu'elle avait insisté, il avait confirmé ce que Beryl supposait : il jouait à un jeu dangereux, se conservant une marge d'erreur, un certain nombre de plans improbables, dont il se savait capable, afin de sa conserver l'accès au lieu. C'était avant tout dans le but de servir et protéger, ne l'oublions pas.

Alfred avait insisté pour rester sur le CommSat. Il avait refusé de transmettre les données à une Beryl, furieuse, mais qui refusait de lui donner davantage de détails sur la mission. Et pour cause ; tout ce qu'elle en savait, était qu'un jeune adolescent prénommé Moses, comptait se rendre à Arkham Island afin de visiter un de ses plus grands malades mentaux, Jonathan Crane, alias l'Epouvantail.

Une fois sur place, Beryl fut surprise de trouver Tatters, un jeune héros dont les papiers quotidiens parlaient peu, en lieu et place de Moses qu'elle avait filé, et quelque peu espionné. Peut-être l'acolyte de Ragman était-il victime d'un chantage, ou allié pour une raison ou une autre, au garçon qu'elle avait découvert dans la section scientifique de la faculté. Néanmoins, c'était un justicier, et elle décida de lui parler plutôt que de le provoquer ou de l'arrêter, après tout, peut-être des vies étaient-elles en jeu.

Grâce à son entraînement à la gymnastique, ainsi qu'à son application en cours de patinage, Beryl parvint à surmonter la difficulté d'un corps pataud d'adolescente, et d'exceller à franchir l'étendue gelée sans l'aide de matériel adapté - lequel aurait pu être utilisé à de mauvaises fins, si une évasion venait à se produire. La jeune femme en costume de Squire, s'approcha d'un Tatters manifestement concentré. Elle rendit compte à Alfred qu'elle s'apprêtait à engager le contact, et qu'il ne devait pas prendre pour lui tout ce qu'elle allait dire. Elle ne fut pas très discrète, et supposa que le jeune homme l'avait entendue parler dans le CommSat. Néanmoins, elle s'approcha davantage, entre un et deux mètres en vérité, et s'exclama :

"Tu n'es pas facile à suivre. On croirait que tu es une poupée de chiffon, tant tu es habile et désarticulé. N'aie pas peur, je suis Squire, l'écuyère, de Batman Inc.. Qu'est-ce que tu fais là, et quel est ton lien avec Moses Fischer ?"

Son ton, d'admiratif, était devenu assuré, puis un brin menaçant. Elle avait porté les poings à ses hanches, comme un adulte qui gronde un gamin et attend des explications. A portée de mains, un taser mais aussi un masque à gaz rangés sur sa ceinture multi-fonctions brevetée par le Batman.
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Jonathan Crane/Scarecrow

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Localisation dans Gotham : Arkham Asylum

MessageSujet: Re: Douce mélopée du corbeau   Lun 22 Oct - 21:03

Dommage que les odeurs de la cuisines ne venaient pas jusqu'à lui. La devinette aurait été plus facile et le pari sans bien aurait été plus facile. Il était, hélas, trop éloigné pour prendre partie. Il n'y avait pas de menu fixe cette semaine. Le nouveau était mit en place, laissant tout le monde dans la frénésie de découvrir ce qui serait dans leur assiette. La majorité du temps, ce n'était pas d.'une très grande gastronomie. Surtout des plats congelés qu'ils mettaient dans les fours ou mélange déjà où on ajoutait de l'eau. Scientifiquement, ces plats étaient complexe à faire pour la conservation et les quantités calculées. Crane plaignait les cuisiniers quand Killer Croc ou tout homme à muscle revenaient dans les cellules. Leur portions étaient triplées, voir quintuplées pour satisfaire leur appétit. Il ne les idolâtrait pas. Il préférait de loin le cerveau à la nourriture.

Le Docteur aurait été tenté d'aller retrouver sa carte de l'asile soigneusement cachée de tous regards indiscrets. La fuite n'était pas son sport favoris, surtout qu'il faisait un des froids dehors. Il avait pu en avoir un aperçu lors de son passage dans le bâtiment médical. Le manteau n'avait pas suffit pour enlever les frissons qui lui couraient le long des jambes. La vapeur sortant de sa bouche et son nez pouvait l'aider à estimer la température. Il aurait ignorer le reste de la cours si le déchirement des bloques de glace autour de l'pile n'auraient pas fendus à certaine place. Il était conscient que plusieurs étaient morts en essayant de traverser l'eau glacée, elle était si fragile à certain endroit. Certains avaient suivit le pont, la pire erreur à commettre bien qu'il offre la protection et la discrétion. La glace est particulièrement sensible à ce niveau à cause du courant. Un mauvais pas et plouf!

On apprenait beaucoup de choses avec le contact de différents criminels qui étaient aussi des génies pour une partie. Freeze pouvait être précieux, quand il n'était pas en complète transition devant le souvenir de sa femme. Triste évènement et mauvaise adaptation à la société. Il avait un problème qui l'avait mené à la folie de l'amour. Ce n'était pas exactement la même chose qu'Harley qui était plus une fanatique qui voulait de l'attention, plus la perte de quelqu'un de cher dont le deuil ne veut pas partir. Ce genre de phénomènes causaient quelque trouble au niveau de la psychologie du patient, l'emportant à faire des folies pour récupérer ce qu'il n'aura sans doute jamais.

Certaines portes s'ouvraient dans le corridor. Il savait pertinemment que son tour arriverait plus tard, étant un des derniers dans le fond. Il y avait encore une cellule vide à ses côtés avant le mur vers l'extérieur. Impénétrable il faut dire. Aucun explosif en était encore venu à bout sans l'asphyxier en premier. Il admira donc le transfert de certains de ses collègues de cellule pour entendre le silence s'installer pas la suite.


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Moses Fischer/Tatters

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MessageSujet: Re: Douce mélopée du corbeau   Mar 23 Oct - 8:57

Tatters qui venait de se faire accoster choisit de répondre comme il avait été abordé.

Citation :
"Tu n'es pas facile à suivre. On croirait que tu es une poupée de chiffon, tant tu es habile et désarticulé. N'aie pas peur, je suis Squire, l'écuyère, de Batman Inc.. Qu'est-ce que tu fais là, et quel est ton lien avec Moses Fischer ?"

Premièrement, merci j'apprécie le compliment

Deuxièmement je n'ai pas peur, et je sais qui tu es. On a les chaînes d'informations continues ici aussi et des fois faut meubler. L'histoire de Batman inc, et des Batmans qui poussent un peu partout ça passe pas inaperçu. T'es la Robin british.

Troisièmement. Je n'ai aucune idée de qui tu parles et même si je savais de qui tu parlais je ne te le dirais pas. Tu brûlerais tes contacts toi?


Il avait été effectivement plutôt direct. Après tout on venait le voir, on le bombardait de questions et on venait lui parler de son identité secrète. C'était un sujet très tabou chez les héros on ne demandait presque jamais les sources. Chacun avait son réseau de contacts et personne ne cherchait à le démonter. Certes Batman semblait avoir officialisé un certain partage, mais pour l'instant Ragman n'en faisait pas partie. Tatters n'avait donc aucune obligation envers L'écuyer.

Puis il respira en regardant à nouveau son plan. Il se mit à la place de Beryl deux minutes. Après tout il était là, en cette nuit froide, dans son costume, disons, loin de la tradition héroïque de la ville à la base d'un des bâtiments les plus sécurisés de toute la ville. De plus son costume ne donnait que peu d'information, ce qui était voulu, mais il devait comprendre. D'ailleurs Catgirl, Ravager et Robin lui avaient très bien fait comprendre en l'affublant du surnom de clodo. Il regarda l'écuyer, puis se dit que dans le fond c'était une collègue et que ce n’était sûrement pas pour mal faire.

Arf... désolé. Je sais que j'ai été brusque. Mais c'est ce fichu plan, il devrait avoir une entrée ici et il y a plus rien. Ils ont dû la boucher, cet endroit était une véritable passoire. Je dois aller dans l'aile ouest et j'essaie de trouver un autre chemin.

