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 Une affaire de drogue (Pv. Roy Harper)

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Stephanie Brown/Spoiler

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Localisation dans Gotham : Là où il y a de l'espoir

MessageSujet: Une affaire de drogue (Pv. Roy Harper)   Lun 1 Oct - 12:36

    Les ports de Gotham étaient silencieux en cette fin de printemps. De nombreux bateaux étaient accostés, leurs marchandises mis à terre déjà durant la journée et celles qui la précédaient. Le soir pouvait être actif, avec la fin de l’hiver et le dégel des eaux alentours au Port Adams qui annonçait une circulation plus aisée et plus mouvementée avec l’entré de marchandises. Mais, ce soir, il semblait avoir eu une pause. Un froid anormal en cette période de l’année avait ralentit le débarquement des caisses et conteneurs de toute sorte. On attendait un réchauffement de la température pour pouvoir continuer à faire le travail de nuit.

    Perchée sur un entrepôt, Spoiler fouillait sur son téléphone intelligent des informations de dernière minute avant de continuer son enquête. Celle-ci portait sur une nouvelle drogue qui avait apparue d’ici peu principalement dans le East Side. En lui donnant plus de temps, la drogue pourrait se répandre facilement dans le reste de la côte et toucher finalement la ville. Cette drogue, que l’on appelait Rougre, avait causé de nombreux décès depuis qu’elle était officiellement apparue à Gotham, il y a de cela environ deux semaines. Son nom familier était un pauvre mélange du mot rouge et ogre : Le premier mot à cause de la couleur de la poudre sous laquelle elle était vendue, d’un rouge discret penchant d’avantage vers un rose profond et, le second mot, à cause de la rapide dépendance créée par la consommation du produit. Elle s’annonçait être populaire, car une petite dose pouvait vous faire planer pendant un long moment. Du moins, au début. Le corps s’habituait rapidement à la drogue et il fallait augmenter très rapidement la dose pour pouvoir rappeler la première consommation. C’est la que les choses devenaient dangereuses. Lorsque la drogue, qui était facilement assimiler, mais qui restait longtemps dans l’organisme sous forme stagnante, atteignait une certaine concentration, la mort apparaissait.

    Il était difficile d’en dire d’avantage, car la seule preuve de l’existence de cette drogue était quelques bribes de conversation ici et là, un petit sachet quasiment vide retrouvé sur un junky dans une ruelle, ainsi que de nombreux cadavres. La mort semblait être causée par un épaississement du sang qui causait de nombreux caillots et tuait par crise cardiaque ou bien ACV. Les journaux et autres médias en parlaient peu, à cause du manque de preuves et la difficulté de ramener la mort de ces personnes à une même cause. Néanmoins, il n’en fallait pas moins pour que Spoiler se mette sur l’enquête. Elle avait de l’expérience en temps que stupéfiante, n’avait-elle pas fait tomber Scarecrow qui tentait de mettre sur le marché une drogue sous le nom de Thrill? Elle n’avait qu’à répéter le processus.

    Rien de nouveau sur la page du journal concernant le Rougre. Elle possédait donc en sa possession toutes les informations nécessaires pour faire son enquête. Elle voulait d’abord mettre la main sur une preuve matériel de l’existence de cette drogue et, par la suite, en trouver la source principale pour pouvoir mettre des bâtons dans les roues de quiconque avait mit sur le marché cette drogue. Serait-ce encore une fois Scarecrow? Le Pingouin, ou bien Double-Face? Ou bien tout autre apprenti chimiste?

    Sur le toit de feuille de métal sur lequel elle était juchée, Spoiler observait les alentours. Il y avait d’autres entrepôts aux alentours et de nombreuses caisses plantées ici et là, telle des jeunes pousses dont la graine avait été dispersée au gré du vent. Aucun conteneur en vue. Ceux-ci étaient déjà dans les entrepôts, ou bien plus loin dans un champ de coffres métalliques. Des lampadaires sur le bord de la berge offraient de la lumière aux accès des quais, ceux-ci également légèrement illuminés par des lumières au sol. Il n’y avait qu’un seul bateau dans cette partie du Port Adams qui restait stagnant malgré les vagues qui se brisaient sur son armature. Des équipements de transports avaient été laissés sur place, attendant les lueurs du jour pour se remettre en marche et continuer leurs besognes interrompues par le froid et l’heure tardive. Le tout était immobile, comme un tableau de l’époque industrielle captant une scène animée, mais qui restait sans bougée capturée dans une toile par un peintre. Le seul mouvement qui se détachait de cette œuvre était un groupe d’hommes discutant avec de nombreux gestes.

    La justicière se rapprocha, se servant de son grappin pour se balancer sur un lampadaire et se cachant derrières des caisses de bois après avoir touchée le sol. Il y avait une demi-douzaine d’hommes derrière un chariot élévateur. Un d’entre eux était même assis dans la machinerie de transport. La plupart étaient plutôt jeunes, dans la vingtaine, alors que deux des hommes avaient bien quarante ans. Le mieux habillé de ceux-ci était celui qui était à l’intérieur du chariot. Il y avait deux groupes en discussion : Le premier semblait vouloir acheter quelque chose, selon les gestes utilisés et l’argent qui se trouvait dans les mains d’un des trois membres de ce groupe. La seconde moitié, composée des deux hommes plus âgés et d’un autre jeune qui tenait une valise de ses deux mains contre son corps, semblait être le groupe de vendeurs. En se glissant derrière une autre caisse plus près, ornée de chaines et d’une emprunte où l’on pouvait lire Fragile, qui offrait une meilleur place d’auditeur, mais qui empêchait de voir sans être vu, Spoiler put entendre quelques bribes de conversations :

    « Non, mais t’es cinglé, mec!, dit un premier homme. Quarante balles pour si peu?

