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 Sentez vous cette vague odeur de..Promesses ?

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Humphrey Dumpler

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MessageSujet: Sentez vous cette vague odeur de..Promesses ?   Lun 2 Juil - 11:40

"Sentez vous cette vague odeur de..Promesses ? "






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Forte de ses nouvelles capacités, la jeune Lilian avait passé quelques jours supplémentaires dans ce sous sol que personne n'avait songé à venir visiter avant Jason. Et si il avait été fui si longtemps, pourquoi diable quelqu'un viendrait y troubler sa quiétude. D'ailleurs, pour s'assurer que personne n'aurait la dérangeante idée de venir fricoter dans des sous-sols, elle déposa deux des pots de lianes à l'entrée et , curieuse de vérifier que ce n'était pas un simple coup du hasard, elle ferma les yeux quelques instants pour leur ordonner de grandir. Suspense. Que se serait il passé une fois que ses yeux ne seraient plus clos ? Est ce que finalement cette torture n'avait eu que des désavantages ? De toute façon, quoi qu'il se passerait désormais, elle se vengerait. Il s'était joué d'elle de la plus honteuse des manières et cela ne resterait pas impuni. Elle aurait pu saccager la pièce de fureur, mais il n'y avait ici que des plantes et quelques fioles remplies de cette sorte de virus, elle ne pouvait pas prendre le risque d'endommager ces délicieuses créatures. Elle revint vers l'étal où elle était attachée et y laissa courir ses doigts, au fur et à mesure qu'ils avançaient ils se crispaient. Elle finit par assener un coup violent sur la table qui ne céda pas d'un centimètre. Devant son impuissance, elle se laissa submerger par les larmes, amères.

*Tu n'es qu'une pauvre folle..Tu est si naïve...Non. Tu ne le seras plus. Il paiera, ils paieront tous pour ce qu'ils t'ont fait. Tu es pleine de nouvelles capacités Pam', tu peux le faire. Venge toi. *

Elle sécha les dernières larmes qui coulaient sur son visage. Elles étaient translucides mais très légèrement vertes. Elle haussa un sourcil devant la découverte et, esprit scientifique oblige, elle passa les trois jours suivants à analyser chacune de ses nouvelles caractéristiques. Elle ne pouvait pas réellement comprendre ce qui faisait que ces deux plantes s'étaient pliées à sa volonté mais elle semblait légèrement plus verdâtre que de par le passé. Ainsi donc elle se fondait lentement dans cette nature qui l'avait toujours fasciné. Elle était devenue la fleur qu'elle voulait sauver. Seulement, elle devrait se trouver un nom. Elle aurait tout le temps de le faire, et avec soin. Pour le moment, elle avait mieux à faire. Tester ses nouveaux jouets.

« Vous paierez le prix de vos faiblesses. Hahahahahaha »

Un homme lui avait fait du mal, ils paieraient tous pour l'affront. Et elle saurait bien vite comment s'y prendre. Habitée d'une nouvelle énergie, elle passa ces quelques jours à étudier sans dormir. Elle en vint à la conclusion que si les plantes lui obéissaient il semblerait qu'elle en soit plus ou moins devenue une. Sa peau était devenue légèrement plus toxique qu'elle ne l'était alors. Voila qui ouvrait bien des perspectives futures. Il semblerait également que la composition de ses émanations corporelles aient changé. Elle en profita également pour fabriquer deux trois petite bricoles utiles. Un rouge à lèvres aux composés étudiés spécialement pour devenir irrésistible-grâce à des procédés biologiques naturels, ainsi qu'un hautement toxique. On ne sait jamais de quoi on peut avoir besoin. Elle utilisa les mêmes composants que dans le premier rouge à lèvres pour se faire un parfum. Elle n'avait pas besoin d'artifices autres pour séduire, mais elle ne pouvait pas se permettre un échec de plus, et elle mettait toutes les chances de son côté.

Voila donc qu'après trois jours de recherche et un de récupération, la délicieuse Nymphette quittait son laboratoire dont elle maintint l'entrée scellée par les végétaux. Il était temps de se préparer pour sortir. Tester son nouveau pouvoir. Elle rentra dans son appartement et prit tout le temps nécessaire pour mettre une délicieuse robe noire proche du corps, ceindre ses oreilles, ses poignets et son cou de bijoux en or, de se parfumer allègrement et de mettre son rouge à lèvres létal. Elle était prête. Sous un manteau vert pâle, elle quitta le-dit appartement et se mit en quête d'un nouveau terrain de chasse. Elle jeta son dévolu sur le club le plus utile de la ville. Une mine de potentiels alliés..Du moins d'éventuels pigeons. Ils seraient sûrement nombreux, mafieux et donc potentiellement utiles. Si Pamela était prudente, Ivy avait le goût du risque. Elle gratifia le videur d'un sourire mutin et entra d'un pas sur.