L'écuyère était plutôt jolie, son costume était beaucoup plus attrayant que celui de Robin, mais plus tape-à-l'oeil. Aux infos, il l'avait vue surtout en portrait-robot ou en dessin qui de toute évidence ne lui rendait pas justice. Il y avait bien quelque vidéo, mais malgré la qualité de l'appareil tout était embrouillé. Les téléphones cellulaires et leur fonction caméra avaient rendu le travail des justiciers encore plus délicat. À chaque coin de rue, quelqu'un était susceptible de vous apercevoir. Ragman et Tatters s'en était bien sortis pour l'instant on parlait très peu d'eux et c’était parfait comme ça

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Beryl Hutchinson/Squire

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MessageSujet: Re: Douce mélopée du corbeau   Mar 23 Oct - 9:25

Le jeune héros avait réagi vivement, et cependant il avait été parfaitement méthodique dans sa réponse. Il était loin d'être idiot, d'ailleurs si il traînait avec de jeunes génies comme Moses, qui à 16 ans allait se renseigner sur des sujets pointus à l'Université, c'était certain. Son style laissait à désirer, et allait de pair avec le plan brouillon qu'il avait concocté. Il mettait en danger son contact par une organisation faillible, et il prétendait ne pas vouloir le mettre en danger.

"Gare à ce que ce ne soit eux, qui te brûlent. Batman Inc. permet justement aux innocents d'éviter d'être mouillés, en créant une structure visible et accessible aux forces de l'ordre. Chez nous, on ne fait pas dans les bouts de chandelle. Ni les bouts de chandail, comme tu sembles le pratiquer. La couture et le bricolage, c'est des passions, ou tu te complais juste dans la misère ? On a un type, pour ça, dans la compagnie."

Certes, Beryl avait été pas mal dans l'improvisation au cours de sa courte carrière, mais la discipline apportée par l'incorporation à l'organisation du Batman avait confirmé un penchant pour les stratégies qui méritent vraiment la victoire. D'ailleurs, si elle devait en juger, Tatters continuait de passer pour un simple malfrat endurci dans ses manières de procéder et son attitude. Aucun héros n'était un mouchard, mais il semblait répondre à l'interrogation comme un voyou entêté.

"Okay, tu ne lâcheras rien, c'est bien. On n'est pas dans un mauvais film d'espionnage. Crois-moi, j'ai connu le MI-6, et tu fais tout ce qu'il ne faut pas faire pour être pris pour un débile."

Il voulait faire le malin, très bien. Un léger craquement commençait à se faire entendre, cependant. D'abord, elle n'y prêta que peu d'attention. Elle écouta le garçon faire amende honorable sur son ton désagréable et expliquer son problème de plan. Décidément, elle avait du mal à comprendre comment un tel individu pouvait espérer gagner la confiance de la Bat-Family ; ses motivations restaient un trou béant dans la logique de la situation, alors elle ne pouvait imaginer être conquise à sa cause.

"Il est possible que j'aie des informations mises à jours, et peut-être même des itinéraires complets à travers ce labyrinthe des fous. Mais d'abord, pourquoi est-ce que je ne t'arrêterais pas sur-le-champ, outre la camaraderie des redresseurs de tort ? Franchement, vu ton accoutrement, une filiation avec Crane serait une déduction facile de ma part."
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Jonathan Crane/Scarecrow

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Localisation dans Gotham : Arkham Asylum

MessageSujet: Re: Douce mélopée du corbeau   Mar 23 Oct - 10:56

Ils partaient dans le couloir dans leur démarche de gardiens. Certes certaines politiques de l'asile étaient strictes, mais le comportement de certains étaient un poil trop exagérer. Il n'y avait qu'à prendre l'exemple de Lyle Bolton qui avait mener l'asile un moment en chef et en tortionnaire. Le docteur avait été le seul à avoir réussi à fuir à cette époque, ne supportant pas les gestes dégradants de cet homme, ni son caractère affublé de violence sans respect. Pas surprenant qu'il ait détester Batman tout de suite. La justice pour lui était le livre des lois interprété selon ses règles. Il n'aurait pas été surprenant que cet homme en muscle eut fait l'armée quelque année plutôt. Ce fut une des seule fois où Scarecrow dévoila directement sa peur de ne pas vouloir revenir à cet endroit. Même toutes ses paroles avaient été totalement inutiles. Ses membres bougeaient tous seuls et il ne pouvait plus fuir. Il était condamné.

Spoiler:
 
C'est sous la pression de la petite Harleen qu'il avait parlé au tribunal contre les agissements de cet homme. Vilaine histoire. Même Arnold était venu témoigner contre lui afin d'avoir une bonne vie à l'intérieur des murs. C'était leur maison après tout. Pour certain c'était presque à vie leur sentence. Il fut surpris de l'implication de Bruce Wayne à cette assemblée. Ainsi, les riches se préoccupait de leur sort?

Époque pleine de rebondissement. Les temps changent avec leur âge qui ne cessait de monter toujours et les rides qui commençait à apparaître. Pas chez le docteur, pas encore certes, mais le temps où ils régnaient en nouveau maître était loin. Il fallait sans cesse innover pour avoir le contrôle et ne pas se faire déjouer. L'inspiration venait souvent copier les anciens plans des autres en y ajoutant une vision totalement différente. Il craignait l'arrivée d'une nouvelle génération aussi qui leur volerait la place. Craindre était un grand mot. Il savait pertinemment que quelqu'un d'autre allait se charger de les exécuter avant qu'ils ne fassent grand bruit de leur talent pour le crime. La mort et la vie; une philosophie propre à chacun qui pourtant pouvait faire des dommages intéressants. C'était une des raisons pourquoi il n'était pas jugé fou ou avec des problèmes de santé mental. Les morts qu'il causait n'étaient pas volontaires, mais plutôt sur des sources d'expérimentation où certain y laissait la vie.

Le couloir était encore calme. Il restait donc assis sur sa paillasse en attendant la suite. Un horaire régulier, de bonnes nuits de sommeil, de la nourriture et les soins appropriés. Il ne manquait que son accès à la serre et il aurait été plus que joyeux dans cet univers de barreaux. Peu lui importait la liberté, à un certain niveau tout de même.


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Moses Fischer/Tatters

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MessageSujet: Re: Douce mélopée du corbeau   Mar 23 Oct - 11:30

Il avait failli partir sur une litanie du pourquoi de son costume, mais il se dit que le temps n'était pas au conseil esthétique. Il fallait régler un problème. Il ne put s'empêcher de se dire à lui même les mêmes commentaires que lors de sa rencontre avec ses collègues à l'usine Narcosis: c’est fou comment, les héros sont superficiels.

Tatters réfléchit, il avait envie de l'envoyer balader, mais ça n'aurait pas été très malin. En fait cette nouvelle aide pourrait lui être bénéfique. L'écuyer a des informations dont il a besoin et une paire de bras supplémentaire ne serait pas de trop pour entrer et déjouer tout le monde dans l'asile. De plus elle devait avoir accès à la bat-base de bat donné (ou un truc dans le genre) qui lui permettrait de valider ses dires. Puis c'était plus agréable de travailler avec elle qu'avec Legacy, elle était plus jolie et surtout ne pouvait surement pas être d'aussi mauvaises compagnies que lui.