    - Vous ne connaissez pas mes produits, l’on dirait. Aucunement besoin d’en avoir beaucoup pour en avoir pour son argent. Puisque vous me semblez être des clients difficiles, je vous offre trois grammes de plus. Cadeau de la maison, dit un second homme d’une voix plus grave que la première.

    - Putain, il a raison mec!, vint appuyer une troisième voix qui semblait aussi jeune que la première. J’te dis, t’as pas besoin d’avoir une tonne de poudre pour avoir le nez rouge. J’ai essayé le truc avant, et ce qu’il nous donne vaut le cash. Donne lui les billets, et on se pousse avant que les cochons se pointent.

    - Non, mais attends H, j’offre pas quarante pièce pour si peu. Ça beau être du bon, j’offre pas plus que les trente dans mes mains, répondit la première voix.

    - Allez les mecs, j’ai froid moi. On prend le matos et on se pousse vite fait, se plaignit une autre voix que Spoiler parvint à peine à comprendre.

    - Pas question! Je t’offre trente balles, grand-père, pas plus!, négocia la première voix.

    - Je crois que vous n’avez pas bien compris l’offre exceptionnelle que je vous fais… »

    Suite au retour de la seconde voix, Stephanie entendit du bruit métallique qui ne pouvait être que le bruit d’un pistolet qui s’arme. N’attendant pas une seconde de plus, elle se leva et se servit de son grappin pour s’accrocher au lampadaire qui éclairait la future scène de crime. Les vendeurs, qui lui faisait dos, ne pouvais deviner que l’expression de surprise qui se dessina sur le visage des trois junkys n’était pas le résultat de l’armement des armes, mais de la vison d’une ombre violette qui fonçait droit sur leurs assaillants. Les pieds devant, elle frappa le derrière de la tête du plus jeune des criminels. Celui-ci tomba lourdement sur le sol et se cassa le nez sur le ciment du port appuyé par une plainte lorsque le sang souilla son visage. La valise qu’il tenait plus tôt dans ses mains résista au choc entre le ciment et l’abdomen du jeune homme. Les deux autres hommes se tournèrent vers elle. Celui qui était assis dans le chariot élévateur sortit son arme : Un fusil à pompe qu’il avait dissimulé derrière lui. La bouche du canon du petit calibre de l’homme à qui appartenait la seconde voix se pointa sur elle. À cause de la surprise, il ne tira pas sur le coup, ce qui donna le temps à Spoiler de reprendre son équilibre suite à son arrivé et d’asséner un rapide coup de pied sur les doigts tenant la crosse du pistolet pour que celui-ci tombe sur le sol en produisant un léger bruit de métal. En poursuivant son élan, elle fit un tour sur elle-même pour donner un second coup de pied de son autre jambe sur le plexus solaire de l’homme, ce qui le fit reculer et lui coupa le souffle. Avant même d’avoir terminé sa pirouette, elle sortit de sa ceinture un court bâton métallique qu’elle propulsa en direction de l’homme qui se tenait maintenant debout armé d’un fusil à pompe. Le bō frappa le dernier criminel sur sa pomme d’Adam. Il porta rapidement sa main droite sur sa gorge douloureuse. Reprenant une position accroupie de défense, la justicière frappa de la crosse de son grappin l’homme qui tentait de se relever en s’appuyant sur la valise. Le dos fut touché et il retourna embrasser la poussière. La gymnaste fonça ensuite vers l’homme avec la main au coup et reprit son bâton qui jonchait sur le sol. Elle fit tourner le bâton qui déclencha un mécanisme à l’intérieur de l’arme pour le faire prendre la taille réelle d’un bō. Elle fit tournoyer le gadget au-dessus de sa tête et vint frapper celui qui était assis dans le chariot. Il fut touché à la tête et trébucha sur l’outil de machinerie pour s’étendre le dos arqué sur le siège de l’appareil. Spoiler se retourna vers le dernier homme debout et le piqua de son bâton sur la mâchoire qui eu pour effet de faire courir un courant électrique de douleur dans son visage et engourdit celui-ci. Elle le fit finalement s’effondrer en lui faisant lever de terre ses pieds à l’aide d’un croc-en-jambe avec son bâton.

    Le tout n’avait duré que quelques secondes et, sans augmenter le rythme de sa respiration elle se tourna en se relevant vers les trois consommateurs. Ceux-ci avaient d’abord été immobilisés par le choc de l’attaque, mais courant maintenant leurs jambes à leur cou en direction opposée. La combattante voulait d’abord freiner leur course, mais se résigna finalement à les laisser partir : Ils ne lui serviraient à rien. Elle porta au lieu son attention sur la valise sous le corps inconscient du jeune homme qui devait être désigné protecteur de la marchandise. Elle s’avança vers lui, lorsque quelque chose attira son attention derrière elle, en direction des entrepôts.