*Hmm, il y a moins de monde que je m'y attendais. Où sont ils passés, les mâles à cette heure. Enfin, il y en a bien assez pour une petite expérience grandeur nature.*


Consciente que quelques regards s'étaient tournés dans sa direction, la demoiselle prit soin de mesurer chacun de ses mouvements, et ce de l'entrée au sofa qu'elle choisit pour point d'appui. Elle ôta son manteau et le déposa sur la droite. Une fois assise confortablement, elle croisa les jambes et laissa ses bras serpenter de chaque côté du rebords du canapé. Elle se savait petite et ne devait pas sembler bien impressionnante dans ce grand canapé bourgogne, mais peu importe, elle était là. Et le serveur ne saurait tarder. Il ne pouvait pas ne pas l'avoir remarquée.

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MessageSujet: Re: Sentez vous cette vague odeur de..Promesses ?   Mar 3 Juil - 7:42

Le Club 539. Un endroit chic, surtout pour les patrons du crime comme Louis Ferryman. Bien entendu, il avait mon propre club, dans l'East Side. Il était tout aussi chic, bien que plus moderne et sans doute dans un esprit nightclub plus prononcé, mais on a moins de chance de faire des affaires. Pour les affaires, il y avait aussi l'Iceberg Casino, dans lequel Oswald Cobblepot contrôle son monde et fait des affaires. Mais l'Os refusait se mettre sous la tutelle de ce gros Pingouin. Certes, avec l'absence de Double-Face et de Black Mask, la chute des Falcone et Maroni ou encore la disparition du Joker, le Pingouin était devenu un peu le roi du crime de Gotham City. Mais quand on est roi, on rencontre souvent un os. Et l'Os allait bientôt s'appeler Louis Ferryman. Il comptait bien prendre un peu de place au Pingouin. Mais pour ça, il fallait des hommes, des armes, des alliés, et faire des affaires. Ce qui n'était possible que dans le club 539.

L'Os était en train de parler à un certain Ivan Ivgene, du clan Ivgene, un clan de la mafia russe de Gotham City. Les russes, bien avant les italiens ou les chinois, avaient perdu pied dans la bataille pour Gotham et cherchait désespérément à se refaire. L'Os, en bon businessman, rongeait donc les os de cette mafia, et en récupérait les hommes, les armes et les trafics. En échange, il les protégeait de leurs rivaux, les ritals. C'était comme ça que l'Os grandissait. Il absorbait les gangs et mafia sur le bord de l'extinction et les réunissait sous son égide. Bientôt, il aura lui-même un gang assez puissant pour rivalisé avec le Pingouin. Enfin, peut-être pas jusqu'à le rivaliser, mais au moins jusqu'à le rendre gênant pour Oswlad. Jusqu'à présent, il ne s'occupait pas de ses affaires. Il était trop insignifiant. Et Ferryman comptait bien là-dessus. Tant qu'il se faisait oublier, il ne se faisait pas canarder.

« Alors Ferryman, dit Ivgene avec son horrible accent russe. Vous acceptez proposition ? Je offre mes hommes et vous aider à éliminer Falcone. Je offre arme aussi. Kalashnikov, Glock, VSK... j'ai tout ce qu'il faut.

Louis Ferryman sortit un cigare, le mit à la bouche et l'alluma. Il respira une bouffé vers son vis à vis. Cela faisait maintenant plusieurs jours qu'ils se retrouvaient tout les deux ici pour négocier les termes du contrat. Ivgene avait une dent contre Falcone, mais l'Os n'était pas certain de vouloir les combattre. Cependant, si Ivgene n'avait plus d'argent en caisse, il avait les hommes et les armes. Ce que l'Os avait besoin. L'idée était donc de prendre possession des hommes de mains et des armes et de les faire rangé à sa cause, sans pour autant respecter les termes du contrat à court terme. Comme il l'avait fait avec quelques clans russes déjà.

« C'est entendu. Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine ici même, aux horaires habituels, pour finaliser tout ça. Heureux de vous avoir comme associé Ivan.