Il y a de ça quelque semaines moi, Robin, Catgirl et Ravager on à fait une descente dans une usine qui semblait suspecte. Là-bas on y a trouvé une usine de productions chimique et de drogue. Le patron, un certain Narcosis, à attaquer Catgirl avec un gaz terrifiant. Elle a été mise complètement chaos. En repartant, j'ai refusé de lâcher l'enquête, contrairement aux autres. Je trouvais sa louche qu'il est en sa possession la marque de commerce de l'épouvantail. J'ai donc pris la plupart des dossiers. J'ai découvert qu'il avait acheté la formule de l'épouvantail à quelqu'un et que cette même formule avait été modifiée. Non seulement elle provoquait la peur, mais si on rajoutait une solution de fluor bien spécial, on pouvait l'incorporer à n'importe quelle substance pour provoquer la dépendance. Mais pas la dépendance à n'importe quoi. On raconte que chaque personne dans ce monde est fragile à une forme de dépendance quelconque, la nourriture, le jeu, la drogue, la cigarette, l'alcool, l'amour, etc. Cette substance amplifie cette dépendance. Ce que je crois c'est que la personne ayant fourni Narcosis voulait s'infiltrer dans les entreprises pouvant combler ces besoins nouveaux. Bref, je dois trouver à qui Scarecrow à vendu sa formule et qui pourrait être assez brillant pour la modifier et la distribuer par Narcosis pour s'accaparer le marché des nouvelles dépendance.

Il reprit son souffle. Tout était sorti d'un seul coup. Il ne doutait pas des capacités de déductions de Squire et il était certain que celle-ci aurait compris l'importance. Robin avait peut-être abandonné l'enquête, lui avait découvert ce qui se cachait sous la pointe de l'Iceberg. C'était un plan de génie, il devait maintenant trouver le maitre d'oeuvre.

Bref, je dois trouver l'épouvantail, et selon mes sources il est dans l'aile ouest, mais je ne sais pas comment entrer, car mon plan est bidon. Alors maintenant si tu veux Robin doit avoir fait un rapport de cette histoire, tu dois surement pouvoir vérifier que je suis allé beaucoup plus loin que ce que dit le rapport.

Il ne savait pas vraiment si Batman et Robin tenaient des rapports de leur intervention, mais il se disait que si Ragman le faisait Batman devait surement aussi le faire. D'ailleurs c'était une des parties les moins agréables de son travail. Qui aurait cru que les superhéros faisaient de la paperasse. Mais bon Rory avait bien compris (et bien expliqué à Moses) que ces rapports pouvaient servir d'élément de preuves dans un procès. Les superhéros avait déjà été cité à procès, par exemple The Flash et Wonder Woman ont dû subir ce genre d'humiliation. Il fallait donc se protéger. De plus les rapports pouvaient être transmis au GCPD au besoin et pourraient les aider à consolider une preuve.

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MessageSujet: Re: Douce mélopée du corbeau   Mer 24 Oct - 9:06

Le garçon finit enfin par lui expliquer de quoi il retournait, Beryl avait commencer à désespérer en la matière. Elle tortillait sa longue tresse rousse entre ses doigts gantés, comme si cela allait aider les informations à se mémoriser toutes seules. Heureusement, elle avait une excellente mémoire, et tout ceci était somme toute assez général. Tatters lui avait fait grâce des compositions chimiques, d'ailleurs c'était sa faille ; elle n'était pas très douée en chimie.

Par contre, en théorie du complot, à force de voir des maîtres à l’œuvre, elle commençait à avoir une certaine expérience. Pour autant, à chaque fois elle était choquée par les desseins mis en pratique, et la planification sans considérer le libre arbitre des innocents. Manifestement, l'idée était bien loin du gaz phobique originel, d'empirer les addictions.

"... Et ainsi changer Gotham en une ville du péché de pied en cap. J'ai bien une idée en tête, mais cela serait sauter aux conclusions. La nouvelle Jérusalem du Crime, tout ça tout ça. Enfin, laisse tomber, je vais peut-être chercher trop loin. Malheureusement, la cupidité n'a pas besoin d'un masque ou d'un culte satanique pour prendre le dessus sur la société. N'importe quel fabricant voudra que son produit soit voulu viscéralement par le consommateur."

Elle réalisa que le garçon parlait, non seulement de Damian, qui était secrètement le fruit de l'entraînement de la Ligue, mais aussi de Catgirl, une voleuse ; ainsi que de Ravager, connue pour avoir oscillé entre le bien et le mal, sans jamais se départir de son épée et de son attitude de défi envers le monde et les mœurs. On était loin de la jeune fille sage qu'elle était. Et, connaissant le gamin, soit il avait fait un rapport parfaitement détaillé, juste pour le principe d'être irréprochable, ou alors il s'était jeté en rentrant sur sa Xbox, parce qu'il se considère bien au-dessus de ces futilités.

"Concernant Robin, je suppose qu'il ne serait pas difficile de le lui demander, je le vois régulièrement. En attendant, mon contact devrait pouvoir me confirmer cela."

La rouquine s'éloigna de quelques enjambées pour joindre Alfred, le majordome et coordinateur de la famille Wayne, à la Batcave.

"Mister Pennyworth ? Pouvez-vous rechercher un rapport de mission incluant Catgirl, Ravager et notre ami Tatters, ici présent ?"

Quelque part, elle doutait que certains de ces personnages, parmi les plus durs à cerner, seraient mentionnés par Damian dans un rapport à son père. Du moins, ce serait une bonne manière de savoir quelle part d'ombre le jeune garçon laissait dans ce qu'il voulait bien faire transparaître à la Bat-Family.

"Merci, Sir. En attendant, j'aimerais des indications précises sur l'entrée à partir du point où nous sommes, pour accéder à la cellule de Jon Crane."

Le vieil anglais commença à lui donner des indications. Il semblait que beaucoup de chemins soient connus du Batman. Certains étaient même faits par des saboteurs complices des internés. Le justicier les laissait faire, ainsi il connaissait d'avance leur mode opératoire et pouvait permettre un coup de filet aux forces des autorités. Le chemin qui semblait le plus dégagé avait été excavé par un certain Tiger Shark.

"Hé, Tatts', comment définirais-tu ta brasse coulée ?"
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Moses Fischer/Tatters

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MessageSujet: Re: Douce mélopée du corbeau   Mer 24 Oct - 9:54

Il faisait tout près de zéro pour ne pas dire sous zéro, et L'écuyer proposait se de lancer dans l'eau froide de la rivière. C'était presque du suicide assuré. Du moins ça en aurait été, si Tatters n'avait pas vu venir l'obligation. Comme il avait appris dernièrement avec l'affaire Narcosis il fallait être paré à plusieurs éventualités, et le fait d'aller sur une ile pouvait prévoir de devoir nager dans les eaux environnantes. Tatters mit les mains dans sa besace et en sortit deux sacs de poubelles vertes. Il en lança un à Beryl.

T'inquiète je suis au point pour la nage. Mets tes vêtements là-dedans et attache-le avec cet élastique. Parce qu'une fois rendu de l'autre coté on va tellement se geler que nous n'aurons vraiment pas envie de passer une seconde de plus avec du linge mouillé.

Tatters entreprit d'enlever son linge. Il n'avait pas d'hésitation, excepter celle d'exposer sa peau à la froidure du vent. Il avait fait le choix de se lancer dans cette aventure, sans Rory maintenant il assumait. Certes il aurait préféré ne pas en arriver là, mais bon pour entrer dans ce bâtiment il ferait ce qu'il devait faire. Il ne voulait plus attendre non plus, le produit circulait probablement en ce moment à Gotham et des gens se laissaient détruire sans le savoir. Être un justicier était aussi avoir le sens du sacrifice, sois on gagnait sois tout le monde perdait. Alors une petite nage sous la glace, semblait vraiment de mise.

Humm, combien de temps on va devoir nager selon toi? Car vu la température de l'eau si on reste plus de 2 minutes on va manquer d'air, mais on va surtout mourir de froid. Déjà dans les premières secondes on aura les muscles engourdis... faudra vraiment faire vite. Si jamais du manque d'air, dit toi que c'est mieux d'avoir des vêtements mouillés que de crever. Le sac, il y aura de l'air dedans, ouvre le et respire, mais tu n'aura droit qu'à une bouffé...