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Dernière édition par Stephanie Brown/Spoiler le Sam 20 Oct - 15:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une affaire de drogue (Pv. Roy Harper)   Mar 2 Oct - 10:56

J’étais arrivé en ville depuis quasiment un mois. Le boss avait décidé qu’un retour à Gotham était nécessaire, qu’il fallait attaquer la criminalité d’une façon plus efficace et plus intelligente que le faisaient la Bat-family et autre héros qui chassaient en ces rues. Chasser les criminels n’était pas la solution selon lui, créer la peur chez eux était un moyen de ralentir la criminalité à court terme. De plus, cela ne faisait qu’éliminer les plus faibles, les plus forts continuant de grandir, d’être plus forts après avoir perdu leurs concurrents. Alors, il valait mieux contrôler ces idiots de la pègre, contrôler leur marché, avoir connaissance des actions en cours et éliminer toute concurrence qui irait à l’encontre des idéaux du patron.

Donc, j’étais arrivé dans cette cité pourri qu’est Gotham. Je me promenais, j’étudiais le terrain. Le jour je me promenais avec mes jeans déchirés et des T-shirts ou des chemises, ma casquette écrasée sur ma tête et mes mains dans mes poches, j’avais plus l’air d’un grand Kirk Cobain roux qu’à un criminel recherché. Je me promenais dans les rues pour bien la connaître. Et le soir? Le soir j’allais dans les bars et je rencontrais des gens. J’ai rencontré quelques personnes intéressantes, quelques idiots aussi, mais bon, eux ils doivent encore être à l’hôpital, donc on s’en fout d’eux. Ce dernier mois, comme je le disais, j’ai rencontré plusieurs personnes. Certaines de ces personnes font parties de la pègre, évidemment. De petits vendeurs pour la majorité, je ne me mêle pas encore avec les hauts dirigeants, pas pour le moment, j’ai des ordres… Donc le soir, lorsque je vais dans les bars miteux de Gotham, j’apprends les nouvelles du commerce, on me parle d’actualité! J’apprends plein de trucs, qu’un petit nouveau à commencer à faire du commerce sur tel rue, que le Batman à casser le bras à Joe pour une information sur un certain parrain court sur patte… Et des de nouveautés sur le marché…

Hier, un gars d’East Side est venu me parler. Le gars était quand même bien placé dans un gang de cette partie de la ville, je lui avais dit qu’il pouvait venir me demander un coup de main s’il en avait besoin un jour. Bref, il vient m’apprendre que des gars viennent d’arriver en ville avec une marchandise ultra efficace, qui rend dépendant à une vitesse effrayante et qui provoque la mort à une vitesse quasi égale. Cette drogue, le rougre qu’ils appelaient ça, complètement con comme nom en passant, massacrait les concurrents dans l’East Side tout en éliminant les acheteurs. Ce point et le fait qu’ainsi je pouvais avoir un certain contrôle sur un gang me poussèrent à mener ma petite enquête, hé hé. Les gars se tenaient dans le coin du port apparemment, la nuit prochaine, j’allais m’occuper d’eux, je lui aie dit, parce que cette nuit je me suis occupé d’une autre personne, si vous voyer ce que je veux dire.

Donc, cette nuit, depuis près d’un mois, j’ai enfilé mon costume rouge, prit mon arc et mes flèches, mit mon masque et ne choisit une casquette des Yankees de New-York, pour aucune bonne raison, elle était en haut ma pile. Je suis parti en direction des ports de la ville, me glissant dans l’ombre avec une aisance qui me surprit, il faut croire que c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas chasser les criminels. Une patrouille de policiers, et hop, je disparaissais, je me sentais comme dans ma jeunesse, sauf que j’étais seul et beaucoup plus dangereux. Enfin, j’arrive aux quais, qui n’étaient éclairés que par quelques lampadaires. Je m’avançais dans l’ombre, longeant les entrepôts, lorsque j’ai vu au loin des hommes. Ils se parlaient. Je me suis approché. Ils commerçaient ce que j’étais venu chercher. Un des hommes avait une valise, le reste n’était que des junkies ou des petits gangsters sans intérêt, mais lui, de la façon qu’il tenait sa valise, de la façon qu’il se tenait, on devinait facilement qu’il n’était pas habitué. J’encochais une flèche, de type explosif, cela les mettrait K.O. et moi je n’aurais qu’à chaparder le type à la valise. Un plan simple, un bon plan.

Je bandai mon arc, approchant ma flèche de mon œil droit alors qu’un des hommes sortait un pistolet. J’allais relâcher mon projectile, mais une ombre tomba au centre des individus suspects. Non! Merde! Pas Batman, je ne suis pas prêt à me battre contre lui, bordel! Attendez! Mais non! C’est une femme, et par ses courbes, c’est tout une femme! Trois des hommes qui se tenaient debout quelques moments plus tôt étaient au sol. Elle était efficace, pas de doute là-dessus. Il fallait que j’aille chercher le type qui tenait encore sa mallette, même s’il était inconscient. J’ai rangé ma flèche et mon arc, pour ne pas l’effrayer, c’est nerveux ces petites bêtes-là.

J’avance vers elle, l’air de rien. Elle se tourne vers moi, son visage était totalement caché, aucun ne signe de chauves-souris, ça tombait bien je ne voulais pas être mêlé avec l’un d’eux. Un sourire était sur mon visage, levant l’autre main dans un geste amical.