L'Os serra la main de Ivgene, qui finit par s'en aller avec son garde du corps. Au moment de la sortit d'Ivan, une belle créature fit son apparition dans la salle. Les femmes n'étaient pas très commune dans ce club, et surtout une si jolie femme à la silhouette envoûtante. Elle prit place sur un des sofa du club, attendant qu'un serveur ne l'aborde. L'Os était déjà sous le charme de cette belle rousse, vêtu d'une belle robe noire et de nombreux bijoux luxueux. Évidemment, Louis Ferryman n'était pas le plus bel homme de l'assemblé, notamment à cause de sa maladie de peau. Mais il n'était pas du genre à laisser passer une telle chance. Il se leva et prit la direction de cette femme qu'il n'avait jamais vu dans le coin auparavant. Enfin pas de mémoire, mais il n'oubliait pas ce genre de silhouette. Il s'abaissa légèrement vers elle.

« Je suis très honoré de faire votre connaissance. Je suis Louis Ferryman, aussi appelé l'Os. Je peux vous offrir un verre ?
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Humphrey Dumpler

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MessageSujet: Re: Sentez vous cette vague odeur de..Promesses ?   Mar 3 Juil - 11:01

Il n'est personne de plus sûr de lui que quelqu'un qui cherche à se prouver quelque chose de vital. Les expériences scientifiques rendent les gens extraordinaires mais en aucun cas inhumains-cas excepté pour les psychotropes et autres joyeusetés. Elle avait gagné en pouvoirs mais n'avait pas perdu sa force de caractère. Jason ne l'avait pas seulement changée. Il l'avait révélée. Cette expérience avait changé la chrysalide en beau papillon. Un papillon terriblement dangereux qui exhalait une délicieuse fragrance sucrée. Un papillon aux ailes de feu et à la robe noire qui posé avec nonchalance sur un canapé observait avec une curiosité qui n'avait -cette fois çi- absolument rien de scientifique sur les hommes aux alentours. Vous me direz certainement qu'il n'y a aucun mérite à attirer le sexe opposé à grands renforts d'artifices, mais les mots ne sont pas tout autant des armes de séduction que les bijoux ? Un beau parleur n'est il pas aussi maquillé qu'une prostituée ? Un homme bien habillé n'est il pas aussi endimanché qu'une vendeuse de grand magasin ? L'hypocrisie ne trompe personne à Gotham, la violence à fait sortir certains traits de caractère dont l'humanité se passerait bien. Personne n'était en sécurité. Si elle avait été sincère et nature, elle serait désormais Nature et impitoyable.

Elle avait été tenue éloignée de la vie mondaine par ses études pendant trop d'années. Elle en avait gagné en maturité et gardait la tête sur les épaules. Cependant, ces caractéristiques, acquéries par le sacrifice de toute vie sociale et sentimentale à la période désignée pour ça, étaient mortes noyées dans cette espèce de venin verdâtre. Elle devrait se rattraper. Si elle voulait arriver à créer cet Eden fleuri, elle aurait besoin d'alliés. On en a jamais trop. Et quoi de plus délicieux pour l'orgueil que de se savoir objet de convoitise multiple et permanent ? Rien, si ce n'est la situation en elle même qui prend corps. Peu importent les moyens tant qu'on a l'ivresse disent ils. Et l'ivresse se mesure au nombre de parures et de verres qu'une femme peut se faire offrir d'un battement de cils calculé avec minutie. Un nouveau regard à gauche. Le barman l'observait parfois d'un air distrait. Elle savait que la convoitise pouvait être dangereuse. Mais si d'aventure l'agresseur lui volait un baiser, il en serait fait de sa misérable carcasse. Que leurs peaux respectives soient en contact trop longtemps et il en serait également fini de lui. Elle ne contrôlait pas encore la toxicité de sa peau et la savait létale à un certain degré d'exposition. Elle espérait qu'avec l'expérience ce léger problème se réglerait de lui même. Tout ce qui n'était pas maîtrisé était pour le moment un handicap non négligeable. Un imprévu indésirable.

Loin des mondanités, elle manquait surement d'informations concernant les réelles fréquentations de cet établissement. Mais les rumeurs circulent dans les bas fonds et étaient souvent le sujet de discussion favori des jeunes étudiants en mal de sensations fortes. Certains venaient s'y perdre parfois en espérant croiser l'un de ces malfrats. Peut être un qui serait déguisé d'ailleurs. Mais ils étaient occupés ailleurs, ou habillés en civils. Qui sait, peut être que dans quelques semaines, ce serait elle dont on viendrait chercher la compagnie pour se faire une frayeur.