Il mettait son linge et le reste du contenu de sa besace de matériel quotidien et du surplus de l'armée dans son sac-poubelle. Il y passa un élastique. Il n’y a pas à dire il gelait déjà. Il commençait à douter de l'idée de l'écuyer. Son linge serait au sec en sortant, s'il ressortait de l'eau. Il espérait que l'entrainement de Ragman et ses années de gymnastique avaient assez endurci son corps pour que sa circulation sanguine soit performante. S'il s'endormait ou s'engourdissait trop, il finirait tout les deux morts congelés dans les égouts d'Arkham. Un sort vraiment peu enviable.

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Beryl Hutchinson/Squire

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MessageSujet: Re: Douce mélopée du corbeau   Jeu 25 Oct - 10:20

Beryl n'y avait pas pensé avant, mais effectivement, il lui faudrait se déshabiller avec le jeune homme. Elle ôta tout, sauf ses sous-vêtements brevetés, ainsi que son masque et la natte en extension capillaire. Elle n'estima pas qu'elle avait particulièrement besoin de le cacher en le faisant, mais une fois nue, elle cacha sa poitrine et son pubis avec ses mains. Elle fit en sorte de ne pas trop regarder le garçon, il ne semblait pas avoir d'infirmité ou de blessure, mais son agilité laissait déjà à penser qu'il était en pleine forme. Il était plein de vitalité et de bon sens, et il ne serait pas une faille dans l'opération.

"D'après mon contact, c'est à quinze pieds sous la surface, à environ six mètres d'où on se tient, au Nord. A l'intérieur, il y aura une grille qui a déjà été détruite par des malfaiteurs. Ensuite, un sas dont les commandes ont été modifiées. Il me suffira de pirater la fréquence avec mon boitier radio, mais ça ne se fait qu'à une proximité extrême. A ce moment-là, tu pourras me rejoindre car l'ouverture des portes sera programmée dans le bon sens, et l'eau s'écoule à très bon rythme dans l'étroite chambre de transition. En se serrant, on tiendra à deux. Ça ne marchera qu'une seule fois, donc on sera obligés de s'y glisser tous les deux ; une fois hackée, la boîte a un système qui disjoncte dans les trente secondes."

Elle alla se pencher contre le bord, en espérant qu'il ne la materait pas trop. Ce n'était pas le moment, de toutes les façons. Elle se mouillait la nuque avec les doigts. Ses gants, comme le reste, elle les avait mis dans le sac poubelle tendue par le jeune homme. La morsure du froid s'insinuait déjà dans son corps, mais il ne fallait pas risquer l'hydrocution.

"Ensuite, on suivra une voie qui mène au centre de tri, par le conduit des déchets organiques qu'Arkham Asylum jette dans les eaux fluviales de Gotham. Une fois parvenus à la cuisine, il faudra de nouveau improviser."

Elle régla les lentilles de son masque sur la vision subaquatique, et s'immergea. Il était temps d'y aller, ils avaient suffisamment palabré.
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Moses Fischer/Tatters

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MessageSujet: Re: Douce mélopée du corbeau   Jeu 25 Oct - 21:17

Tatters ne dit rien. Il avait également gardé son masque qui serait sans aucun doute mouillé à la sortie de l'eau, mais il ne pouvait l'enlever sans craindre de révéler son identité. Surtout que Beryl en avait fait allusion, il fallait rester prudent. La situation ne s'y prêtait vraiment pas, mais Moses ne put s'empêcher de jeter un rapide coup d'oeil à Beryl en sous-vêtements. Elle était plutôt bien faite, pas de problématique nulle part aucun tatouage apparent non plus. Du moins pas qu'il est pus voir, mais son coup d'oeil avait été très rapide.

En fait son attention s’était surtout posée sur la partie non gelée ou ils devaient plonger. De toute évidence, l'eau y était plus chaude, car elle n'était pas gelée. Probablement que l'eau des machines à laver s'écoulait dans cette zone. Elle serait donc moins engourdissant tout en étant plus toxique. Il espérait seulement qu'il s'agissait réellement simplement des égouts de lave-vaisselle et de laveuse, car sinon ça serait difficile. De toute façon l'odeur était celle du savon et non de la défécation. Il se demandait si le système de chaleur du bâtiment s'écoulait également par là. En effet, Arkham était maintenant à la fine pointe de la technologie. Son système de thermostat par vapeur d'eau était des plus efficaces et surtout peu couteau. Le gaz acheté servait à faire chauffer de l'eau qui une fois porter a ébullition dans le tuyau dégageait de la vapeur chaude et réchauffait ainsi les cailles des calorifères. L'eau usée était ensuite écoulée dans les égouts communs. C'était d'ailleurs une possibilité pour que l'eau soit plus chaude dans cette zone.

Quoiqu'elles en étaient les raisons, cet endroit semblait praticable. Ça serait très froid, mais ça serait moins pire que prévu. Il regarda Beryl s'immerger et une fois qu'elle fut disparue il se posa la question... quand est-ce qu'il devait la rejoindre? Elle était partie avec son sac de vêtements sans lui dire: Viens me rejoindre dans 15 secondes ou 30 secondes. Il se mit donc à compter dans sa tête à 30 secondes si elle n'avait pas montrer signe de vie il plongerait la retrouver, sois pour entrer avec elle, sois pour la sortir de là.

Il eu soudain la drôle de penser que 2 minutes avant, il aurait encore plus renoncer de sauter dans se plan insensé. Mais alors qu'à ce moment il croyait qu'il était trop tard, il réalise que maintenant à la seconde précise où il était rendu, il était effectivement trop tard.


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Jonathan Crane/Scarecrow

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MessageSujet: Re: Douce mélopée du corbeau   Jeu 25 Oct - 23:00

Les gardiens semblaient l'avoir oublié cette fois, ou quelqu'un s'était amusé à leur faussé compagnie pour semer la zizanie. Ce qui n'était particulièrement pas poli puisque certains n'étaient pas encore sortit de leur cellule ou bien était en train de déguster la merveilleuse nourriture congelé des cafétérias de l'asile. Freeze aurait tout intérêt à mettre sa science dans le développement de la nourriture congelé et des repas préparés dont raffolaient les américains trop lâche pour se faire à manger pour eux-mêmes. Certes, Jonathan avouait lui-même avoir quelqu'un de ses repas dans son congélateur. Quand un projet demandait toute sa concentration, c'était plus facile de prendre une boîte et la mettre dans le micro-onde. Trêve de pensée de nourriture, son ventre gargouillait et la salive envahissait sa bouche comme le venin du serpent qui passe à travers toutes les veines.

Le Docteur se leva une première fois de son matelas peut confortable pour essayer de regarder dans le couloir. Le malheur avec les vitres, c'est qu'un mur de brique d'environ une vingtaine de centimètre bloquait la vue dans la prochaine cellule. Ainsi, on pouvait ignorer la visite de quelqu'un chez son voisin de prison et bloquer les regards indiscrets, si ils ne venaient pas de l'autre côté du couloir. La joue collée contre la vitre, il y posa aussi ses mains. De son angle de vue, il ne voyait absolument rien d'étrange, ni mouvement, ni consolation à sa garde personnel pour l'escorter. Misère qu'est ce monde quand on oubliait un détenu derrière sa vitre. Il plia méthodiquement ses doigts et posa ses ongles contre la surface transparente. Un petit coup, puis il passait au second doigt jusqu'à mimer une chanson de noël qu'il avait sommairement entendu dans un couloir de détention. La fête venait de passer, il va de soit. Ce fut heureux, tout du moins il avait eu la paix du Joker cette année et avait pu discuter tranquillement avec quelque connaissance plus convenable.

Il regarda un moment la vapeur qui s'était formée contre la vitre. C'était vraiment absurde de rester là. Il n'y avait rien d'autre à faire que de s'inquiété de son sort présentement. Les secondes passaient. C'était à devenir fou. Il se retira de la surface et retourna s'assoir. Les mains posées sur les genoux, le dos droit, il fixait le mur en attendant. Pour tarder autant, il y avait quelque chose dans une autre aile qui demandait la surveillance constante des détenus hors cellules. Un cabaret renversé ou une bataille pouvait tout aussi bien ralentir le processus. Il ne restait qu'à attendre.