Salut! Je me demandais, tu n’as pas un peu de monnaie, il faut que j’appelle un taxi et euh…

Sur ce dernier mot, je bondis dans la direction de l’homme qui m’intéressait tant. C’était une ruse. Je souhaitais attraper machin et courir avec lui et sa valise sur mon dos, un petit interrogatoire se ferait après avoir semé la fille… Et si elle était trop persistante, je pourrais mon arc était à porté de main.
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Stephanie Brown/Spoiler

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MessageSujet: Re: Une affaire de drogue (Pv. Roy Harper)   Mer 3 Oct - 15:00

    S’avança devant elle un homme de son âge au corps musclé. Tout vêtu de rouge, il aurait pu faire rougir le Red Robin et son teint écarlate ne pourrait même pas rivaliser avec le costume de la personne qui se tenait devant elle. En plus de ses cheveux ondulés roux, il ne pouvait passer inaperçu dans l’environnement où ils évoluaient tout les deux. Ses muscles gonflés étaient sertis de tatouages obscurs qui se détachaient de l’homme par leurs couleurs autre que le rouge. Les carquois de flèches mirent Spoiler sur ses gardes, en plus de l’arc qu’il avait passé autour de son torse, appuyé sur son épaule. Les cheveux partiellement dissimulés par la casquette de baseball étaient mut par le vent maritime présent dans le port. Ce vent frais perçait à travers les fibres du costume de Spoiler et contractait ses muscles, bien moins visibles que ceux du nouvel arrivant. Des muscles qui pouvaient faire fantasmer n’importe quelle fille à vouloir les caresser de ses doigts, comme un pinceau qui suit les courbes de montagnes d’une peinture encore humide.

    L’homme en rouge affichait un large sourire. Il leva la main d’un mouvement lent pour ne pas attirer les ennuis. Il avait l’air d’un jeune bouffon, caractère préjugé qui fut appuyé par une requête des plus absurdes dans la situation actuelle : Alors que trois corps inanimés reposaient à ses pieds et qu’ils étaient tout deux vêtus d’un costume de justicier. Enfin, dans son cas à elle, c’était un costume de justicier. Alors qu’une hésitation ponctua sa phrase, il bondit vers elle. Elle se plaça en position de défense, son bâton à la main, prêt à briser la mâchoire de son assaillant. Sa course se dirigea néanmoins vers l’homme qu’elle avait l’intention d’inspecter quelques instants avant son apparition. Il visait la valise. Elle se recula finalement d’un pas pour avoir une meilleure vision de la situation, et pour pouvoir attaquer rapidement s’il tentait quoi que ce soit sur l’homme à la valise. S’il se penchait pour s’en prendre à l’un des deux, elle n’aurait qu’à causer une rencontre entre le bout de son arme et le crâne du roux.

    Il avait les yeux sur elle lorsqu’il se pencha pour se saisir de la valise. Elle n’attendit pas plus et assena un coup de bō en direction de son bras tendu. Il évita le coup et contre-attaqua. Elle fit une culbute vers l’arrière en posant ses mains sur le sol pour se propulser de nouveau sur ses pieds quelques pas plus loin. Alors qu’elle avait fait hommage à ses cours de gymnastique, l’archer s’avait saisit de la valise et de l’homme qui l’avait dans les mains, lorsqu’il était conscient. Croyait-il pouvoir s’en tirer avec un homme sur le dos qui le ralentissait? Il sembla néanmoins que, malgré les maigres kilos de l’homme sur son dos, le voleur de témoin ne sembla pas ralentit par son poids. Elle s’élança précipitamment sur son adversaire, ne laissant qu’environ un mètre entre eux deux. Distance qui, à sa grande surprise, il réussit à agrandir. Elle glissa sa main dans sa ceinture pour y récupérer un bola qu’elle fit tourner au-dessus de sa tête avant de ralentir sa course pour en être presque immobile. Elle posait son pied devant l’autre et, dans un ample mouvement de bras, fit voler le bola en direction des jambes de l’homme. Les deux boules métalliques enroulèrent le fil qui les reliait autour des genoux de leur cible. On entendit un bruit dur lorsqu’une des boules de métal se cogna sur l’os de la jambe de fugitif. Celui-ci n’eut d’autre choix que d’interrompre sa course pour ne perdre complètement l’équilibre, alors que cette perte de sens l’avait déjà déstabilisé et fait tomber sur ses deux genoux. Spoiler avança de quelques pas pour se rapprocher lentement du prisonnier de son bola, brandissant son bâton comme un pique pour menacer son adversaire. Il y avait un peu moins d’un mètre entre les deux et elle pourrait planter le bout de son arme dans le cou de son adversaire pour l’empêcher de se relever, si jamais il tentait une telle action d’évasion.

    « Désolé, mais les taxis ne se rendent pas jusque dans ce coin. Je peux t’appeler une ambulance par contre, ils arriveront que dans quelques minutes. Le temps de te donner une bonne raison de te rendre à l’hôpital. »

    Elle pressa le bout de son bō sur la base du cou de l’homme qui aurait put être attirant, s’il n’avait pas tenté de voler son témoin. La pression qu’elle exerçait l’obligea à pencher légèrement la tête.