*En combien de temps donc peut on se forger une solide réputation dans Gotham..*

Question importante qui nécessiterait une réponse bientôt. Mais toute prise de pouvoir bien ordonnée commence par les niveaux moindres. Comme l'eau qui s'infiltre vicieusement dans les plus petits interstices pour remplir lentement les maisons dont on se retrouve prisonnier. Le poison que Gotham avait inoculé dans ses veines retournerait à Gotham d'une manière ou d'une autre. La fureur faisait bouillir la chlorophylle dans ses veines dangereusement. Elle n'était encore qu'une femme blessée dans son orgueil que la douleur rendait folle. Elle ne savait pas encore exactement comment mais elle leur ferait tous payer. Une nouvelle flamme s'alluma un instant dans son regard, celle de la fureur contenue. Ses yeux durent sembler alors bien plus carnassiers. Mais qui regardait véritablement ses yeux en ce moment même alors qu'elle avait les bras ouverts à toute opportunité. Peu lui importait de sembler facile. Les filles faciles avec de l'assurance, ça change de matricule. Ca passe direct au rang de femme fatale. Et fatale, le mot était faible.

Le business fourmillait tout autour d'elle et le désir fourmillait chez certains des membres de l'assemblée. Rayonnante puisque seule dans cette grande pièce emplie en grande majorité d'hommes plus ou moins virils, elle ne goûtait pas son plaisir. Une légère humidification des lèvres et un grand blond à droite était prêt à se lever. Cependant, il sembla fauché dans son élan par une force invisible. Elle haussa légèrement un sourcil mais fut amenée à comprendre très vite ce qui se passait. A peine se fut il rassit qu'elle sentit une présence de l'autre côté. Elle en fut surprise mais parvint sans peine à rendre ce tressautement de poitrine divin et tourner lentement la tête vers son interlocuteur. Le besoin de plaire retint avec force l'éventuelle moue de dégoût qui aurait pu naître devant ce physique on ne peut plus étrange.

*Le pauvre homme !*

Oui, pauvre homme. S'il ne compensait pas l'inesthétisme par la force ou la ruse, sa vie devait être désagréable au possible. Il n'était pas déplaisant-si l'on s'en réfère uniquement à la partie dite « inférieure ». Il était habillé avec goût et semblait posséder une musculature tout à fait respectable. Sa voix même était agréable et ses manières semblaient délicieuses. Mais il y avait pour ainsi dire-un os-. Et il se situait à partir du col du délicieux costume. Le cœur de Pamela battit un instant sous celui d'Ivy. Elle se prit d'affection environ 3 secondes pour cet homme maltraité par la Nature et cette même Nature lui fit prendre conscience que maltraité ou non il n'en restait pas moins un homme. Et finalement, cette peau étrange et grisâtre n'était elle pas tout simplement un masque. Ce masque intérieur qui aurait pris sa place à l'extérieur.

*Méfie toi, un homme qui ne peut plus cacher ses déviances sous l'artifice est moins dangereux puisque plus prévisible mais certainement affreusement vicié *

Et elle lui offrit son sourire le plus délicieux, sans marquer un seul instant la profondeur-négative- de ses pensées. Elle lui tendit même sa main à baiser, le petit doigt très légèrement relevé. L'os ? Voila qui pouvait expliquer certaines petites choses. Plus tard. Voix langoureuse. Le parfum devait remplir parfaitement son office.

«  Voila un prénom délicieux pour un homme charmant. Je m'en voudrais de causer du déplaisir à si galant homme. Surprenez moi, je suis toute à vous. »

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MessageSujet: Re: Sentez vous cette vague odeur de..Promesses ?   Jeu 5 Juil - 6:15

Tout ceci était une comédie. La société entière était une grande pièce de théâtre et chacun de ces citoyens étaient des comédiens plus ou moins talentueux. Chacun jouait un rôle selon ses intérêts, et c'était encore plus vrai ce soir au Club 539. L'Os jouait les hommes polis et courtois pour courtisé une jeune femme, et cette même jeune femme le complimentait sans doute parce que c'était un homme de pouvoir, ou un homme fortuné, ou un homme célèbre. Ou peut-être les trois. Mais Ferryman n'en avait que faire de ses motivations. Après tout, sans celles-ci, elle ne s’intéresserait sans doute jamais à un homme comme lui, qui a été rejeté par tout le monde jusqu'à ses parents, ses horribles parents. C'était grâce à son pouvoir et son argent que l'Os réussissait malgré ses problèmes d'ordre physique à conquérir quelques femmes. Mais celle-ci était spéciale, il le sentait, et cela demanderait sans doute un peu plus d'effort de sa part. Les proie du sexe opposés n'étaient pas toujours facile à prendre en chasse.