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MessageSujet: Re: Douce mélopée du corbeau   Mer 7 Nov - 6:16

Inspirant profondément, Beryl finit de s'immerger, et nagea sur quelques brassées avant de piquer directement sous l'eau. Elle atteignit sans difficultés l'accès défoncé par des criminels. Les joues gonflées d'air, grâce à ses lentilles de vision sous-marine, elle repéra le sas et modula les fréquences de son communicateur. Le CommSat avec Monsieur Pennyworth était donc coupé. Elle tendit le bras vers le trou et relâcha le sac de vêtements, qui remonta grâce à une importante quantité d'air qu'elle y avait enfermé. Grâce aux variations de fréquences, elle put se connecter au système télécommandé d'ouverture et envoyer la commande d'ouverture. Elle fut aspirée dans le sas avec l'arrivée d'eau du fleuve, et se cala contre l'ouverture vers l'intérieur. Elle attendit que le jeune homme l'aie rejoint pour refermer, et vider l'eau par des grilles qui se décalent sous leurs pieds, évacuant ainsi le trop-plein dans un léger reflux des blocs sanitaires.

(hj: désolé, c'est assez court, mais on n'a pas le temps de vivre des péripéties en apné)
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Moses Fischer/Tatters

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MessageSujet: Re: Douce mélopée du corbeau   Mer 7 Nov - 9:08

Tatters comptait toujours afin de vérifier quand plonger quand le sac de Beryl remonta à la surface. Oui c'était le moment , elle lui donnait un signe. Il sauta et agrippa le sac au passage. Il n'avait pas songé, mais nager avec deux ballons remplis d'aire c'était vraiment nuisible. En plus ses yeux lui brûlaient atrocement, car il devait les ouvroirs sous l'eau pour voir où il allait. Heureusement que les cheveux de Beryl faisaient très contraste avec la frisure de sous l'eau. La lune fournissait la lumière nécessaire, mais combien de temps resterait-elle dégagée. Combien de temps, avant qu'un nuage dans le ciel vienne complètement le rendre aveugle.

Il fournit un effort surhumain pour réussi à nager sous l'eau. Ses yeux brûlant de tous les produits déversés dans l'eau s'embrouillaient. Il se dit qu'encore une fois il venait de briser une paire de verres de contact. Il devait vraiment avoir un masque avec amélioration de la vision c'était trop la galère. Forçant contre les deux boues remplies d'aire il réussit à nager en se guidant vers l’orange qui selon lui était Beryl. Il espérait que ce ne soit pas une conne jetée par inadvertance ou encore un signalement sous marin pour les plombiers et videurs... Il fallait que ça soit elle, sinon il devrait se laisser remonter par les sacs et ça signifiait l'échec de la mission, mais surtout le fait que Beryl se retrouve noyé dans les sous-sols d'Arkham.

Quand il arriva, il sentit sa peau toucher celle de Beryl. Il était arrivé au bon endroit et elle était encore chaude malgré le froid ambiant. Elle était toujours en vie. Il se recroquevilla dans le tuyau. Et réussi à placer les deux sacs de vêtements également. Ce n’était vraiment pas l'idéal, mais les deux corps collés se procurait chaleur. Il n'y avait aucune place au malaise pour l'instant, car le froid les engourdissait tous les deux. Le malaise serait probablement pour plus tard lorsqu'ils réaliseraient que Tatters était collé de face avec Beryl et les deux corps s'enlaçaient pratiquement à la recherche de chaleur.

Tatters attendait, Beryl devait sûrement faire quelque chose...

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MessageSujet: Re: Douce mélopée du corbeau   Jeu 8 Nov - 7:51

Encore une attente interminable entre les murs de sa cellule. Cette dernière avait des murs incroyablement vides. Certains avaient décoré à leur saveur pour la rendre plus accueillante, plus suivant leurs problèmes de personnalité. La seule demande de Crane avait été une table, chose qui lui avait été refusée. Il y avait seulement dans les salles secondaires lors de la libération qu'il avait ce privilège d'avoir des meubles. Certains membres du personnel y voyaient là son désir de simplicité, la présence du froid et son apparence effroyable quand il le désirait. Il avait les cheveux roux, la peau mince, le visage renfoncé, le genre de type qu'on prend plaisir à maltraiter dans notre jeunesse. Malgré cette apparence chétive, il savait comment se montrer persuasif et au-delà de son physique. Une aura planait.

Peu de personnel aimait lui rendre visite, les psychiatres encore moins. Il avait les mêmes études au niveau comportemental et psychologiquement, sans oublier qu'il se mettait régulièrement à jour sur son ancienne profession. Il réussissait souvent à avoir le contrôle de la conversion, bien que de la négation et des ordres ont été posées pour évite ce genre de problème.

Froide était la cellule de l'épouvantail. Et il y restait souvent immobile, sauf à quelque exception près. Il était tout aussi curieux quand quelqu'un revenait, ou qu'il y avait un nouveau visiteur entre les murs de l'asile d'Arkham. Certes, ce genre d'évènement ne passait rarement inaperçu. C'était souvent ponctué de cris, de menaces ou tout ce qui concernait de près ou de loin au justicier de la nuit. l s'était lui-même parfois abandonné à ce genre de phrase. Ça calmait la conscience en quelque sorte, le temps de sortir et changer de discours une fois dehors. Cette fois, il irait doucement, le temps de se faire oublier un peu. Certes, il y avait tant de temps qu'il était au grand jour que de simples citoyens se souvenaient de sa constante apparition à la télévision. Le psychiatre fou d'Arlham. Il y avait quelque vérité, sauf qu'eux ils vivaient dans leurs cocons d'amour et travail. C'était des illusions qu'ils mettaient en valeur pour appeler cela une vie.

Jonathan Crane avait un véritable but dans la vie afin de faire avancer la science et bien d'autres choses. Tout était dans ses mains, une fois sorti des murs. Ses travaux avaient porté fruits régulièrement, mais ses recherches étaient comme du vent, on n'y accordait aucun crédit. Il n'était pas reconnu pour sa profession, mais pour ses visites régulières dans l'asile en tant que patient. C'est ainsi qu'il avait développé son goût pour les crimes en masse; tester à grande échelle sur les êtres humains. Le chaos de la peur!


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MessageSujet: Re: Douce mélopée du corbeau   Mer 14 Nov - 15:32

Beryl était tout contre le corps du jeune homme désormais, qui était venu se nicher contre elle. Il tenait bien en main les deux sacs de vêtements, dont ils auraient besoin. Elle se demanda s'il valait mieux qu'ils les enfilent une fois arrivés, ou s'ils devraient plutôt essayer de chercher des fringues plus passe-partout une fois là-haut. Cependant, sous l'eau, impossible de communiquer. Le SAS finit par répondre à ses commandes, et l'eau s'évacua. Elle inspira une bonne bouffée, d'air totalement vicié et puant. Elle se retint de déglutir son repas. Elle regarda le jeune homme, le regard défiant, comme incertaine de voir s'il irait jusqu'au bout. Au bout du tunnel de tri bien sûr, il n'était pas l'heure de penser à d'autres futilités charnelles.

"On va devoir ramper, ça monte sur plusieurs dizaines de mètres, et ensuite on va devoir se fier à l'oreille pour ne pas passer en plein cycle de broyage. Si on se prend des déchets dans la figure, il va falloir s'accrocher comme on peut. Je passe devant, vu qu'on n'a la place de rien, par ici."