    « Qui es-tu?, demanda Spoiler d’une voix de mauvais flic. Qui t’envois? »

    Son attention fut attirée par un bruit derrière elle. Elle jeta un rapide coup d’œil par-dessus son épaule, le bâton toujours contre la peau de son prisonnier pour témoigner de ses mouvements. Un des hommes qu’elle avait assommé tentait de se relever. Il tendit son faible bras vers le fusil à pompe qui était beaucoup trop loin pour qu’il puisse l’atteindre. Pour l’instant. Il se releva maladroitement sur un genou pour pouvoir s’avancer vers le bâton de feu. Elle reposa alors son regard vers l’homme roux qui tentait maintenant de se relever, profitant de la diversion du criminel pour se sortir du rôle de victime.

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MessageSujet: Re: Une affaire de drogue (Pv. Roy Harper)   Mer 3 Oct - 21:43

Ma ruse n’avait pas fonctionné. Je pensais que cela allait au moins la déstabiliser en la surprenant, mais cette petite n’était pas mauvaise. Pendant j’avançais vers cette valise, elle prend son bâton et elle essaie de me frapper au bras. Elle tenait bien son arme, ce n’était pas une débutante. J’ai évité le coup évidemment, baissant mon bras assez rapidement pour éviter une blessure qui aurait pu être désagréable… M’appuyant au sol, je lui lançai un coup de pied aux jambes pour la faire tomber, mais elle sauta en arrière, culbutant d’une façon très gracieuse. Elle était pas mal cette fille, mais bon il fallait que je me concentre sur le type à la mallette. J’ai fermé mon poing sur sa ceinture, le poussant sur mon épaule. Il n’était pas trop lourd, j’avais déjà porté des types beaucoup plus lourds. Je pourrais porter ce gringalet sur plusieurs miles. Je me mis à courir, ouais, c’était un bon exercice, j’allais la semer rapidement, c’était assuré. Comment j’allais m’occuper du type? J’espère qu’il n’allait pas être trop difficile à faire parler, c’est frustrant quand ça prend des heures avant pour un seul nom. Et je commençais avoir faim aussi, un hamburger, ça serait tellement plaisant! Et tout d’un coup, mes jambes stoppèrent net. Pourtant, je n’étais pas essoufflé, je les regardais, surpris qu’une corde avec deux grosses boules de métal les entours de cette façon. Une d’elles avait frappé mon genou, et je sentais que ça résonnait dans ma jambe. Je sautai de la façon la plus ridicule qui soit, cela était marrant quand on le faisait aux autres, mais c’était plus difficile pour l’orgueil qu’autre chose. Je suis tombé à genou après trois sauts disgracieux.

Dans ma tombée, j’échappais le type et la marchandise, le type allait se réveiller avec un sale mal de tête. Je me suis retourné à ce moment-là vers celle qui me pourchassait. La petite héroïne violette était debout devant moi, son beau bô, haha je suis marrant, pointé vers moi, près à me frapper à la gorge. Il fallait que je réfléchisse et vite. J’avais un couteau dans ma botte, mais bon, si j’approchais mon bras trop brusquement, c’était un coup dans la glotte, et ce n’est pas la chose que j’apprécie le plus au monde… Une flèche fumigène pourrait faire l’affaire, un nuage de fumée et je me pousse avec machin et la valise. Mais là encore, elle verrait certainement le coup venir, et ça lui vaudrait un coup dans la glotte. Je pourrais sauter et la combattre au sol, faire un peu de lutte, même avec les jambes attachées, j’avais d’excellentes chances de la battre. Mais ses réflexes étaient assez bons pour qu’elle évite un de mes coups de pied, alors cela voulait dire coup dans la glotte... Mouais, j’aimais pas ces idées.


« Désolé, mais les taxis ne se rendent pas jusque dans ce coin. Je peux t’appeler une ambulance par contre, ils arriveront que dans quelques minutes. Le temps de te donner une bonne raison de te rendre à l’hôpital. »

Elle était marrante cette petite. J’aurais ri si elle n’avait pas appuyé son bâton sur ma gorge, je voyais le fameux coup de pute arriver. Elle mit de la pression, je reculai ma tête pour ne pas trop la frustrer. Si elle se froissait, c’était un coup dans la…m’enfin, je crois que vous avez compris.

Elle prit un ton voix qui se voulait effrayant, mais bon, après un séjour dans une prison Quraq avec des types qui vous hurlaient dessus qui vous appuyait des kalachnikovs sur la tempe, une fille avec un bâton paraissait un peu moins effrayant. Elle voulait savoir qui j’étais, pour qui je travaillais. Avant que je lui réponde quelque je m’appelais Marc et que je travaillais comme fleuriste, elle se retourna vers le type qui essayait d’avancer vers son arme. Elle avait encore son bô sur ma gorge pour sentir ma présence. Prenant l’occasion, je pris le couteau dans ma godasse et coupa la corde d’un coût net, puis le remis dans son fourreau, je ne voulais pas la saigner, elle devait être une bonne héroïne. Elle se retourna vers moi, alors que je me relevais lentement, les mains bien en vue. D’un coup rapide, j’ai repoussé son arme de ma gorge et sauta en arrière. Elle essaya de me donner quelques coups que j’ai évités plutôt bien en souriant. Puis j’ai réussi mette un peu de distance entre nous deux.

«Du calme! On se calme. Allez, je ne veux pas te blesser, donc on va parler un peu, comme des grandes personnes. Mais avant… »

Je me suis penché tranquillement et pris une belle pierre, puis je l’ai lancé assez violemment. La pierre fit une belle courbe et frappa juste sur la tempe le gars qui avait atteint son fusil. Il s’écrasa au sol, il n’allait pas se lever de si tôt. Je rouvris mes mains, les mettant bien en vue.