Louis embrassa de manière très courtoise la main tendu de la demoiselle à la crinière rousse, et appela un des serveurs du club 539. Le service était à la fois très correct et surtout très discret, c'était une des raisons pourquoi ce lieu était souvent fréquenté par les grands pontes de Gotham City. Le pire, c'est qu'il n'était pas situé très loin du quartier général du GCPD. L'ironie du sort peut-être. Cela rendait la chose sans doute plus jouissif encore, et c'est ce qui faisait l'attrait particulier du lieu. Burnley était en général un quartier plutôt relativement calme de la ville, même si à Gotham City il n'y avait aucun lieu véritablement calme. Malgré tout, les gens qui y possédait des appartements, excessivement chers, pouvait dormir en paix. La plupart du temps. D'ailleurs, l'Os habitait dans ce quartier, loin des appartements miteux et pas rassurant de l'East Side ou de l'Otisburg.

L'Os prit alors place aux côtés de la jeune femme et commanda deux cocktails maisons, pour commencer, au serveur qui était finalement venu jusqu'à eux. Le serveur repartit donc, et le criminel se retourna de nouveau vers la charmante rousse pour continuer la conversation.

« Tout à moi ? Et bien, c'est presque trop pour un seul homme. Quel est votre nom, mademoiselle ? Il ne me semble pas vous connaître. Vous êtes déjà venu ici ?

C'était même certain. L'Os avait plutôt une bonne mémoire des visages, surtout un visage comme celui-ci. Elle devait soit être nouvelle en ville, soit sa curiosité l'a enfin amené jusqu'au club Burnley. Quoi qu'il en soit, Louis Ferryman se demandait ce qu'elle recherchait dans la compagnie d'un homme comme lui. Peu lui importait, au final, mais il était d'un naturel curieux. Et surtout méfiant, les femmes fatales étaient tout aussi dangereuses que les parrains du crime rivaux. Il ne fallait pas baisser sa garde pour les beaux yeux émeraudes de la charmante dame. Peut-être était-elle envoyée par Falcone ou le Pingouin pour l'éliminer, après tout. Même si la théorie était sans doute fausse, pour la simple et bonne raison que c'était lui qui l'avait abordé, et pas l'inverse. Lorsqu'une femme venait jusqu'à lui, cela lui paraissait suspect, mais celle-ci c'était placé dans son coin seule. N'était-elle venue sans cible particulière ?

« J'espère que mon apparence peu commune ne vous effraie pas trop. C'est une maladie de la peau unique, la cutis os morbo. Elle transforme la peau en cette matière osseuse. Mais je n'en reste pas moins un homme tout a fait normal.

Et son goût raffiné pour les choses le prouvait. Il en faisait une sorte d'obsession, la possession d'objet. Que ce soit des bijoux, des œuvres d'arts ou des reliques, il adorait posséder des objets. Dans son enfance, au foyer, on lui volait toujours ses affaires. Maintenant qu'il avait grimper les échelons de la criminalité, il était en droit de posséder ses propres affaires sans qu'on lui vole. Et peut-être que cette charmante plante serait bientôt à lui ?
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Humphrey Dumpler

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MessageSujet: Re: Sentez vous cette vague odeur de..Promesses ?   Lun 9 Juil - 10:34



Ivy ne mentait pas. Elle enjolivait, tout au plus. La nature masque le venin sous les couleurs les plus éclatantes. Elle prévient tout en ravissant les yeux qu'elle est mortelle et impitoyable. Ce n'était pas mentir, ce n'était pas même enjoliver la réalité à y bien regarder. C'était exposer d'une manière plaisante ses travers les plus noirs. Elle ne pouvait de toute façon pas se permettre de mentir, les plantes sont sincères. Il ne leur manque que la parole. Pamela aimait bien le théâtre, mais elle n'était pas assez sensible ni intéressée pour se permettre de voir comme Shakespeare la vie en grand théâtre humain. Et de toute façon, Pam n'était qu'un doux souvenirs aux cheveux de feu. Seule la belle Ivy restait en course dans cette histoire, et elle avait des choses à faire. Beaucoup de choses à faire. Et si peu de temps. La demoiselle lui jetait parfois quelques regards furtifs et curieux. Comment donc pouvait il avoir une peau de la sorte ? Peut être avait il fait quelques expériences dont il avait naturellement à faire les frais. Ce n'était pas possible autrement. Il y avait certes une sélection naturelle, mais de là à..Ca...Enfin, elle s'était tournée vers la botanique et non la biologie. Et sa bonne éducation lui intimait de rester toujours plaisante et courtoise. Elle ne le regarda bientôt plus à la dérobée.