Le ventail s'ouvrit, la jeune adolescente, nue comme un ver, commença à avancer comme dans un parcours du combattant odorant et moins boueux, plutôt crasseux tout simplement, quoique aussi humide. Elle grelottait et peinait à avancer sans cogner les parois tant le froid finissait par l'envahir. Puis ils atteignirent l'issue d'un gigantesque broyeur. Elle tendit l'oreille. Par chance, le cycle n'était pas en cours. Elle saisit les deux côtés de la trappe et se hissa, maîtrisant les frissons qui la parcouraient. Elle s'assit un instant sur le bord, puis fit basculer la plate-forme à 180° pour se retrouver, tête en bas, dans des arrières de cuisine déserts.

"La voie est libre. Je vais regarder si je vois un genre de laverie, ou autre, si jamais on peut se saper et passer inaperçus dix minutes."
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Moses Fischer/Tatters

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MessageSujet: Re: Douce mélopée du corbeau   Mer 14 Nov - 16:06

Lorsque l'eau fut évacuée, il appréciait particulièrement la bouffer d'air qui devenait accessible. Bien que l'air soit puant et nauséabond, malgré le subtil parfum de Beryl qui tenait encore bon malgré cette baignade et se troue à rat dégueulasse. Il s’essaya de se décoller un peu de l'écuyer par respect, mais il fallait dire qu'avec leurs deux corps, plus les sacs de vêtements gonflés d'air, il ne restait pas beaucoup de place. Par chance il avait beaucoup trop froid pour ne ressentir aucune... "Émotion".

Squire pris les choses en mains et décida de la marche à suivre .Tatters qui n'avait pas accès au donné de son plan accepta de la suivre sans poser de question.C'est donc avec difficulté qu'ils se positionnèrent, car, si l'immobilisme était difficile en ce moment, bouger l'était encore plus. Il se positionna donc derrière elle pour aller dans le tuyau. Il fut rassuré de ne pas entendre le mécanisme du broyeur qui aurait tout gâché s'il ne les avait pas tués. Le malaise qui n'était pas lors de la recherche de chaleur était cependant bien présent en ce moment. Du moins pour Tatters qui avait un gros plan sur... bin sur le derrière de Beryl. Il décida de ne pas faire d'allusion salace, bien qu'un paquet de blagues viennent en lui en ce moment. Il décida que la situation exigeait du professionnalisme et de la retenue. Il venait tout de même de pénétrer dans Arkham.

Lorsqu'ils sortirent du trou Squire fit part de son plan de se déguiser. Cependant j'ouvris mon sac de vêtements et déposa le sien.

Si on se déguise en personnel d'Arkham, il faudra enlever les masques... Je ne suis pas trop pour. Je suggère plutôt de regarder les plans afin de trouver un moyen de passer différent. Sois par les canalisations, les passages fermés ou la ventilation. Ce n’est pas très original et il doit bien avoir des dispositifs de sécurité, mais il va falloir faire ça... Ça nous prendrait également une clé magnétique pour les niveaux ultras sécurisés... comme ceux de Crane.

Il prit se qui ressemblait à un tablier de cuisine proche et l'utilisa comme serviette, il enleva le plus d'eau possible de son corps et le lança à l'écuyer avant d'ouvrir son sac et commencer à s'habiller. Il gelait depuis trop longtemps, il avait envie de se remettre un peu de chaleur, tout en se disant qu'il devrait absolument trouver un autre moyen pour sortir une fois son entretien avec Scarecrow terminé.

Ah, moins que tu es un meilleur plan

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MessageSujet: Re: Douce mélopée du corbeau   Ven 16 Nov - 9:53

Il restait dans sa pose, inexorablement immobile dans l'attente de son assiette. On oubliait rapidement la forme chétive et rousse du docteur Crane. La nature ne lui avait pas accordé la beauté, ni la force ni tout ce qui pourrait s'apparenté à un bon qualificatif de corps. Il avait le visage mince, les paupières boursoufflées et un front dégagé. à ne pas oublier ses cheveux qui semblait être de la paille. Il avait souffert des insultes dans sa jeunesse. Ce genre de commentaires blessant ne l'affectait plus, car bien des gens avaient aussi leur défaut d'apparence. Suffit de les remonter à la surface et les dévoiler pour que certains panique. La perfection par les membres de sont corps. Il était si facile d'y faire un cicatrice et faire oublier l'idéologie par un simple coup. Oh certes, il laissait ce genre de caprices à Zsasz ou d'autre qui aimait d'avantage la mutilation, même par chirurgie. Le superficiel était facile à enlevé. Il imaginait la facilité dans laquelle il pourrait plonger Hollywood dans la catastrophe en un claquement de doigt. Des miroirs partout et la débandade commencerait. Mais ce genre de perte, ce genre de peur, était trop facile à provoquer. Un simple psychologue, même technicien, pourrait mettre en valeur ce genre de détail et l'utiliser à bon escient.

Des bruits de pas commencèrent à animer le couloir. Ainsi, on ne l'avait pas oublier. Le temps passait seulement très lentement derrière la vitre de sa cellule. Sauf si on emmenait quelqu'un de nouveau tout au fond du couloir. Cela pouvait être une option, même si il n'y en avait pas des centaines dans cet endroit. Deux gardiens et un psychiatre dans son sarrau blanc apparurent devant son entrée.


«Bonjour Crane. Comment allez-vous?»

«Ma foi mon cher docteur, mon ventre commençait à s'impatienter devant l'attente que vous lui infligé. Qu'est-ce qui vous a retarder?»

«C'est moi qui pose les questions professeur. J'espère que je n'aurai pas à le répéter.»

Ce petit manège continuait toujours. Ils perdaient vite leur airs supérieurs et leur routine de psychiatres quand les questions étaient retournées. Ils ne voulaient pas parler longtemps avec lui non plus. Il ne se soumettait pas facilement à leur caprice pour le faire paraître dérangé mentalement. Certains, au contraire, s'amusait à les contrarier et à se rouler sur le sol pour rester plus longtemps ici, ou pour s'évader le plus clair du temps. Ce genre de jeu ne lui allait plus. Certes, l'évasion avait son lot de divertissement, mais les risques étaient élevés et certains gardiens vous faisaient regretter votre geste. La liberté de l'homme, voila une autre chose qui est facile à faire oublier. Mais ceci est une autre théorie.

«Emmenez-moi, sinon je Crains m'évanouir par la famine.»

Un sourire ponctua son visage, le déformant que plus. Il aimait jouer parfois le drame pour éviter les protocoles habituels.

«Allons docteur. Je suis lasse de jouer les victimes. Avez-vous eut d'autres problèmes avec un détenu?»

«Emmenez-le»

Il n'aimait pas, cependant, se faire ignorer de la sorte. Mais comme prévu, les gestes quotidiens avaient été éviter pour lors; la fouille, les questions sur l'évasion, une scrutation rapide pour l'état de santé et les menottes. Finalement, ils n'oublièrent pas ce dernier léger détail. Trop de jaloux cet oubli pourrait causer et on serait de retour à la case départ sans manger. Un des gardes le poussa dans le dos, le faisant avancer de force. Un simple signal aurait été suffisant pour le faire marcher seul. Aucune politesse de nos jours.

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MessageSujet: Re: Douce mélopée du corbeau   Jeu 22 Nov - 17:35

Bien qu'il ait eu l'occasion d'être tout contre elle, ils avaient quitté l'obscurité des cavités et canalisations, et Squire s'empressa de sa cacher à la vue du jeune homme. Par chance, elle tomba sur un seau de chiffons propres. Cela sentait plus la chimie que le savon, mais elle avait connu pire, les lessives des hard-discounters en Angleterre, c'est pas le top non plus. Elle s'essuya avec, et par maniaquerie sans aucun doute, mais l'idée lui traversa l'esprit qu'on aurait pu retrouver des traces de son ADN, elle les fourra dans la machine à laver située à côté, saisit les pastilles de lessive dans le placard, et lança un cycle de lavage. Malheureusement, l'appareil massif d'électroménager était plutôt du genre bruyant.