«Appelle-moi Arsenal, et je travaille… »

Pour le Red Hood? Non, c’était une mauvaise idée de dire que je travaillais pour Jason, sa façon de se battre contre l’ennemi n’était pas la plus conforme et la plus valorisée.

« … à mon compte. On m’a parlé d’une nouvelle drogue qui était distribuée dans le coin et j’ai décidé de m’occuper du problème. Si tu veux, on peut s’échanger quelques informations et se partager machin derrière moi. Et toi, jeune fille, qui es-tu?»

Il fallait bien se présenter, ensuite on allait pouvoir s’amuser. Ouah! Je n’avais pas remarqué à quel point elle était bien roulée! M’enfin, cela m’avait un peu échappé…

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Stephanie Brown/Spoiler

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MessageSujet: Re: Une affaire de drogue (Pv. Roy Harper)   Ven 5 Oct - 12:14

    Alors qu’elle tourna la tête vers son prisonnier, le criminel à ses pieds s’était défait de ses liens. La faible lumière à l’endroit qu’ils se trouvaient rendait la lame du couteau qu’il avait sortit de sa poche très lumineuse à cause du reflet de lumière sur son arme. Elle put voir son moyen d’évasion rapidement lorsqu’elle tourna la tête avant qu’il ne remette dans son fourreau dans sa botte. Une botte secrète. Les boules du bola tombèrent sur le sol en produisant un faible bruit de métal qui était accentué par le silence des lieux. Elle devra remplacer son arme dès qu’elle en aurait terminé avec tout ça. Pas de bola pour ce soir, l’on dirait. L’homme en rouge se releva tranquillement devant elle, sans geste brusque. Les mains bien en vu. Elle s’était maintenant complètement retournée et l’homme qui se relevait repoussait tranquillement le bout de son bâton de quelques doigts. Elle l’aida, et retira complètement son arme de sous son menton. Ce n’était que pour mieux le ramener vers lui d’un mouvement rapide. Il esquiva le coup en reculant d’un pas alors qu’il n’était même pas complètement debout. Spoiler profita de cette position pouvant être déstabilisée facilement pour tenter de l’atteindre avec un coup de botte visant les jambes. Il esquiva également l’attaque d’un rapide saut vers l’arrière. Profitant de son élan, elle tourna sur elle-même avec le bō bien tenu contre le bas de son dos de ses deux mains. Lorsqu’elle fut à la moitié du mouvement, la combattante relâche d’une main son arme pour lui donner encore plus de force. La technique permit de porter un coup rapidement avec beaucoup de force sans baisser sans garde. L’allonge était bonne, mais son adversaire esquiva ce troisième coup en le bloquant de sa paume pour dévier l’attaque vers le haut. D’une action experte de sa main, elle empoigna son bō d’une poigne plus à l’aise et termina sa rotation en passant l’autre bout de son bâton dans son autre main. Le tenant comme un pique, sa jambe devant elle était fléchit alors que celle derrière elle était droite, prête à la propulser pour une prochaine attaque.

    L’homme roux avait établit une bonne distance entre eux deux afin de ne pas être en distance de se faire frapper par la justicière grâce à son arme. Il avait un sourire sur les lèvres et lui dit de se calmer en l’emmenant à discuter tout les deux. Il se pencha, un bras vers le sol, l’autre toujours avec la main devant lui pour montrer à Spoiler qu’il ne lui voulait aucun mal. Se saisissant d’une roche – qui ressemblait d’avantage à ce qui semblait être un morceau de brique terne cassé – le rouquin le lance d’une main experte derrière elle. Elle eut d’abord le réflexe de se reculer, mais retint son mouvement lorsque la jeune femme comprit qu’il ne la visait pas. Le débris dessina une courbe parfaite et se fracassa contre le crâne du vendeur de drogue derrière elle. Il avait presque atteint son arme à feu, mais n’y parviendrait probablement plus jamais. Le cri de douleur silencieux qui sortit de ses lèvres en témoignait. La tempe de l’homme était rouge et risquait de mourir s’il ne recevait pas des soins rapidement. Pour l’instant, elle devait s’occuper de son adversaire avant tout. Celui-ci présentait toujours ses mains en signe de trêve.

    Il répondit aux questions qu’avait posées Stephanie avant qu’il ne se libère. Son nom, Arsenal, et pour qui il travaillait, personne, apparemment.

    « On m’a parlé d’une nouvelle drogue qui était distribuée dans le coin et j’ai décidé de m’occuper du problème. Si tu veux, on peut s’échanger quelques informations et se partager machin derrière moi. Et toi, jeune fille, qui es-tu?

    - Spoiler. Désolé, mais je travaille habituellement seule. De plus, je ne crois pas que tu ais des informations que je ne sache pas moi-même. »

    La dénommée Spoiler baissa son arme et se releva. Arsenal ne semblait pas être menace dans l’immédiat. Elle s’avança set se saisit de la mallette sur le sol devant elle. Puis, se retourna, ce qui fit claquer sa cape. Elle sourit sous son masque : Elle avait de l’attitude. Elle se faisait pensée à tous les autres justiciers ténébreux du coin. Toujours seuls. Elle s’approcha de l’homme plus loin qui était blessé à la tempe. Il ne saignait pas, mais allait avoir un sacré mal de crâne le lendemain. Ses signes vitaux semblaient normaux lorsqu’elle s’agenouilla sur son corps pour y tâter le pouls. La justicière se releva avec l’aide de son bō. Elle ne se retourna même pas, sachant qu’Arsenal n’était pas loin. Elle s’adressa à l’eau devant elle, voulant se faire entendre de l’homme en rouge.