Une fois la première surprise passée, l'oeil s'habitue aisément et on finit même par y trouver du charme. Elle n'en était pas encore là mais y travaillait avec application. Ce n'en serait que plus plaisant pour tous les deux. Et puis après tout, il était habillé avec goût. Si en plus il était cultivé, il pourrait en devenir un bon parti. Un homme qui a les moyens de s'habiller et assez d'intelligence ne saurait rester sans pouvoir trop longtemps. A moins de n'avoir aucune ambition. Mais cela serait très facile à vérifier avec deux ou trois questions habilement choisies. Mais pour le moment, ils en étaient encore aux échanges de courtoisie. Rien n'était joué, rien même n'avait commencé. Elle était encore inconnue au bataillon et n'avait aucun acte illégal à son actif. La police ne lui chercherait pas encore des problèmes pour le moment. Elle jouissait du privilège de la blancheur judiciaire et de l'exotisme humain. Une plante rare dans un univers vicié. La seule bouffée d'oxygène disponible dans cette ville qui étouffe. Elle devrait savoir s'en jouer. Elle le ferait avec brio et maestria. Elle n'était plus la frêle demoiselle capable de se faire manipuler par amour. Elle était une lionne végétale dans cette jungle froide répondant au doux nom de Gotham.

Son manteau ne semblait pas déranger son nouveau compagnon. Il prit place à ses côtés après l'avoir gratifiée d'un baise main auquel elle répondit en inclinant légèrement la tête. Elle n'eût pas à bouger, le canapé était bien assez grand et un de ses bras était de ce fait assez proche de l'épaule de l'homme en question. On était pas encore venu lui proposer de choisir quelque chose à boire, et elle put entendre quelques soupirs de déception devant la vitesse de l'approche de l'Os. Et voilà qu'elle n'était plus libre pour le moment. Et peut être n'avait elle pas envie de l'être de si tôt. Leurs échanges qui suivraient détermineraient l'intérêt que Ivy pourrait prendre à l'entretien d'un éventuel lien. Elle ne ferait plus rien gratuitement. Tout serait pensé, assimilé, retravaillé et finalement utilisé. Après tout, ne s'était-on pas servi de son amour en toute impunité ?

Il avait commandé les cocktails. Elle avait fait attention à ce qu'il ne se décide pas à parler au serveur discrètement. On est jamais à l'abri d'une drogue glissée dans un verre qu'on a pas porté soi même. Mais il se retourna assez vite vers elle pour qu'elle ne puisse prendre ombrage de rien. Légèrement sur la défensive-préférant prévenir que guérir- elle ne se départait cependant pas de son sourire. Sa répartie était aussi classieuse que son costume. Elle lui sourit plus encore.

« Ne soyez donc pas si modeste ! »

Courte pause. Donnerait-elle son véritable nom ? Un Nom d'emprunt ? Son second prénom peut être. Non. Il avait été direct et franc, elle le serait également.

« Docteur Isley -mais vous pouvez m'appeler Pam'  J'ai emménagé à Gotham il y a quelques mois de cela, mais je ne m'ouvre à la vie que depuis une semaine, tout au plus. J'espère ne pas tomber entre de mauvaises mains.»

Elle le gratifia d'un clin d'oeil.

« Mais, ne pas se connaître, n'est ce pas là un merveilleux prétexte à faire connaîssance ? »

Et voilà que le sujet de la peau fut abordé. La demoiselle le regarda, visant les yeux, lors de son explication. Ainsi donc elle connaissait le pourquoi du comment ! Intéressant ! Une peau tout à fait extraordinaire. Qui ouvrait de toutes nouvelles possibilités.

« Je ne nourrissais aucun doute quant à cette idée. Et je suis même persuadée que vous savez utiliser cette différence assez habilement pour en faire une force. Me trompe-je ? »

Et voilà que le serveur revenait avec les boissons. Elle lui adressa un sourire agrémenté d'un vague clin d'oeil et se tourna de nouveau vers l'Os.

« Que nous avez vous commandé de bon, mon ami ? La couleur est exquise ! »

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