Elle distingua à peine les remarques de son collègue jeune justicier, mais assez pour saisir la teneur de ses propos. Il tenait à son identité secrète. Elle songea que la technologie de la Bat-Cave pouvait largement les brouiller à l'écran, mais même si ils étaient déclarés cliniquement fous, certains des internés étaient encore en contact avec des gens influents du milieu, et mieux valait éviter de leur donner une arme, même minime, contre la gent héroïque. Elle fit hocha de la tête en signe d'acquiescement, puis la secoua de côté pour montrer que non, elle n'avait pas de meilleur plan.

Elle avait fini de s'habiller, et sortit de sa ceinture d'utilité un petit projecteur holographique, qui afficha le plan d'Arkham tel que constitué par Batman, Inc., et mis à jour par le Batman et son majordome le plus précisément possible. Elle avait accroché à sa ceinture le sac de vêtements vidé. Elle regarda le jeune homme avec une confiance et une morgue caractéristique de la jeune écuyère, qui avait tendance à être un bon juge de caractère.

"A toi de jouer, voilà la carte. Je ne suis pas familière avec l'Asile, je te laisse reprendre la direction des opérations, compagnon."
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Moses Fischer/Tatters

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MessageSujet: Re: Douce mélopée du corbeau   Jeu 22 Nov - 19:51

Il fallait avouer les bats-gadgets c'étaient sacrément impressionnant. Il disposait d'une carte à jour afficher directement sur le mur à partir de la boucle de ceinture de l'Écuyer. Du vrai, n'importe quoi finalement. Il y avait quoi sous ce petit chapeau? Une mitraillette laser? Moses chercha dans son sac et sortit son propre plan. Il avait pris des notes et tracé un trajet idéal. Il compara les deux plans et effectivement à l'intérieur aussi ça avait changé.

Si on suis la conduite a juste ici qu'il faut prendre de la chambre électrique, ici dans le couloir adjacent si on sort de la salle, on devrait pouvoir longer les conduites de gaz. Ils ont un léger espace en cas d'entretient et comme nous ne sommes pas gros ni un ni l'autre on ne devrait pas trop se sentir coincé. À partir de la, il faudra traverser tout les cellules entre le mur et la conduite nous serons littéralement entre deux étages donc silence complet. Nous devrions sortir dans une chaufferie de l'aile sous haute surveillance. De la nous allons emprunter le conduit de ventilation jusqu'à la cellule de Crane. Nous ne serons pas dans la cellule, mais tout prêt. Il n'y a pas de ventilation directe dans les chambres comme ils ont des fenêtres et en plus ça diminue les risques d'évasion. De là nous prendrons la carte et entrerons par la porte en évitant les gardes. Je sais pas encore comment on va ouvrir la grille du conduit d'aération, car c'est spécifiquement fait pour éviter les intrusions ou les évasions c'est de l'acier tremper à même le mur...

((Pour les besoins de la cause voici un plan basique de ce que je viens d'expliquer Razz je sais qu'ils sont moches, mais c'est concept avec le héros sans argent ^^

Zone 1

zone de sécurité maximale

))

Pour les gardes il faudrait également se méfier une fois rendu dans la section maximale. Il y a 5 gardes armés autorisés à tirer à vue. C'est du tranquillisant, mais quand même. Les rondes sont assez bien chronométrées donc quand 1 va passer la porte ne nous aurons 75 secondes pas plus pas moins pour passer... c'est un délai très cours alors nous n'avons pas le droit à l'erreur. Ça te va?

Il regarda Beryl et se dit à lui même... Elle doit se demander comment je sais toute ses informations... faudrait je lui dise, après tout on est une équipe sur cette affaire.. Il lui dit donc:

Ouais si je sais tout ça c'est à cause d'un gardien plutôt crétin qui raconte beaucoup trop de choses sur sa vie, sur sa page Facebook. Les gens ne font vraiment pas attention des fois... je vais sûrement le dénoncer quand nous aurons fini cette mission, mais là ... j'avais vraiment besoin de ses information.

((Désolé pour la qualité médiocre de mes dessins et de la probablement... fausse configuration de l'asile d'Arkham, mais bon voilà ^^))

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MessageSujet: Re: Douce mélopée du corbeau   Ven 23 Nov - 19:07

Le psychiatre se tenait bien en avant du groupe. Il ne pouvait se tourner sans voir le visage neutre d'un homme qui aurait pu être son collègue un jour. Sans un autre temps, cet individu menotté était à jour dans presque toutes les méthodes qu'ils utilisaient, et ce sans payer de cours annexe ni licence à maintenir. Il ne pouvait pas l'affronter du regard par peur de perdre le défi. En échouant ainsi, il perdait aussi toute crédibilité auprès de son patient. L'avertissement était clair sur ce dernier, il ne fallait pas l'encourager en répondant à ses questions. Il y avait surement pire dans cet endroit comme Killer Croc, énorme en son genre. On pouvait notre que la majorité des grands criminels de la ville enfermés à l'asile d'Arkham avaient cette volonté de tuer Batman. Son avis même était mitigé sur ce justicier. Il ne devait pas prendre le parti des criminels non plus. Son emploi était mit à jeu sur un tel opinion. La police annonçait régulièrement leur volonté d'arrêter un jour la chauve-souris. Mais presque à chaque fois, on entendait qu'il avait participé à une enquête. Le monde était sans dessus-dessous.

Jonathan se laissait pousser par les deux gardes. Même si ses chevilles étaient libres, il n'avait aucune envie de courir puis recevoir une bonne correction selon leurs termes. Il regardait parfois la démarche du spécialiste en avant. Évidemment, il notait aussi tous les détails que le psychiatre essayait de cacher. La démarche rapide et en avant démontrait une angoisse. Il ne tournait pas la tête non plus pour regarde la file qui se dirigeait vers les salles communes. La courbure de ses épaules indiquait une profonde réflexion dont il se savait le point important. Même dans son humble habit orange, il s'insinuait dans les esprits sans même prononcer de mot. Il était le maître de la peur.

Il faisait trop d'effort ce pauvre homme. Se rapprochant e son dîner, même si sa cellule était encore bien visible, son ventre criait un peu sa famine. Il avait suffisamment patienté seul. Il espérait plus de temps pour profiter de cette courte liberté et faire la conversation. Il allait s'adresser de nouveau au psychiatre en avant quand l'alarme se déclencha dans l'aile. Un des gardes lâche le bras de Crane. Ce dernier n'était pas connu pour ses prouesses au combat. L'homme en bleu prit son communicateur pour le porter à sa bouche. Il appuya sur son oreille pour bien entendre malgré le son étourdissant des alarmes. Et voilà, il y avait encore quelque chose et il n'était pas l'initiateur.


«On va porter Crane à sa cellule.»

«Puis-je connaître la raison? Ne m'a-t-on pas fait attendre suffisamment déjà? Je vais crier au scandale et faire une plainte. Refuser à un pauvre homme son repas du midi.»

«Avance.»

«Je proteste!»

Ils ne furent pas aussi cléments qu'au début de la promenade. Ils firent rapidement demi-tour. Le psychiatre tournait déjà le coin au bout du couloir. On referma vite la fenêtre qui s'ouvrait sur son lit. Il resta là, encore offusqué de se retrouver sans rien car un détenu faisait les clowns quelque part. Ils allaient surement le maîtriser. C'était agace de le promener ainsi. Il resta debout devant la vitre. Il n'avais rien d'autre à faire pour le moment encore. La tête penché, les cheveux flottant au dessus de son large front, il attendait encore son heure. Avoir eu un peu plus de volonté, il aurait maudit celui qui lui empêchait de se rendre jusqu'à son assiette. Pas très gourmand au départ, la faim venait quand même vous tenailler le ventre dès que l'heure venait. Maigre et grand, il n'avait jamais impressionné les autres par sa stature. Ce n'est pa faut d'avoir un jour essayé. C'était son mental que les gens craignaient.