    « C’est quoi ton impression sur tout ça? Qui serait derrière le trafic de drogue? »

    Au diable l’attitude. Si elle pouvait avoir un allié sur l’enquête, elle ne pouvait dire non.

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Stephanie Brown/Spoiler

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Localisation dans Gotham : Là où il y a de l'espoir

MessageSujet: Re: Une affaire de drogue (Pv. Roy Harper)   Sam 20 Oct - 13:47

Lorsqu’elle se retourna pour voir si l’homme en rouge était bien toujours derrière elle, elle découvrit qu’il n’y était pas. L’homme qui était inconscient plus loin n’était plus là lui non plus. Arsenal avait profité du fait qu’elle avait le dos tournée pour se ressaisir de son otage et partir à travers les entrepôts, tel un voleur. Chose qu’il était. Spoiler émit un long soupir pour avoir perdu un de ses témoins les plus importants, mais se réjouit d’avoir tout de même eue la bonne idée d’emporter la valise contenant la transaction de drogue avec elle. C’était le plus important. Les deux hommes inconscients devant elle restait bien assommés et elle en profita pour ouvrir la valise.

Celle-ci était une valise en aluminium renforcée munie d’une serrure à combinaison pour protéger son contenu. Il y avait cinq numéros affichés (« 83490 »). Impossible de connaître la combinaison pour l’instant. Il fallait tenter de briser le mécanisme pour pouvoir l’ouvrir. Stephanie décrocha son grappin de sa ceinture et assena un coup de manche de l’appareil sur la valise. Puis, un second et, finalement, un troisième. L’objet restait bien sécurisé lorsqu’elle tenta de l’ouvrir.

Elle délaissa la valise sur le sol et se leva en prenant appui sur son bâton. Elle enclencha le mécanisme de l’arme longue pour la rétracter et l’enfila à sa ceinture. Spoiler s’avança vers l’homme qui n’avait pas eu un projectile sur la tempe et, d’une force surprenante, elle souleva le criminel et le déposa sur le siège du monte-charge. Elle se servit ensuite de la corde son grappin pour attacher les poignets de l’homme sur un des barreaux de la cage qui soutenait le toit de l’appareil. Elle aurait préféré se servir de son bola, mais le fugitif rouge l’avait quelque peu rendu inutilisation grâce à la lame d’un couteau. La justicière tendit la main à sa ceinture pour se saisir d’un boomerang tranchant. Le boomerang rappelait ceux qu’elle utilisait lorsqu’elle était Batgirl, mais avait une identité visuelle se rapprochant d’avantage de son costume de Spoiler. Les ailes étaient semblables à un point d’interrogation sur leurs parties tranchantes et le point de cette ponctuation était le déclencheur pour que l’arme se déploie pour prendre son envol. Elle appuya sur ce mécanisme pour déployer les ailes d’un bruit métallique aigu, et se saisit de l’arme de jet comme d’un couteau avec la partie tranchante. D’un coup de poing, elle frappa sous le menton de l’homme. Le choc de ses dents lui tranchant la langue le réveilla prématurément de son sommeil. Il émit un cri de douleur et, après un coup d’œil autour de lui cracha au visage de Spoiler un mélange de salive et de sang qui s’écoulait dans sa bouche. Elle ne frémit pas et se débarrassa grâce aux doigts de sa main de ce liquide à l’odeur de fer. Son masque protégea son visage de l’affront, mais elle ressentait l’humidité du mélange, ainsi que son odeur atroce.

Le sourire qui se dessina sur les lèvres du criminel n’y resta pas longtemps. Tel un coup d’efface, le coup de poing dans le ventre qu’elle lui porta fit disparaître ce sourire fier, ainsi que l’air dans les poumons de l’homme.

    « -Tu as le temps de reprendre ton souffle pour penser à la combinaison de la valise et me la dire gentiment. »

Elle se servit de son boomerang tranchant pour menacer son adversaire de sa lame. De l’autre main, elle tenait son veston à l’épaule pour l’obliger à rester bien droit devant elle. Lorsque son diaphragme se détendit finalement, l’homme produisit un long sifflement lorsque l’air entra dans ses poumons. Maintenant qu’il avait respiré, il devait lui fournir une réponse et lui rappela en approchant son arme de sa joue. Cette lame était tellement près qu’elle aurait bien pu raser de près la barbe naissante de l’homme. Il resta silencieux un instant, analysant la force de son adversaire. Il commença à rire nerveusement, puis de quelques sons plus sincères. Stephanie lui jeta un regard noir qu’il ne pouvait voir sous le masque de la justicière.

    « -Ce n’est pas moi qui ai la combinaison. C’est le jeune, dit-il avant de regarder derrière la femme masquée. Et on dirait bien qu’il s’est enfuit. »

Puis, il rit de nouveau. Elle en voulu encore d’avantage à Arsenal pour avoir volé son témoin. Elle n’avait pas le temps de courir après l’homme, et décida de bluffer.

    « -J’espère bien pour toi, parce qu’il est avec mon collègue. Et s’il avoue tout avant toi, je crois que tu ne me seras plus d’aucune utilité, mentit-elle en baissant son arme et en haussant les épaules. C’est toi qui vois. »

Elle recula ensuite et tourna le dos à son interrogé. Celui-ci semblait beaucoup plus nerveux. Stephanie pouvait entendre le bruit des méninges de l’homme s’activer et produire un bruit d’engrenages rouillés alors qu’elle s’éloignait de lui. Ce bruit de méninges. Comme du métal qui se frotte, abimant leur revêtement antirouille. Puis, il y eu un bruit beaucoup plus réel. Un objet métallique venait d’entrer en contact avec le sol. Il y eu également un second bruit plus sourd, comme un mécanisme suivit du bruit d’une corde métallique qui frotterait le sol. Elle se retourna juste à temps pour voir l’homme qui était son prisonnier s’élancer vers elle comme un prédateur sautant sur sa proie. Le criminel avait profité de son moment d’inattention pour se libérer de ses menottes de fortune et s’attaquer à son assaillante. L’homme la plaqua au sol, ce qui lui coupa le souffle et lui fit un mal de chien à l’épaule lorsque celle-ci frappa l’asphalte. Spoiler n’eut pas le temps de reprendre son souffle que son agresseur se relevait pour mieux lui porter des coups. Il fut lent et elle réussit à reprendre une bouffé d’air et de saisir rapidement son boomerang tranchant qui était tombé sous le choc. Elle fendit l’air de sa lame et lacéra le torse du vendeur de drogue à travers son chandail qui se teinta légèrement de rouge lorsqu’il se plaqua contre la plaie humide. L’homme fut sous le choc et Stephanie en profita pour le pousser de dessus elle et se libera de son poids. Elle fit quelques pas en arrière, et un de plus lorsqu’elle vit pourquoi il avait été lent à la frapper : La bouche d’un canon se dressait devant ses yeux. La justicière courut pour se mettre à l’abri derrière des caisses de marchandises. Elle en profita pour prendre la valise en aluminium au passage.

Derrière les caisses de bois, qui lui offrait un abri temporaire, elle réfléchit rapidement à un moyen de se sortir de là. Elle n’avait pas de bola, ni son grappin. Il ne lui restait que son bō et des boomerangs. Si elle tentait de lancer ce dernier pour faire lâche son arme à son agresseur, celui-ci aurait tout le temps de lui placer une balle ou deux dans le crâne.

Une détonation se fit entendre et un éclat de bois passa à côté de sa tête. Les rôles avaient changés : C’était elle maintenant qui était en mauvaise posture et, contrairement à elle, son agresseur avait l’intention de tuer. Des images passaient à vive allure devant ses yeux et ne réussissait pas à se concentrer. Puis, elle entendit des bruits de pas rapides qui se rapprochaient. C’était le moment où jamais : S’il arrivait à son hauteur, une seule balle et s’en était terminé. Elle devait profiter du fait que l’homme était en mouvement et mal équilibré pour s’attaquer à lui. Elle se sait rapidement de deux boomerangs à sa ceinture et en fit tomber un sur le sol. Spoiler se dressa sur ses jambes et vu l’homme tenant le pistolet d’une main qui s’avançait vers les caisses de marchandises. Elle jeta ses deux boomerangs en faisant une roue latérale en s’appuyant sur son autre main. Elle lança : « On ne court pas avec une arme dans les mains! ». Le premier boomerang frappa la main de l’homme et lui fit perdre son emprise sur son arme. Le second se perdit dans la nuit en frôlant l’épaule de sa cible.

Stephanie fonça ensuite sur le criminel et le poussa sur le dos d’un coup de pieds. Il s’affaissa sur le sol, le sang commençant à couler d’avantage de son torse. Sa tête avait heurtée l’asphalte et il semblait vouloir rester tranquille, pour l’instant. Le combat était terminé.

En passant ses jambes autour du corps de l’homme pour bien le saisir au sol, elle reposa la question qu’elle lui avait posée plus tôt:

    « C’est quoi le code de la mallette? Je l’ai gagné, non? »

Il était confus et ne semblait pas être dans le même monde que Steph. Il disait des mots insensés qui se rapprochaient d’avantage à des bruits de digestions que des mots. Spoiler poussa un soupir et commença à se relever.

    « Il va me tuer si je dit quoi que ce soit.

    -Qui ça?, dit la jeune femme surprise qu’il puisse dire des mots intelligibles.

    - Le docteur. On devait seulement se débarrasser des preuves.

    - Quel docteur? Dit moi quel est le code.

    - C’est 4-5-1-2-8.Quatre, cinq… Un, deux. Et ... »

L’homme resta silencieux alors qu’il sombrait dans l’inconscience. Elle vérifia ses signes vitaux et, après avoir constater qu’il était bien en vie, décida qu’il était temps d’appeler une ambulance et la police. Elle se releva de sur le corps du criminel et alla cherche la valise, ainsi que son matériel de justicière qui traînait un peu partout.

Puis, elle testa le code. Le bruit du mécanisme dévoilant les secrets de la valise fit apparaitre un sourire sur le visage masqué de Steph. En ouvrant, elle put voir des sachets d’une poudre rougeâtre remplir la mallette. Elle prit un des sachets et le jeta sur le sol, tout près des hommes inconscients. Il ne lui restait que peu de temps maintenant pour quitter les lieux avant que la cavalerie arrive.

Mais qui est donc ce docteur?

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