La science et la psychologie l'avaient plus passionné que les altères de la salle de sport. La nourriture était qu'un moyen essentiel de survivre. Il avait entendu parler que certains s'étaient éteints devant leur ordinateur en jouant. L'attachement et le non-sens du temps peut être plus dommageable que n'importe quel traumatisme. Le cerveau reste concentré à son maximum sur un point virtuel. En se fixant ainsi, il oubli de vouloir survivre. Le cerveau est tellement faible. L'humain est faible dans son entité. C'était par cette faiblesse que d'autres abusaient de leur victime. Un moyen comme un autre d'atteindre son but. Crane utilisait d'autant plus ces gens pour alimenter leur peur les plus profondes. Il voulait encore connaître la région affecté et comment la contrôler parfaitement. Malheureusement, ses travaux étaient régulièrement interrompus.

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Beryl Hutchinson/Squire

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MessageSujet: Re: Douce mélopée du corbeau   Ven 30 Nov - 9:47

"Quand on y sera, je ferai usage des Robin-gadgets, afin de déclencher les protocoles. Le Chevalier Noir et ses acolytes ont leurs propres moyens d'entrer en cas d'interrogatoire... Je me suis surpris à penser qu'on avait des moyens d'accès plus faciles à la base, mais j'imagine que trop se faciliter la tâche est rabaissant, quelque part."

La jeune femme avait la sensation d'avoir parfaitement saisi le plan. Parfois, ces choses lui venaient directement. Parfois, une succincte ou même, complète, explication, était nécessaire pour que ses talents de communications ne se mettent en place dans son cerveau de jeune génie de la crasseuse Albion.

"Je ne t'en veux pas, c'est comme ça qu'on fait, quand on est street-level. J'en connais quelque chose, t'inquiète."

Puis, elle s'engouffra dans la conduite, déterminée à aller jusqu'au bout, après tout, cette affaire devait être menée à bien, quoique Damian ait pu en penser. C'était déjà relativement grave qu'il ait lâché les choses en plan. Il relevait de sa responsabilité, un peu comme un accompagnateur assermenté, de veiller au grain. Même si certains pourraient trouver ça un brin fasciste, au fond, Batman était une autorité acceptée dans le système, et aujourd'hui on lui faisait confiance pour réguler ce genre de systèmes parallèles.
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Moses Fischer/Tatters

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MessageSujet: Re: Douce mélopée du corbeau   Ven 30 Nov - 10:21

Il y avait quand même une pointe d'arrogance dans le ton de voix de Beryl. Street-Level... Hé bien c'était agréable de voir qu'il était Street. Il se sentait plus connecté à la population comme ça, que ces justiciers avec des gadgets hors de prix. Ils s'aveuglaient eux même dans la magnificence de leurs propres sciences, qu'ils en perdaient le contact avec la réalité. Les gadgets qu'ils utilisaient pourraient sauver des vies quelques fois. Vous ne croyez pas qu'un laveur de vitres d'immeubles pourrait bénéficier d'une ceinture et d'un grappin comme celui de Batman, en cas d'urgence? Bien sûr que oui, mais c'était toujours prohibés. Ils avaient la richesse et lui la débrouillardise au final Tatters croyait que sont talent valait bien tous les gadgets de riche du monde.

Il décida donc de ne pas parler et regarda Beryl passé rapidement de salle pour aller vers la conduite de gaz. Il regarda pour voir s'il y avait du personnel, mais non la voie était libre. Il traversa donc lui aussi. Ils étaient du coté plus "asile". Il y avait donc que très peu de gardes, un peu de personnel hospitalier, mais aucune surveillance accrue. Après tout ce n'était pas une prison, c'était là pour aider les gens. Il peut donc rapidement rejoindre Beryl et pénétrer à son tour dans le petit passage laisser ouvert dans la conduite de gaz.

Il y faisait très chaud. Ils venaient de passer d'un environnement glacial à quelque chose de presque suffocant. Après tout les conduites servaient à réchauffer le bâtiment et ils étaient collés après. Une fuite de la vapeur d'eau qui passait ici pourrait les brûlés de manières permanentes. Il devait donc faire attention de bien longer le mur et de ne pas toucher aux tuyaux. Certes tous n'étaient pas brûlants, mais celui d'évacuation de vapeur d'eau brûlée était plus que dangereux. L'atmosphère y était pesante et difficilement respirable. Probablement que si des travaux était à effectué ici on coupait le mécanisme et que la chaleur tomberait, mais là c'était impossible sans se faire voir. Il devrait endurer la chaleur pensante. Des gouttes de sueur se formaient déjà sur son front. Il suivait lentement le corridor en prenant toutes les précautions possibles et restant proche de Beryl si un coup de chaleur se faisait sentir. Effectivement, si un coup de chaleur venait il faudrait évacuer et vite, car on pouvait en mourir... Bref cette escapade les mettait durement à l'épreuve.

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Jonathan Crane/Scarecrow

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Localisation dans Gotham : Arkham Asylum

MessageSujet: Re: Douce mélopée du corbeau   Dim 2 Déc - 9:44

Il restait ainsi, seul dans sa cellule, seul dans le couloir, les caméras fixent sur sa personne et la piètre ronde du garde qui restait ici. On peu dire que le docteur avait dans le passé fait plusieurs tentatives réussie d'échappement. Il fut le seul qui réussi lors de l'arrivé et du départ de Lock-up dans l'asile d'Arkham. Une époque bien ténébreuse qu'était cette dernière.

Ses protestations avaient été vaines. Le psychiatre avait été tenace et résistant à souhait. Ce dernier allait être sa prochaine cible pour le réduire et lui faire connaître la peur. l'intimidation ne venait pas seulement de l'apparence. Bien au contraire, un fort et musclé se faisait craindre seulement pour les coups possibles et la grosse voix, mais n'avait pas d'admirateur à proprement dit sinon des mauviettes qui n'aimait pas se faire frapper. Le mental, lui emprisonnait les gens, même quand vous étiez loin pour les épier. Les peurs surgissaient dans leur inconscience, les empêchant de dormir, les empêchant de manger, les empêchant de parler. Ils se réduisaient d'eux-mêmes à un état d'esclave et revenait vous voir. Ils étaient pliés devant la majesté de quelqu'un de plus fort et s'y fiait comme si il était le créateur lui-même. Doux phénomène qui vous conduisait au sommet. Briser un homme, même dans sa grandeur et son arrogance était faisable. Riche ou pas, on pouvait vous enlever vos biens, vos familles, votre liberté, vos pensées. Des études avaient été basé là-dessus lors de la deuxième guerre mondiale. Triste époque pour plusieurs, mais intéressante au niveau des processus de la médecine moderne. Un temps cruel qui l'aida à développer ses propres théories sur la peur.

Il maudissait le Joker, il maudissait le ventriloque, il maudissait tous ceux qui auraient pu provoquer la pagaille entre les murs de l'institution. En le privant de manger, l'heure était déjà passée depuis un moment, son esprit s'acharnait sur le ventre creux et brouillait ses pensées. Il luttait pour réfléchir, mais le son de protestation de son ventre lui faisait oublier son cours. Il soupira. Il n'y avait rien d'autre à faire de toute façon. Il restait le lit. Le sommeil ne viendrait pas même si il s'y couchait. Trop de pensées différentes assaillaient sa tête. Aucune pitié pour ce pauvre homme avec les chaines encore au pied. Ils n'avaient même pas prit le temps de lui retirer avant de partir en courant vers la fin du couloir. Il avait entendu les portes se refermées sur eux. C'était ce son qui attirait généralement les détenus à se lever et essayer de voir la nouvelle personne qui allait partager le couloir et leur table. Les règles étaient claires, mais cette nouvelle personne pouvait vite devenir un allier dans cette prison. Souvent, le raisonnement du nouveau détenu était tellement discontinué que le monde l'abandonnait vite à son sort et il sortait de ce fameux couloirs. Des criminels de grand renoms résidaient dans cette aile de l'île d'Arkham. Les journalistes le savaient. Les criminels ne s'empêchaient pas de déclarer leur fuite ou une nouvelle prise d'otage dans la ville.


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